Gazette des Armes n°227 novembre 1992
Gazette des Armes n°227 novembre 1992
  • Prix facial : 35 F

  • Parution : n°227 de novembre 1992

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (204 x 293) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 59,7 Mo

  • Dans ce numéro : le bataillon de Corée.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Prise d'armes avant de monter en ligne de Crévecoeur. Le général Monclar est à l'arrière plan (béret). La Gazette des armes n'227 14 combattants. Mais elle ne permettront aux forces en présence que d'affirmer leur volonté sans chercher une victoire, même locale, devenue impossible. Le bataillon français de l'ONU perdra son appartenance à l'ONU en octobre 1953. Conditions des combats Physionomie : Guerre de mouvement, de montagnes arides et continues, de grands fronts : - guerre dure comme le pays, - épouvantable au point de vue moral et physique où la moindre défaillance pouvait être catastrophique. Pas de profondeur, pas de réserves, pas de repos. Conception : Guerre de masse chinoise contre puissance de feu et vitesse alliée. Un pays très dur La Corée est un pays entièrement montagneux, aux massifs très serrés et entremêlés, des pitons qui culminent de 300 à 600 mètres sur l'Ouest, mais vont en augmentant vers l'Est où ils dépassent les 1000. Ces côtes sont trompeuses : ce ne sont pas des collines à passer, mais des montagnes à escalader. Le terrain est donc très compartimenté et sans repos au pentes abruptes et aux lignes de crêtes étroites. Ce n'est donc pas le "paradis" de l'artillerie. En effet, un coup un peu trop long, ou un peu trop court, tombe en contre bas loin de la crête visée et où sont les blockhaus ennemis. Reste alors l'appel à l'aviation d'appui direct. Le climat y est très dur en hiver où la température peut descendre, dans les montagnes jusqu'à - 40° à -45° au centre de la péninsule (38ème parallèle). L'été est chaud avec une forte période de pluies (juin et juillet). La primauté de l'infanterie A cette époque, les routes ne sont encore que des grandes pistes poussiéreuses de terre bordées de profonds fossés, c'est-à-dire des pistes qui deviennent de grands canaux de boue durant la saison des pluies où les véhicules s'embourbent, qui deviennent en hiver de grandes patinoires, principalement dans les montagnes. Autre détail, tous les ponts ont été détruits. En général il faut passer les fleuves à gué. Ce n'est donc pas le "paradis" des chars. Les objectifs sont donc imposés par le terrain qui ne facilite pas la manoeuvre. La ligne de défense de l'ennemi s'y inscrit sans effort. Comme les crêtes sont toutes en arrêtes étroites, les itinéraires d'accès, c'est-à-dire les ligne d'attaque, se trouvent aboutir là où la défense est la plus facile et la mieux organisée. Ajouter à cela que les boisés sont tous sur les pentes nord, ce qui signifie que les attaques alliées venant du Sud s'avançaient à découvert, tandis que l'ennemi venant du Nord restait sous couvert. Ce n'est donc pas non plus, et de loin, le "paradis" des fantassins, mais c'est à ceux-ci d'imposer leur décision en payant chèrement de leur personne. Pendant la guerre de Corée, le terrain et l'ennemi se sont conjugués pour rendre à l'infanterie la primauté dont elle est régulièrement détrônée entre les guerres, par l'artillerie, les chars, l'aviation ou les parachutistes. En effet, l'artillerie n'occupe pas le terrain et n'empêche pas l'ennemi d'arriver à l'abordage. Les chars ne conquièrent ni ne tiennent le terrain, et en Corée, ils n'ont percé ni enveloppé l'ennemi pour le paralyser et l'anéantir. L'aviation d'appui rapide et puissante est par définition impennanente et quelque soient ses interventions sur les troupes en mouvement elle ne sépare pas d'une pluie de feu notre infanterie de l'infanterie ennemie. L'infanterie seule a conquis le terrain avec ses armes d'assaut et l'a tenu. Seule, malgré l'appui de l'artillerie et de l'aviation, par tous les temps, souvent sans équipement adéquat, et sans avoir pu bénéficier du moindre repos durant de longs mois, elle a grimpé sur les pistons et a déterré chinois et Nord- Coréens de leurs trous, car dans l'offensive comme dans la défensive le terrain et l'adversaire ont été
