GenMag n°308 décembre 2019
GenMag n°308 décembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°308 de décembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Ville de Gennevilliers

  • Format : (188 x 265) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : deux centres culturels et sociaux accueillent les familles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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42 k DÉCEMBRE 2019 Jacques Chauvet a réalisé pour la Ville, en 1969, un recueil de photos de lieux emblématiques.
Dans son objectif Près de trente ans à photographier Gennevilliers et ses habitants ! Jacques Chauvet, dont le studio photo a longtemps fait partie de notre décor urbain, nous a quittés récemment. Hommage. une époque où le téléphone portable n’était qu’une vision À futuriste et le selfie un rêve de narcissique, de nombreux Gennevillois sont passés devant l’objectif de Jacques Chauvet pour leurs photos d’identité, indispensables aux documents civils et scolaires. Le photographe, qui avait installé son studio photo à l’angle de la rue Georges- Thoretton et de l’avenue Gabriel-Péri entre 1967 et 1989 (*), est décédé le 28 septembre dernier, le jour de son quatre-vingtdixième anniversaire. En 1960, Jacques Chauvet (né en 1929 à Paris) succède à son père Édouard dans son studio de la rue Richelieu. Ce dernier avait démarré comme photographe rue des Chevrins après la Libération. Les archives municipales conservent de lui des photos des inondations de 1955. En 1967, Jacques déménage son magasin au 160 avenue Gabriel-Péri qui comprend, comme beaucoup de magasins à l’époque, un logement à l’étage où Jacques et sa famille s’installent. Son épouse Rita l’assiste d’ailleurs pour la vente, la comptabilité et les tâches administratives. D’origine polonaise, Rita fait par ailleurs la traductrice lorsqu’une délégation polonaise vient visiter la ville, Ostrowiec étant jumelé avec Gennevilliers depuis 1959. LA VILLE EN CLICHÉS « Jacques avait un côté artistique que son père n’avait pas, se souvient-elle. Il était plutôt portraitiste », selon sa fille Maud Boucher. Cela n’empêche pas Jacques, comme son père, de réaliser principalement des photos d’identité et de cérémonies familiales, communions et mariages en premier lieu, pour « faire tourner la boutique ». Il est également sollicité par les principales entreprises gennevilloises, dont General Motors ou Chausson, Le studio Chauvet a travaillé pour la Ville, les entreprises et sans doute pour le petit-fils d’Émile Zola. pour réaliser des photos « industrielles », machines et véhicules. Une anecdote, qu’il ne nous a pas été possible de vérifier, indique que François Jacques Émile-Zola (1917-1989), médecin chez Général Motors et petit-fils du célèbre écrivain, aurait confié à Jacques Chauvet des épreuves réalisées par son illustre aïeul pour que le photographe gennevillois en réalise des tirages… Jacques Chauvet diversifie aussi son activité avec des photos de constats à la demande de l’OPH de Gennevilliers. Il travaille sur des événements municipaux ou à la demande des services de la ville. On peut le voir avec la pochette-cadeau « Visages de Gennevilliers », commandée par le cabinet du maire Waldeck L’Huillier en 1969, qui reprend six clichés du studio Chauvet représentant des lieux emblématiques de la ville. Il fournit aussi à la ville du matériel photographique. En 1989, Jacques Chauvet prend sa retraite et s’installe avec son épouse à Gujan-Mestras (Gironde) où les accompagnent leur fille Maud, leur gendre Willy et leur petite-fille pour y vivre et travailler. En effet, la famille Chauvet appréciait particulièrement cette région du bassin d’Arcachon, dont Gujan-Mestras est une des communes riveraines, pour y passer régulièrement ses vacances. Willy Boucher avait servi d’assistant à son beau-père entre 1983 et 1989 et devait se reconvertir dans l’informatique une fois en Gironde. Jean-Marie Quintard, photographe de La Voix populaire et du magazine municipal (voir GenMag, n°254, janvier 2015, p.42-43) entre 1967 et 1981, a également travaillé au côté de Jacques Chauvet de 1973 à 1984, « pour me former au portrait », précise-t-il aujourd’hui. Gageons qu’après la sortie de cet article, nombre de Gennevillois se souviendront du photographe Jacques Chauvet, figure éminente de la vie locale il y a plus de trente ans ! JEAN-MICHEL MASQUÉ (*) Ce studio a aujourd’hui disparu car il occupait une parcelle de la ZAC du futur centre-ville, face à l’Hôtel de Ville. Tous nos remerciements pour leur témoignage à Rita Chauvet, Maud Boucher et Jean-Marie Quintard. 1967 Jacques Chauvet installe son studio photo avenue Gabriel-Péri. DÉCEMBRE 2019 k 43



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