Gazette des Armes n°451 mars 2013
Gazette des Armes n°451 mars 2013
  • Prix facial : 6,50 €

  • Parution : n°451 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 43,8 Mo

  • Dans ce numéro : les revolvers de Marine 1858-1892.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Arme vue du côté gauche : on peut noter l’absence de contre-platine. Le minuscule guidon qui apparaît pour la première fois avec le modèle d’officier 1816, sur un pistolet réglementaire français. Quadrillage de la sous-garde et de la détente typique des pistolets d’officier des modèles 1816 et 1822. 40 Gazette des armes n°451 CARACTERISTIQUES TECHNIQUES Longueur totale 348 mm Longueur du canon 200 mm Calibre 17,1 mm Masse 990 g La calotte de crosse présente une forme ovale bombée, elle est dépourvue d’anneau. Tout comme l’embouchoir, elle est fixée à demeure à la monture par une broche de laiton qui le solidarise à demeure au fût. La baguette souple est constituée d’une tige en fanon de baleine terminée par une extrémité est en laiton. Bien qu’ils soient mécaniquement identiques aux armes de troupe, les pistolets d’officier modèles 1816 et 1822 sont des armes fines, d’une fabrication extrêmement soignée, auxquelles leur canon bronzé et leur monture de qualité rehaussée par les garnitures en laiton rosé donnent un aspect particulièrement flatteur Le pistolet de gendarmerie modèle 1816 La guerre civile débutée sous la Révolution avait engendré l’apparition de bandes rebelles, dont certaines, incapables de se réinsérer dans la société après le retour de la paix civile, s’étaient transformées en simples bandes de malfaiteurs, attaquant les habitations isolées et rançonnant les voyageurs dans les régions peu peuplées. Sous la Restauration, les routes et les campagnes n’étaient donc pas totalement sûres dans certaines régions et la gendarmerie eut fort à faire pour pourchasser et éliminer les malfaiteurs puissamment armés et connaissant bien leur territoire. Depuis l’adoption du pistolet de maréchaussée modèle 1770, l’habitude avait été prise de doter les gendarmes de pistolets dérivés de modèles de cavalerie, mais de dimensions et de calibre moindres. Ces armes peu encombrantes étaient portées dans les fontes de la selle, mais lorsqu’ils opéraient à pied, les gendarmes pouvaient également loger la paire de pistolets dont ils étaient pourvus dans des poches spécialement aménagées à l’intérieur des basques de leur veste d’uniforme. Les représentants de l’ordre, qui étaient par ailleurs armés d’un mousqueton et d’un sabre, ne se trouvaient ainsi jamais désarmés, ce qui constituait une précaution de bon sens pour que « force reste à la loi » en toutes circonstances.. Les pistolets modèles 1770, an IX ainsi que les diverses armes dites « de demi-arçon » (par comparaison avec les gros pistolets de cavalerie appelés « pistolets d’arçon ») fabriqués sous la Révolution et l’Empire pour les gendarmes, avaient également connu des services éprouvants au cours des guerres de l’Ouest et des opérations contre les bandes armées qui s’étaient constituées un peu partout sur le territoire. La diversité des modèles en service imposait leur remplacement par des armes neuves d’un modèle uniformisé, offrant plus de fiabilité dans la mise à feu. C’est ce qui motiva l’adoption du pistolet de gendarmerie modèle 1816, qui n’est qu’un pistolet de cavalerie réduit et d’un calibre 15,2 mm dont toutes les garnitures sont en fer. Platine. Les platines du pistolet de gendarmerie modèle 1816 est simplement une version réduite en dimensions de celle du pistolet de cavalerie du même modèle. Le canon. La date de fabrication de l’arme est frappée sur le pan oblique gauche du canon alors que les poinçons d’inspecteur figurent sur le pan oblique droit et les lettres
