Gend'info n°381 novembre 2015
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42 HISTOIRE SHDGN La gendarmerie en Guyane jusqu’en 1950 par l’aspirant Salomé Krakowski, Service historique de la Défense La gendarmerie est présente depuis plusieurs siècles en Guyane. Elle a assuré des missions très variées sur ce territoire équatorial de plus de 80 000 km². Dès le XVIII e siècle, une maréchaussée locale composée d’indigènes assure la police de la colonie aux côtés de milices. La Guyane étant devenue définitivement française en 1817, le ministre de la Marine et des Colonies décide la mise en place d’une compagnie de gendarmerie royale rassemblant quarante-huit métropolitains sous les ordres d’un capitaine. Partie de Brest en janvier 1823, elle débarque à Cayenne un mois plus tard, mais est licenciée dès 1826. Le 6 septembre 1840, le roi Louis-Philippe recrée une demi-compagnie montée en Guyane, complétée par quelques gendarmes à pied locaux après de nombreuses démissions. En 1852, alors que près de deux cent quarante opposants au coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte sont envoyés au bagne à Cayenne, cette demi-compagnie est transformée en une compagnie, qui compte jusqu’à cent soixanteseize gendarmes. En 1868, elle devient un simple détachement ne regroupant plus que soixanteneuf hommes assurant les patrouilles, les enquêtes judiciaires ou encore le transfèrement des prisonniers. Mais la fin du XIX e siècle est surtout marquée par le développement de l’industrie aurifère sur le territoire guyanais, entraînant un contrôle accru des « aventuriers » venus faire fortune. Alors que la plupart des unités de gendarmerie sont implantées en zone côtière, en 1906 des postes fixes proches des « placers » (gisements d’or) sont créés à l’intérieur des terres. Le service y est alors particulièrement difficile et le climat très éprouvant pour les gendarmes, souvent contraints d’être rapatriés en métropole. À partir de 1908, la surveillance de l’orpaillage dans ces régions reculées est donc assurée par des missions de quelques mois partant des principaux fleuves. Lors de la Première Guerre mondiale, le détachement pâtit de l’absence de dix-huit gendarmes mobilisés alors qu’ils se trouvaient en permission en France. À l’issue du conflit, le gouverneur de Guyane demande un accroissement de l’effectif de sa gendarmerie, considérant « la nature particulière de cette colonie ». Porté à cinquante personnels en 1921, des contraintes budgétaires le réduisent à vingt-cinq, quatre ans plus tard. L’année 1938 marque la fin de la déportation en Guyane pour les travaux forcés. La gendarmerie délaisse peu à peu la surveillance des pénitenciers. Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, les gendarmes en permission en métropole regagnent la colonie où stationnent une trentaine d’hommes. Alors que la Guyane reçoit le statut de département d’outre-mer en 1946, sa gendarmerie est rattachée au détachement des Antilles-Guyane créé le 17 juin 1950.
Ils nous ont quittés Christian Mustin, ADJ, du GGD du Val d'Oise (95), le 13 octobre. Arnold Chaix, CNE, de la CGD de Brest (29), le 21 octobre. Jean-Marie Daix, MAJ, adjoint de la BTA du Pontet (84), le 28 octobre. Pensons à Hervé Furic, GND, du PSS1 CGMAR de L'Île-Longue (29), percuté par un automobiliste le 1er octobre au matin, sur la commune de Châteaulin (29), alors qu'il participait à une mission d'escorte. Jérémy Évrard, GND, Zohir Meziane et Adrien Prod'homme, GAV, de la communauté de brigades de Pontvallain (72), blessés le 23 octobre alors qu'ils intervenaient sur une rixe sur la commune de Le Lude (72). Pierre Béjean et Jérôme Breuillet, GND, de l'EGM 23/6 de Grasse (06), blessés par des jets de projectiles, le 29 octobre à Téteghem (59), à l'occasion d’une mission d'appui au profit de la PAF dans un camp de migrants. lesescadrons déplacés OUTRE-MER Nouvelle-CalédoNie  : EGM 11/1 Satory (3 pelotons) EGM 24/2 Bayonne EGM 11/5 Sathonay-Camp EGM 22/6 Hyères GuyaNe  : EGM 24/5 Grenoble EGM 47/3 Châteauroux EGM 12/1 Satory EGM 16/6 Orange EGM 26/7 Sélestat (3 pelotons) EGM 21/1 Melun PolyNésie FraNçaise  : EGM 43/7 Decize EGM 14/9 Valenciennes GuadelouPe  : EGM 23/1 Aubervilliers EGM 45/3 Saint-Amand-Montrond PI/GR CSH 2/I saiNt-MartiN  : EGM 16/7 Baccarat MartiNique  : EGM 11/7 Verdun la réuNioN  : EGM 23/7 Sélestat (1 peloton) EGM 42/2 Guéret Mayotte  : EGM 11/1 Satory (1 peloton) EGM 17/9 Hirson ÎLE-DE-FRANCE séCurité GéNérale  : Vigipirate EGM 13/7 Thionville Palais de justiCe  : EGM 12/5 Sathonay-Camp EGM 27/7 Lure EGM 35/3 Saint-Nazaire PoiNts seNsibles  : EGM 23/5 Pontcharra sdrPt75  : EGM 44/2 Bellac PROVINCE Corse  : Du 05/11 au 30/12 EGM 41/3 Orléans EGM 44/7 Beaune Gestiondesflux migratoiresàCalais  : EGM 44/2 Bellac EGM 11/9 Villeneuve-d'Ascq ÉTRANGER IRAK  : EGM 11/1 Satory (1 peloton)



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