Gazette des Armes n°426 décembre 2010
Gazette des Armes n°426 décembre 2010
  • Prix facial : 6,50 €

  • Parution : n°426 de décembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 28,4 Mo

  • Dans ce numéro : collection autour des revolvers militaires U.S. 1850-1875.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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La mitrailleuse francaise Hotchkiss Modèle 1914 Première partie : la génèse : 1895-1900 Entre la guerre de Sécession et les dernières années du XIX e siècle (vers 1890), les inventeurs s’armes s’obstinèrent à créer des mécanismes de mitrailleuses mécaniques (Gatling, Gardner, Nordenfelt etc..), dont la fonctionnement faisait appel à la force motrice procurée par les muscles de l’utilisateur. Le logo de la firme Hotchkiss. Mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914 sur affût trépied modèle 1916 et équipée de la hausse modèle 1916. L’exemplaire montré ici date de 1918 32 Gazette des armes n°426 Hiram Maxim révolutionna le concept de mitrailleuse en concevant une « mitrailleuse automatique », dont le fonctionnement est intégralement assuré par le recul de la cartouche au départ du coup. Avec ce type d’arme, la seule intervention du tireur consistait à alimenter la mitrailleuse à l’aide d’une bande-cartouches, à charger la première cartouche puis à appuyer sur la détente. Peu après, un Américain installé en France Benjamin Hotchkiss mettra au point une mitrailleuse dont le mécanisme était actionné par les gaz de combustion de la poudre de la cartouche, prélevés en un point du canon. Par la suite, presque toutes les mitrailleuses automatiques du XX e siècle feront appel à l’un ou l’autre de ces deux Texte et photos : Luc Guillou Benjamin Hotchkiss (1826-1885). principes, ce n’est qu’à l’aube du XXI e siècle que réapparaîtront des mitrailleuses mécaniques, animées cette fois par un moteur et non plus par les muscles des utilisateurs. Benjamin Berkeley Hothchkiss Il naît le 1er octobre 1826 dans une modeste famille de tanneurs de Watertown du Connecticut. Il entre très jeune en apprentissage dans une entreprise de mécanique puis dans une manufacture d’armes où son inventivité se révèle rapidement. Il dépose dès 1869 plusieurs brevets couvrant le mécanisme d’un fusil de guerre (entre autres, le brevet US N°93332 du 1708/1869 couvrant le principe de chargement par la culasse de cette arme complété par le brevet N°98898 du 15 février 1870. Ces brevets seront acquis en 1875 par Winchester ainsi qu’un procédé pour la fabrication d’étuis en laiton pour les cartouches (brevet N°98278 du 16/12/1869).
Hotchkiss ne tarde pas à s’installer à son compte et reçoit du gouvernement nordiste, au cours de la guerre de Sécession, une première commande de pièces de fusils et de fusées pour obus d’artillerie. S’étant constitué un petit capital, il émigre en France peu après la fin de la guerre de Sécession et fait fabriquer à St Etienne des cartouches de fusil à étui métallique de son invention. Après la défaite de l’armée française face aux Prussiens en 1870, le gouvernement de la Défense Nationale organise la poursuite du combat contre l’envahisseur. A cette époque, la majorité des fusils Chassepot de l’armée, stockés dans le places fortes de l’est de la France, sont malheureusement tombés au mains des prussiens. Pour armer les volontaires des armées en cours de reconstitution, le gouvernement français achète aux Etats-Unis de grandes quantités de surplus de la guerre de Sécession, qui sont principalement des fusils à cartouches métalliques de calibres très variés, dont l’approvisionnement en munitions est souvent problématique. Cette situation dramatique constitue une opportunité inespérée pour Benjamin Hotchkiss qui a acquis la maîtrise, rare à l’époque de la fabrication des étuis de cartouches métalliques et qui pour fournir au gouvernement de la Défense Nationale les munitions dont ce dernier a impérativement besoin. A cet effet, il crée à Viviez, près de Rodez, une fabrique de cartouches métalliques pour arme portatives. Genèse d’un succès En 1871, après la fin de la guerre franco-prussienne et les derniers combats de la Commune, Benjamin Hotchkiss élit domicile à Paris, quai de Jemmapes, où il entreprend l’étude puis la fabrication de mitrailleuses et de canons-revolvers. Très rapidement, il rencontre un grand succès avec ses canons-revolvers de forteresse en calibres 37 mm et 40 mm, et par ses canons de bord de 47 et 57 mm, que toutes les marines modernes du monde acquièrent pour les monter en protection des torpilleurs sur leurs croiseurs et leurs cuirassés. En 1872, il entreprend de transférer son usine de munitions à St Denis dans la banlieue nord de Paris et dépose cette même année aux USA un premier brevet pour une mitrailleuse (brevet US N°103501). En 1875 l’état se rend acquéreur des établissements Hotchkiss et l’entreprise adopte comme emblème les deux canons surmontés d’une grenade, croisés sur un ceinturon disposé en cercle et marqué « Hotchkiss Paris » , qui n’est pas sans rappeler l’insigne du service du matériel de l’armée américaine. Au cours des années suivantes, il dépose de nouveaux brevets américains pour protéger des mécanismes de mitrailleuse de son invention (brevets US N°211737 et N°211849 déposés en 1879 complétés en 1882 par un brevet Mitrailleuse Hotchkiss 1900 démontée : 25 pièces seulement ! Coupe de la mitrailleuse Hotchkiss : une arme actionnée par l’emprunt des gaz en un point du canon (en bleu), agissant sur un piston (en rouge) solidaire de la culasse, dont le mouvement d’avant en arrière assure la plupart des opérations nécessaires au tir automatique. Canon Hotchkiss à tir rapide : proposés dans de calibre de 30 à 47 mm, cette arme susceptible d’être installée sur de nombreux types de navire rencontra un grand succès commercial. (D.R.) La Gazette des armes n°426 33



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