Gazette des Armes n°366 juin 2005
Gazette des Armes n°366 juin 2005
  • Prix facial : 5,80 €

  • Parution : n°366 de juin 2005

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 52,9 Mo

  • Dans ce numéro : le dernier fusil An IX de l'Empire.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 52 - 53  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
52 53
Vue en coupe du mécanisme du MauserC.88, qui sera retenu à l’issue des essais belges. La version définitive qui fut adoptée en 1889 et entra en service dans l’armée belge diffère par de nombreux points du prototype présenté sur ce dessin. Le modèle 1889 sera doté d’un magasin de cinq cartouches, alimenté par lameschargeurs et la munition retenue sera la cartouche à gorge de 7,65 x 53 mm (et non une munition à bourrelet, comme celle qui figure sur le dessin). La culasse mobile. Le levier de culasse basculant vers l’arrière se retrouvera par la suite sur d’autres types d’armes, comme le fusil Lee modèle 1895 de l’US Navy. des cartouches de petit calibre à poudre sans fumée, lequel serait adopté par l’armée belge. Outre le Mannlicher et le Mauser, les fusils Schulhof, Engh, Pieper et Nagant prirent également part à cette compétition. Le fusil Nagant présenté aux essais de l’armée belge Le fusil Nagant participant à ces essais avait été mis au point par les frères Emile et Léon Nagant de Liège, dont l’entreprise était réputée pour la haute qualité des armes de poing et d’épaule qu’elle produisait. Les frères Nagant avaient choisi de chambrer le nouveau fusil à répétition qu’ils présentaient aux essais de l’armée belge, pour la cartouche à bourrelet de 8 mm du fusil Mannlicher. L’arme était dotée d’une culasse à mouvement rectiligne et d’un magasin vertical, faisant l’objet d’un brevet daté du 26 octobre 1887. En repoussant le levier de culasse vers l’arrière, une rampe inclinée agit sur une came placée à l’arrière du cylindre de culasse et provoque sa rotation vers la droite, ce qui permet aux tenons de verrouillage de se dégager de leur mortaise. Cette vue du boîtier, culasse démontée, permet d’observer la rampe de guidage de la culasse et d’apercevoir le séparateur bleui, qui permet de conserver en réserve les cartouches du magasin en utilisant l’arme comme un fusil à un coup : une disposition exigée à l’époque par la plupart des armées, non encore familiarisées avec le principe du tir à répétition. Soldats belges armés de Mauser modèle 1889, s’entraînant en compagnie de leurs homologues français au camp d’Auvours au début du XX ème siècle. (Doc. collection : Patrick Denamur). Le mouvement d’ouverture de la culasse comportait deux temps : lorsque l’utilisateur tirait vers l’arrière le levier de culasse, celui-ci tournait autour son axe et agissait au cours de ce mouvement sur une came qui imprimait un mouvement de rotation au corps de la culasse, ce qui dégageait les tenons de verrouillage de leur logement. Le magasin fixe contenant cinq cartouches comportait un fond, dont étaient solidaires l’élévateur et sa planchette. Pour charger l’arme, il était préférable de la retourner en plaçant le fond du magasin vers le haut, d’ouvrir ce dernier puis d’y introduire les cartouches avant de refermer la plaque de fond du magasin.
I. Jilktaibbe'.)4 Tir sur les cibles électriques au Camp de Beverloo Comme sur beaucoup d’armes de cette période, où le tir à répétition n’était pas encore pleinement entré dans les mœurs, un dispositif d’isolement du magasin permettait de garder en réserve, si on le souhaitait, les cartouches placées dans le magasin et d’alimenter l’arme cartouche par cartouche par le haut. Dans leur ouvrage consacré aux revolvers et fusils Nagant, Claude Feys et René Smeets signalent que la possibilité était également offerte d’alimenter ce magasin par des cartouches placées dans des boîtes métalliques ou en carton. Les dispositions mécaniques originales du fusil Nagant en faisaient une arme complexe et fragile, inférieure au fusil Mauser. Pendant toute la durée des essais de l’armée belge, les frères Nagant tenteront désespérément d’améliorer leur arme et lui apporteront des améliorations successives qui le rapprocheront à chaque fois un peu plus du Mauser, dont les essais confirmaient la supériorité : - abandon du magasin se chargeant par le dessous au profit d’un autre se chargeant par le dessus par lames-chargeurs proches de celui qu’employait le fusil Mauser ; - mise au point de nouvelles techniques de traitement thermique des métaux augmentant la solidité des pièces métalliques de l’arme, - abandon du mécanisme de culasse à action rectiligne, trop complexe au profit d’une classique culasse à verrou, proche de celle du Mauser. Malgré ces évolutions successives au cours desquelles la plupart des spécificités initiales du fusil Nagant avaient été abandonnées, seuls le Mannlicher et le Mauser restèrent en lice et une dernière série de test qui prit fin de 7 août 1889 établit définitivement la supériorité du Mauser sur son concurrent. Le président de la commission, le lieutenant général Van der Smissen, remit dès la fin du mois au ministre de la guerre un rapport favorable à l’adoption du Mauser L’adoption du Mauser fut officialisée par un arrêté royal de 1889. Les suites d’un échec On imagine que l’adoption d’une arme d’origine allemande souleva une vive émotion dans la puissante corporation des armuriers belges. 53 Gazette des armes n°362 Carabine, culasse ouverte, vue sous ses deux faces. A C B Gros plan de la sous-garde montrant : A : le levier commandant le séparateur de magasin, B : la sûreté, C : le fond de magasin. Lanciers belges s’exerçant au tir à la carabine Mauser sur des cibles électriques au camp de Beverloo. On admirera la modernité pour l’époque de ce dispositif permettant de signaler au tireur l’arrivée d’un impact dans la cible ! (Doc. collection : Patrick Denamur). Boîtier culasse vu de l’arrière.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 1Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 2-3Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 4-5Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 6-7Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 8-9Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 10-11Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 12-13Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 14-15Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 16-17Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 18-19Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 20-21Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 22-23Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 24-25Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 26-27Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 28-29Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 30-31Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 32-33Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 34-35Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 36-37Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 38-39Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 40-41Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 42-43Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 44-45Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 46-47Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 48-49Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 50-51Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 52-53Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 54-55Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 56-57Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 58-59Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 60-61Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 62-63Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 64-65Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 66-67Gazette des Armes numéro 366 juin 2005 Page 68