GenMag n°298 janvier 2019
GenMag n°298 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°298 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Ville de Gennevilliers

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : que du bonheur...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ART DE VIVRE Et si on se portait bonheur « Le bonheur dans une ville populaire »  : tel est le vœu auquel on peut aspirer en ce début d’année. Le maire, le président de l’Université populaire et les habitants alimentent la réflexion autour de cette question  : comment le construire ensemble ? Gennevilliers MAGAZINE  : Comment envisagez-vous le bonheur dans une ville populaire comme la nôtre ? Patrice Leclerc  : Cela repose d’abord sur le fait que les gens se sentent respectés et se respectent les uns les autres. Et aussi qu’ils unissent leurs forces pour permettre à tous de vivre la vie qu’ils souhaitent. Face aux difficultés, il est toujours préférable de ne pas se sentir seul. Le bonheur fait partie des responsabilités d’une Municipalité qui doit s’efforcer d’agréger toutes les énergies pour travailler à l’épanouissement de tous. 18 k JANVIER 2019 Qu’entendez-vous par nouvel art de vivre populaire ? P.L.  : Un nouvel art de vivre populaire explore les voies d’amélioration de la qualité de la vie et se pose la question du vivre en société  : se replier sur soi ou développer une société en commun ? Il s’agit de trouver des objectifs communs en tenant compte des diversités de chacun. On ne peut pas simplement partir du constat que tout va mal. Il faut répondre de manière positive à une grande crise de civilisation. Modestement, à l’échelle locale, un nouvel art de vivre doit être plus solidaire, moins stressant, plus respectueux. Les élus créent les conditions pour tendre vers cet idéal par le débat et les actions de proximité, la démocratie participative afin que les habitants se sentent écoutés et le soient réellement. Pourtant les élus locaux, à commencer par les maires, semblent impuissants, voire démissionnaires, pour changer les choses aujourd’hui ? P.L.  : C’est vrai qu’il est de plus en plus dur d’être maire. La baisse des moyens, les transferts de compétences, une technocratie imposée par l’Etat, le trouble politique, l’individualisme dans la société qui rend difficile les actions collectives, l’affaiblissement du monde associatif et syndical… Beaucoup de choses contribuent à cette lassitude. Mais je ne fais pas partie des gens qui abandonnent. Je ne démissionnerai pas, je n’arrêterai pas. J’ai un projet pour la ville et pour améliorer la vie de ses habitants. Et j’aimerais poursuivre ce projet
dans le prochain mandat, si les habitants le souhaitent bien sûr ! Sur quels principes continuer à développer ce projet ? P.L.  : Bien gérer la ville et lutter contre les mauvais coups ! C’est une alliance essentielle ici. Il faut continuer à être proche du terrain pour continuer à défendre les Gennevillois. Cela passe aussi par la capacité d’agir ensemble, élus et habitants unis. Nous sommes dans une ville où les gens méritent qu’on se batte pour eux et avec eux ! Quels sont les enjeux de l’année qui commence ? P.L.  : Nous continuerons à travailler sur nos points faibles comme la propreté et les incivilités. Nous mettrons tout en œuvre pour faire signer enfin, par l’ANRU, la convention concernant les Agnettes. Pour sauver la maîtrise de notre patrimoine social et éviter que l’OPH ne soit absorbé par un plus gros bailleur, nous aiderons à sa transformation en coopérative. Si le logement social est un des deux combats prioritaires à mener avec les habitants, cette année, l’amélioration de la qualité des transports est le second. Reste que la diminution des ressources transférées nous oblige à étaler dans le temps les réalisations et à choisir des priorités. Par exemple, pour réaliser les travaux de requalification ou d’extension des écoles Joliot-Curie, Henri-Wallon, Aguado ou Caillebotte, il nous faut repousser les projets de Maison des citoyens, au pied de la mairie, et de Maison de l’artisanat, rue Jean-Jaurès. Malgré tout, la ville conserve-t-elle des atouts ? P.L.  : Bien sûr, il y a des points forts qui montrent que la ville se développe, qu’elle est un territoire d’avenir. Aucune ville de Dossier ce type ne cumule autant d’atouts. Cinq faits majeurs le prouvent. La ville appartient à un des 124 « territoires d’industrie » français, la transformation de la halle des Grésillons est un des sept projets nationaux « Permis de faire », le Luth verra s’ériger un des projets d’aménagement issus du concours « Inventons la Métropole », deux gares du Grand Paris Express y seront construites et une convention d’affiliation vient d’être signée entre les hôpitaux universitaires de l’AP- HP et le CMS Gatineau-Sailliant. Entre son attractivité économique, la richesse et le courage de sa population, on voit que notre ville dispose de beaucoup d’atouts. Nous nous en servirons pour lutter contre l’exclusion des couches populaires et moyennes de la métropole tout en continuant à accueillir les nouveaux habitants qui veulent construire avec nous un nouvel art de vivre populaire en ville. Propos recueillis par Jean-Michel Masqué et Valérie Mauger JANVIER 2019 k 19



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