assez rudes pour que tout combat en soit arrivé au corps à corps, ou tout au moins au combat rapproché. L'ennemi Les Nord-Coréens Entrés en guerre avec 7 divisions, ils fourniront par la suite 24 divisions de type russe, soit 12 000 hommes, mais ne mettront jamais en ligne plus de 16 divisions d'infanterie à la fois. Les Chinois Ils mettront en ligne des effectifs variables, mais en février 1951, il y a en ligne 42 divisions d'infanterie (de 12 000 hommes) et 4 divisions d'artillerie. Au total, l'ennemi a pu réunir en 1951 plus d'un million de soldats, mais Chinois et Nord-Coréens ont dû renouveler par deux fois l'ensemble de leurs unités. Ils ont cette seule année là perdu au minimum 50% de leurs effectifs, soit environ 500 000 hommes (les Américains disent un million). Les alliés Au moment le plus favorable, de 1951 : - 7 divisions américaines (20 000 hommes), plus le 187ème régiment aéroporté ; - 1 division du Commonwealh, à 2 brigades et 1 bataillon de chars ; - 11 bataillons alliés non endivisionnés ; - 10 divisions sud coréennes ; soit au total moins de 19 divisions. Le bataillon français de l'ONU en Corée 1 017 hommes équipés au départ de France d'armes américaines par nécessité. Soit au départ environ 650 combattants, réduits à moins de 200 en juin 1951, ceci malgré l'arrivée de renforts venus de France. Le bataillon se compose de 5 compagnies : - 1 compagnie de commandement et des services (CCB) dont une section de pionniers (équipée comme les sections de voltige). -1 compagnie d'armes lourdes (CA) composée de :. 1 section de commandement. 1 section de 4 mortiers de 81mm M1. 1 section de 4 mitrailleuses lourdes de 30 (refroidissement à eau). 1 section de 4 mitrailleuses légères de 30. 1 section de 4 canons de 75mm sans recul (2 groupes). 2 mitrailleuses de 50 et 6 bazookas. armes individuelles : Colts, PM Thomson, fusils Ml, carabines M2. - 3 compagnies de voltigeurs composée chacune de : - 1 section de commandement : Colt calibre 45, carabines M2 automatiques - 1 section d'armes lourdes : 2 mortiers de 60truia, 2 canons de 57mm sans recul, pistoletsmitrailleurs (Thomson et GMC calibre 45) - 3 sections de voltigeurs composées chacune de 1 groupe lourd avec : 1 mitrailleuse de 30, 1 bazooka 3,5 pouces ; et de 3 groupes légers avec : 1 fusil-mitrailleur BAR, 3 fusils "Garand" Ml, Colt calibre 45, carabines M2 automatiques Pour tous : baïonnettes (M1 et M2) ou poignards, grenades à main quadrillées et éclairantes. Mines éclairantes à parachute "Flara Strips" M 49. Mis à part les canons sans recul et le "super bazooka" de 3,5, tous les autres armements du bataillon français sont ceux qui ont été utilisés par l'armée américaine en Europe et dans le Pacifique, avec parfois des petites améliorations comme la possibilité de pouvoir tirer par rafales de la carabine M2. Il est aussi à remarquer une nouvelle utilisation de la mitrailleuse légère de 30 qui est parfois organisée pour être transformée en FM, selon les besoins, afin de remplacer avantageusement à l'aide d'un bipicd-épaulière le FM Bar (lui-même étant assez médiocre). Les canons sans recul, tant de 75mm que de 57mm, se montrèrent d'une terrible efficacité comme armes antipersonnelles, ainsi que contre les blockhaus ennemis. Michel Rossi Photos : Marc de Fromont Nous remercions pour le prêt des objets et insignes qui nous ont aidé à la réalisation de cet article : le S.11.A.T et Messieurs Christophe Deschodt, Optas, 71 rue de Rome, 75008 Paris et Laurent Fabre, Universal Arms, 3 boulevard Voltaire, 75001 Paris. Le sergent Rossi et son 57 SR, en compagnie de "l'ex- As des As" de l'Ecole des pilotes de chasse de Fès, en 1933 : le1 ère classe Tourancheau... Le Sous-Lieutenant Pierre Couard avec ses deux grenades comme le "Chief", mais celles-ci ne sont sûrement pas désamorcées ! La Gazettedesarmes n'227 15



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