Gazette des Armes n°333 juin 2002
Gazette des Armes n°333 juin 2002
  • Prix facial : 5,80 €

  • Parution : n°333 de juin 2002

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (206 x 293) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 84,5 Mo

  • Dans ce numéro : les accessoires du mousqueton Dreyse M/57.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Poivrière 1- type à cylindre flûté. Les canons sont rayés sur une faible longueur et un guidon proéminent est placé en avant des canons, sur le haut de la cage qui enserre le faisceau de canons. 34 Gazette des armes n'333 des Italiens a largement développé son entreprise. Depuis son installation dans l'ancienne boutique, reprise à son vieux maître Deboubert, il a fondé sa propre fabrique à Paris et plusieurs succursales à St Petersbourg, Moscou et Odessa. De toutes les armes exposées par la délégation française, il présente sans doutes les plus belles  : de remarquables de fusils de chasse montés avec des canons de Paris, des boîtes de pistolets, avec tous leurs accessoires, des sabres, des épées, des couteaux de chasse, des canons de fusils, et enfin un fusil de guerre de son invention. Poivrière le'Type Fabricant Devisme - Francotte Type Premier modèle Principe de fonctionnement Double action Calibre 7 mm Capacité 6 coups Longueur totale 148 mm Longueur des canons 45 mm (quatre rayures) Poids 510 grammes Marquages Devisme à Paris Remarque Faisceau de canons flûté Trois revolvers brevetés par Devisme figurent dans ses vitrines. Le premier, à percussion, se charge en introduisant la charge de poudre et la balle, forcée par le choc de la baguette. Le second se charge avec des cartouches à percussion centrale. Quant au troisième, c'est une espèce de coup de poing ou pistolet de poche, qui ne possède pas de canon, mais un tonnerre unique allongé, composé de six tubes rayés, et qui se charge avec des cartouches à percussion centrale. Une arme tardive Si ses premiers revolvers, créés en 1854, sont bien connus des Parisiens qui fréquentent sa boutique du boulevard des Italiens, la poivrière Devisme présentée à l'exposition universelle est bien plus récente. Elle a fait l'objet d'un brevet, déposé 4 mars 1861, sous le N°48735. Ce petit « pistolet-revolver de poche à canons multiples » est alors présenté par l'inventeur comme un nouveau système qui diminue l'encombrement et accroît la précision. La réduction de l'encombrement est justifiée, par l'inventeur, par l'absence de canon. Quant à la précision dont il est question dans le brevet, c'est à la rayure de chacune des alvéoles que fait allusion Devisme dans son brevet car si les poivrières sont déjà supplantées partout par les revolvers, il semble être le seul à avoir eu l'idée d'en relancer les ventes en créant un modèle à brisure, à « canons » rayés. Comme la plupart des armes de poings vendues par Devisme à l'époque, c'est des ateliers de la maison liégeoise Auguste Francotte que proviennent les poivrières dessinées par l'armurier parisien. Les accords commerciaux qui lient ces deux hommes datent du milieu du XIX'siècle. Depuis longtemps, Francotte fournie à Devisme des armes « en blanc » que ce dernier fait monter dans sa fabrique parisienne. La plupart
Poivrière 2e'ne Type Fabricant Devisme - Francotte Type Second modèle Principe de fonctionnement Double action Calibre 7 mm Capacité 6 coups Longueur totale 150 mm Longueur des canons 44 mm (une seule rayure) Poids 460 grammes Marquages Devisme à Paris Remarque Faisceau de canons lisse des revolvers du célèbre arquebusier portent d'ailleurs la marque de l'armurier liégeois. Une marque aussi célèbre que discrète, composé des lettres AF accolées, qu'on retrouve aux quatre coins du monde sous la signature d'armuriers prestigieux. En 1867, les poivrières n'intéressent déjà plus grand monde. L'avènement du revolver les a relégués au rang de curiosité. Pourtant grâce à son nouveau système, pourvu des derniers perfectionnements, Devisme va relancer un marché que l'on croyait éteint. La poivrière Devisme Créé tardivement, le pistolet-revolver de poche décrit par Louis-François Devisme n'est rien d'autre qu'une poivrière à 6 coups, à percussion centrale, en calibre 7 mm. C'est une arme à brisure dont le cadre est fermé par une large bande maintenue par un puissant ressort. En soulevant le verrou en T, placé en arrière de la carcasse, on déverrouille le bâti. A l'ouverture, le faisceau de canons bascule vers le bas et pivote autour d'un axe, placé en avant de la console. Les canons sont rayés sur une faible longueur et un guidon proéminent est placé en avant des canons, sur le haut de la cage qui enserre le faisceau de canons. Le chien écrêté de la poivrière Devisme se termine par une demi-sphère. L'arme fonctionne en double action et dispose d'une queue de détente repliable. La poignée est recouverte par deux plaquettes de crosse en noyer quadrillé, maintenues par une vis traversière, prise entre deux rosettes métalliques. La baguette d'éjection de cette arme est logée dans la poignée. Elle est munie d'un gros bouton moleté qui se visse sur la calotte. Il existe plusieurs variantes de cette arme. De la plus riche à la plus simple. L'arme décrite dans le brevet de 1861 est munie d'un Poivrière 2— type à cylindre lisse. cylindre flûté et d'un chien à boule. En cours de production, l'arquebusier parisien introduira un autre type de chien, à crête courte et un cylindre lisse, plus massif que le modèle flûté d'origine. Ces caractéristiques se retrouvent souvent mélangées dans les différents modèles. Il existe des poivrières du premier type à cylindre flûté munies de chien à crête et des armes du second type à cylindre lisse équipées d'un chien à boule. Le poids de ces armes varie de 460 à 510 grammes pour une longueur réduite de 148 à 150 mm. Le plus étonnant reste que si certains exemplaires portent bien plusieurs rayures, quatre en général, d'autres ne sont pourvus que d'une seule rayure... Pour des poivrières, voilà une innovation technique qui ne manque pas de sel. A l'ouverture, le faisceau de canons bascule vers le bas et pivote autour d'un axe, placé en avant de la console. La Gazette des armes n°333 35



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