MR sur le pan vertical droit. La queue de culasse est gravée de la mention « modèle 1816 ». La monture. Sur ce modèle, elle se démarque de celle des modèles précédents (1770 et an IX) par la forme de sa crosse très pentée reprenant la silhouette de celle du pistolet de cavalerie. La monture des pistolets de gendarmerie ne comporte pas de bride de poignée. Du côté gauche, en arrière de la contreplatine est apposé un large poinçon circulaire indiquant le mois et l’année de sortie de manufacture de l’arme. Garnitures. Conformément à la tradition de la gendarmerie, les garnitures de ce pistolet sont en fer. La baguette est du type « à tête de clou ». Certains auteurs ont décrit une version de cette arme dotée d’une embouchoir en laiton et d’une crosse quadrillée, qu’ils identifient comme un modèle d’officier de gendarmerie. Les armes du système 1822 Un nouveau règlement des manufactures d’armes est publié en 1819. Les manufactures sont désormais confiées à des entrepreneurs, qui sont chargés d’exécuter les commandes que leur passe le ministre avec du personnel, du matériel des matière premières et dans des locaux mis à leur disposition par l’État. Les entrepreneurs ne peuvent utiliser pour les commandes d’État que les matière premières de qualité contrôlée, fournies par l’administration. Ils sont tenus de respecter scrupuleusement les prescriptions d’une liste des opérations à effectuer pour la fabrication de chaque pièce CARACTERISTIQUES TECHNIQUES Longueur totale 243 mm Longueur du canon 128 mm Calibre 15,2 mm Masse 373 g Pistolet de gendarmerie modèle 1822 fabriqué en 1824 par la manufacture royale de St-Etienne. précisément établie par le comité consultatif de l’artillerie. Des officiers inspecteurs dépendant d’un corps de contrôleurs des manufactures sont affectés à chaque manufacture sont les garants de la bonne exécution de ces prescriptions. Ils ont également pour mission surveiller l’entretien des machines de la manufacture et de contrôler la comptabilité de l’entrepreneur. Sur autorisation de l’inspecteur des manufactures, l’entrepreneur peut toutefois être autorisé à accepter des commandes civiles lorsque son établissement n’est pas occupé par les commandes de l’État.. En 1822, il fut décidé de fermer trois des six manufactures encore en service : Charleville, Maubeuge et Klingenthal. Ces dernières, Les armes des situées trop près de frontières, étaient à la systèmes 1816 et merci des invasions. Saint-Etienne, Tulle et 1822 seront utilisées par une armée Mutzig continuent à fonctionner alors qu’une de temps de paix. nouvelle manufacture est créée au centre de Elles participeront la France : Châtellerault.. Cette décision ne très probablement prit effet qu’après un sage délai puisque Charleville ferma en 1836 (décret du 15 décembre pagne de 1823 et à l’expédition d’Es- 1834), Maubeuge en 1837 (décret du 1er janvier 1836) et que Châtellerault ne monta que aux combats des sans aucun doute progressivement en puissance afin de remplacer les trois manufactures d’armes fermées. de 1830. Sur cette « Trois Glorieuses » C’est donc en 1822, soit seulement quatre toile de Jean Victor ans après l’adoption du système d’armes Schnetz représentant les combats de modèle 1816, que fut décidée l’adoption d’un 1830 devant l’hôtel nouveau système d’armes dotées d’une nouvelle platine, dont la sécurité de fonctionne- de Ville de Paris le 28 juillet 1830, ment était supposée être encore supérieure à le personnage celle de la platine modèle 1816. en position centrale qui soutient La platine modèle 1822, qui se caractérise par les éléments suivants : le porte-drapeau - la batterie comporte un léger retroussis, blessé porte à la - la fraisure du bassinet est plus profonde ceinture un pistolet que sur le modèle 1816, qui semble être un - la lumière du canon est percée 0,7 mm plus pistolet de garde bas que sur le modèle 1816 ce qui fait qu’elle du corps de cette arme ou plus probablement une ver- est plus basse que le plan supérieur du bassinet. Par ailleurs, l’ouverture extérieure de la sion civile de cette lumière est légèrement diminuée par rapport arme, qui était à celle du modèle 1816, souvent portée par - les arrêtes des têtes de vis et les bords de les officiers de la garnitures sont arrondis,. Enfin, les garnitures garde nationale. en laiton sont légèrement moins épaisses que (Collection du petit sur les armes du modèle 1816. Palais-D.R.) La Gazette des armes n°451 41



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