Gazette des Armes n°67 janvier 1979
Gazette des Armes n°67 janvier 1979
  • Prix facial : 12 F

  • Parution : n°67 de janvier 1979

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (204 x 293) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 57 Mo

  • Dans ce numéro : banc d'essai du Smith et Wesson K 22, un modèle classique... mais un calibre de 22 Magnum moins courant !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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16 Dessins de la mitrailleuse portative Hotchkiss de 1907. Vue de côté, coupe longitudinale et vue du dessus. D'après les dessins originaux. Remar- Le fonctionnement par emprunt de gaz est très classique : sous la pression des gaz, un piston "K" repousse la culasse mobile en• même temps qu'il comprime le ressort récupérateur "M". Ce mouvement provoque l'extraction puis l'éjection de l'étui vide par une fenêtre d'éjection latérale située sur le côté gauche de l'arme. Le ressort, en se décomprimant, ramène la culasse mobile vers l'avant. ; cette dernière arrache la cartouche neuve des griffes de la lame-chargeur et l'introduit dans la chambre ; en fin de course, le percuteur frappe l'amorce de la cartouche et provoque la mise à feu. En raison de la puissance de la cartouche, la culasse mobile est verrouillée au canon par un système de vis et écrou à filets interrompus ; verrouillage et déverrouillage sont produits par la rotation d'un écrou de fermeture manoeuvré par une came activée par le mouvement de va-et-vient du piston. L'écrou "O" est solidaire de la carcasse ; la vis "P" est portée par la tête de la culasse mobile. Pour le départ du premier coup, l'armement, r41 [r-rt'imiod "1111 Mb4COMMiki wirėrisr„r„r, i -iliaPIN I111111111111111111, 4" 1-. 1111111111.WAr - "MI, ,. ! : 1'. 111. AMIN „„„ „ „, ,'van odriaimic-'A ; 11'.'quer la ligne de mire déportée très à gauche de l'axe de l'arme en. raison du système compliqué d'introduction des chargeurs rigides sur le côté droit. Ce fait, ajouté à l'éjec- „ „„• **** s'effectue au moyen d'un levier de manœuvre analogue à celui d'un fusil à verrou : tourner le levier vers la gauche et le ramener vers soi pour bander le ressort ; repousser ensuite le levier et le tourner vers la droite en face des lettres "R", "A" ou "S" gravées à l'arrière de la boite de culasse, suivant qu'on veut tirer à répétition (coup par coup), par rafales ou bien mettre l'arme à la sûreté. L'introduction de la bande-chargeur rigide se fait par la droite de l'arme, cartouches en dessous, après avoir soulevé l'entraîneur. Ce dernier est chargé de faire avancer après chaque coup la bande-chargeur d'un cran. On remarquera le canon exceptionnellement lourd : avec un diamètre extérieur constant de 30 mm pour un calibre foré à 8 mm. Le canon est solidaire d'ailettes de refroidissement chères aux armes Hotchkiss. Ceci permettait au petit F.M. de tirer un nombre important de coups sans échauffement excessif. Au début du siècle, l'échauffement trop rapide des tubes des mitrailleuses légères était le cauchemar des ingénieurs de l'armement. >„ Mswiein "V „'• lion des étuis sur le côté gauche, devait présenter quelques dangers pour le tireur qui se trouvait directement exposé à des éjections trop violentes d'étuis. F.M. Hotchkiss du 2e type : ce modèle était identique au F.M. classique d'infanterie aux seules exceptions ci-après : suppression de la crosse et remplacement par une poignée-pistolet complète ; suppression du bipied et montage de l'arme par deux tourillons sur un support spécial ; levier d'armement coudé pour accroître la rapidité de la manoeuvre ; possibilité d'alimenter l'arme au moyen de bandes articulées montées sur un tambour. Ces Hotchkiss étaient destinées au service bord des aéronefs, puis, à la fin de la guerre, au service à bord des chars britanniques. (Documents tirés de l'ouvrage de W.H.B. Smith : "Smallarms ol the world". Stackpole Books. U.S.A.) L'élément essentiel pour le bon fonctionnement est le régulateur : bouchon se vissant le long d'un repère gradué de 0 à 40 et réglant le volume de la chambre d'expansion des gaz. Le tireur devait veiller à conserver constamment une pression normale au fur et à mesure de l'encrassement du tir ; la plupart des incidents de tir provenant d'une pression trop faible ou trop forte. Théoriquement valable lors de tirs en'stands, cette sujétion devenait trop lourde dans l'action réelle, et les reproches d'enrayage faits au sujet de l'Hotchkiss provenaient en fait, dans la majorité des cas, d'une insuffisance de réglage du régulateur. On ne pourra qu'admirer la qualité et la précision de la fabrication de pièces délicates et soigneusement ajustées ; sans doute trop fragiles et trop délicates pour un service dans les tranchées : l'excès contraire de ce qui se fera 8 ans plus tard avec la fabrication du Chauchat qui péchait par des tolérances trop larges nécessitées par la fabrication décentralisée dans des usines non spécialisées.
