Gazette des Armes n°237 octobre 1993
Gazette des Armes n°237 octobre 1993
  • Prix facial : 35 F

  • Parution : n°237 de octobre 1993

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (204 x 293) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 65,1 Mo

  • Dans ce numéro : les grenades d'infanterie françaises.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Date de réception au dos de lame, 1885, avec le poinçon de contrôle et celui d'acceptation. W couronné. (Coll. Willig). Marque régimentaire sur la croisière, 1er régiment de grenadiers, régiment Kronprinz basé à Koenigsberg, Prusse orientale, 8ème compagnie, 29ème arme ; marque d'Alex Coppel. fabriquant de lame sur le talon. (Coll. Willig). La Gazette des armes n°237 32 troupes d'Afrique, pourquoi pas ? mais le fourreau n'est pas numéroté, et de plus il est habituel qu'une baïonnette allemande réaffectée ait sa marque d'attribution changée. A notre avis il est probable que tardivement, peut-être même pendant la Grande Guerre, car ces baïonnettes ont du être remises en service, tous modèles confondus avec les 1871/84, le fourreau d'origine a du avoir un accident et être remplacé par un fourreau alors disponible de KS 98, ou plus certainement du modèle 1884/98 de fabrication de guerre dont il a l'aspect, ce qui explique son absence d'affectation. Notre hypothèse Cette hypothèse a en outre l'avantage d'expliquer la cause de la disparition presque totale de ce prototype : la remise en service des stocks, passés en dépôt après le retrait en 1886, les pertes et destructions au combat jointes au nombre relativement faible à l'origine car seuls ces quatres exemplaires semblent avoir survécus. Mais peutêtre quelques autres dorment-ils dans les fonds de collections ou pourquoi pas, nous le souhaitons, dans les réserves de musées ? Pourquoi a-t'on décidé de substituer à la poignée de laiton une poignée d'acier et de bois ? Tout d'abord, comme nous l'avions évoqué dans notre précédent article, pour diminuer le poids de l'arme tout en augmentant sa solidité. Mais, et très certainement, surtout, avec l'arrivée de la répétition et l'usage exclusif de la cartouche, tant pour les armes légères que pour l'artillerie, le laiton devient un métal stratégique, la production nationale en est alors réservée pour la fabrication des munitions. Toutefois la poignée de la baïonnette du nouveau modèle conserve le ressort externe à lame, placé comme au modèle précédent, sur le côté de la poignée où il est visible arme au ceinturon, à droite, dans un but d'esthétique. On peut penser que la principale raison du rejet de ce système de ressort et son remplacement par un ressort de verrou interne est due à l'oxydation qui ne manque pas de se développer sous le ressort en raison du bois des plaquettes qui a tendance à conserver de l'humidité, comme cela se constate sur nos bonnes vieilles baïonnettes Gras. Tout naturellement lorsque la lame du ressort disparaît, le bouton de verrou change de côté sur le pommeau, car il est impensable que l'on laisse la face apparente de la poignée "nue", la saillie du bouton de verrou rompant cette nudité. Les Allemands pousseront d'ailleurs l'esthétique de leurs baïonnettes jusqu'à donner à ce bouton l'aspect d'un oeil de rapace, après avoir transformé, progressivement, le bec de pommeau en tête d'aigle, ce qui confirme bien ce goût du décorum pour leur armes
LES GRENADES D'INFANTERIE Texte 1918 : l'armistice est signé. Jamais dans son histoire, l'industrie française n'aura développé autant de systèmes d'armes et n'aura produit autant de munitions. Cette guerre de position a entraîné la fabrication d'une incroyable quantité de grenades d'infanterie de tous genres. Sitôt que notre infanterie s'est enterrée, elle n'a pour ainsi dire eu aucune arme adéquate pour ce nouveau type de combat rapproché. Il fallut donc dans un premier temps compter sur la débrouillardise de nos soldats puis sur la technique de notre industrie pour pallier rapidement au manque de grenades. On en a construit de tous les types et de toutes les formes : explosives, incendiaires, fumigènes, toxiques ; à fonctionnement fusant ou percutant. Elles pouvaient être lancées à la main ou avec un fusil équipé ou non d'un dispositif spécial de lancement. En 1916, confrontés à une telle diversité de grenades, les services du matériel doivent déclasser bon nombre de modèles. L'arrivé sur le front de nouvelles grenades offrants plus de sécurité à l'emploi et plus performantes que les précédentes permet d'effectuer une première sélection. En 1919, seules les grenades d'infanterie fusantes sont maintenues au service actif. Tous les autres modèles sont soit détruits, soit vendus à des pays alliés. L'éventail des grenades en service pendant l'entre deux guerres se définit de la manière suivante : et photos : Philippe Dautrème (1 ère partie) Panoplie de grenades françaises de l'entre deux guerres. La Gazette des armes n'237 33



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