Transport du fusil mitrailleur Hotchkiss par deux fantassins américains ; F.M. avec son couvre-culasse contenant la trousse de nettoyage réduite. Transport des munitions dans 3 coffres contenant chacun 300 cartouches américaines de "30-06". Ce document est intéressant car il permet de se rendre compte des possibilités de l'arme servie par deux hommes : tir de 900 cartouches, soit 2 minutes de feu continu. Le nombre de coups, inférieur à 1000, permet de ne pas emporter de canon de rechange. que le F.M.français chambré pour la cartouche anglaise de.303 avec la modification correspondante de graduation de hausse. Le n°2 Mk. I est une variante de cette arme pour son usage à bord des aéroplanes et des chars : la crosse a été supprimée et remplacée par une poignée-pistolet ; le reste de l'arme est sans changements. Ces armes utilisent des chargeurs courts en bandes rigides. Les types Mk. I (1 sont identiques, mais ils autorisent l'emploi de bandes composées de chargeurs rigides articulés les uns aux autres pour permettre un volume de feu plus important. UNE RECONNAISSANCE TARDIVE Mais, si l'Armée française n'utilisa que peu la "mitrailleuse portative", elle sut néanmoins reconna1 tre sa valeur, probablement trop tard, comme l'atteste la note officielle datée du 10 juillet 1922 dont nous reproduisons cet extrait : "Note au sujet de la mitrailleuse portative. Le fusil mitrailleurC.S.R.G. 1915, démodé et insuffisant, demande à être remplacé par une mitrailleuse portative donnant toute satisfaction, dans son emploi par le groupe de combat, base de la tactique actuelle de l'infanterie. A cet effet, il va être procédé dans la troupe au cours de l'hiver 1922- 1923 à un essai en grand des fusils-mitrailleurs les meilleurs existant actuellement ; ces armes le fusil mitrailleur Madsen, le fusil mitrailleur Browning, le fusil mitrailleur Hotchkiss, le fusil mitrailleur Berthier pacha, le fusil mitrailleur Saint-Etienne." Mais l'année 1922 devait être le chant du cygne du petit F.M. Hotchkiss : les Américains en avaient sans doute jaugé les faiblesses puisqu'ils adoptèrent en 1917 une arme très supérieure qui survivra jusqu'à la guerre de Corée et plus... ; les Anglais l'admirent à l'honorariat aussitôt après la Première Guerre mondiale et les français eurent la sagesse d'adopter en 1924 une arme plus moderne, même si des impératifs essentiellement économiques pesèrent pour une bonne part dans la décision prise. Une exception cependant : le F.M. Hotchkiss servit, cette même année 1922, de "produit de lancement" pour la toute nouvelle société tchèque "ZB" de Brno. Il devenait bientôt l'un des composants (avec le F.M. Browning et le F.M. Berthier pacha) du F.M. tchèque "ZB 24/26", père du très célébre et fameux fu- sil-mitrailleur "Bren" de la Seconde Guerre mondiale. HOTCHKISS CONTRE CHAUCHAT Le F.M. Hotchkiss possédait les défauts de ses qualités : très bien fabriqué, il était donc très dmteux ; ses pièces, bien que relativement peu nombreuses, nécessitaient un grand nombre de passages d'outils qui limitaient la cadence de fabrication. Enfin, son mécanisme était délicat et exigeait des ajustements méticuleux du régulateur au cours du tir ; l'encrassement du tube à gaz, générateur d'enrayages, était le constant souci du tireur. De plus, un vice de conception rhédibitoire entachait l'arme : le système des chargeurs rigides, trop fragiles, qu'il fallait recalibrer après usage, et le maintien parfois défectueux des cartouches dans les griffes des supports. On objectera que le Chauchat de 1915 était très inférieur à l'Hotchkiss, qu'il n'était pas au point, s'enrayait constamment et parfois refusait de fonctionner après un séjour de quelques heures dans les tranchées. Tout ceci est parfaitement exact, mais le Chauchat présentait cet énorme avantage en temps de crise : celui d'être mieux adapté à une économie de guerre où la production de masse Le F.M. Hotchkiss, arme réglementaire américaine : Le "Ca1.30 M 1909 Benet-Mercié-Machine- Rifle" à l'exercice vers 1910. Mulet équipé d'un bat de pièce à l'arrière-plan. Le tireur observe scrupuleusement les conseils donnés par la firme Hotchkiss dans sa notice d'emploi : avant-bras gauche replié contre la poitrine, la main serrant la béquille de crosse ; main droite appuyant la crosse contre l'épaule par l'intermédiaire de la crosse demi-pistolet. L'arme est ainsi maintenue d'une façon très stable par 5 points d'appuis. On aperçoit entre les mains du chargeur une bande pleine. 17



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