Gazette des Armes n°188 avril 1989
Gazette des Armes n°188 avril 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°188 de avril 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (204 x 283) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 67,1 Mo

  • Dans ce numéro : antiterroristes vénézuéliens, les armes de la guerre sainte.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Différents types de harpon employés par le canon Sven Foyd. Ils sont montrés non équipés de l'obus explosif qui s'emboîte ou se visse sur leur extrémité. Deux d'entre eux ont leur hampe en acier évidée d'une lumière dans laquelle court l', erse sur laquelle est frappée la « ligne Cette disposition est la plus courante et a pratiquement remplacé la hampe pleine, sur laquelle courait un anneau, arrêté par un épaississement de sa partie arrière, comme sur l'exemplaire du haut. C'est ainsi que l'engin se présente de nos jours. Le harpon, lourd et massif, se termine par quatre fortes barbes de 25 cm de long, articulées sur son extrémité et qui, s'écartant une fois qu'il a pénétré, assurent une prise solide. Ces barbes pivotent librement et sont au repos, maintenues par un amarrage de cordelette, se cassant à la pénétration. Quant à la ligne, elle est frappée sur une boucle de fer coulissant librement dans une longue lumière évidée dans la hampe métallique du harpon, sur presque toute sa longueur. Cette hampe, mesurant 1,30m, soit plus que la longueur du canon, la tète du harpon avec ses barbes et l'anneau recevant la ligne, dépasse largement de la bouche de la pièce quand elle est chargée. Une sorte d'obus de fonte contenant une petite charge de poudre noire et terminé par une pointe à quatre arêtes tranchantes est vissé sur l'extrémité plate du harpon. Sa mise à feu se fait par un long percuteur coulissant, dépassant de son extrémité qui, à l'impact, vient frapper une amorce. Celle-ci enflamme alors un relais qui assure le retard nécessaire pour un éclatement après complète pénétration. Comme sur la plupart des autres systèmes, cet obus constitue une unité séparée, dont l'explosion n'affecte pas le harpon lui-méme. On peut ainsi le « recharger » en y vissant un nouvel obus, après qu'il ait été récupéré sur l'animal mort. De par ses dimensions et poids, ce canon de Tir de la fusée-harpon de Suits and C°. Le paysage et la baleine sont très conventionnels. (Employé quelquefois simultanément avec une fusée-bombe Fletcher, bien qu'ayant sa propre "alle charge explosive). Foyd, dont la portée efficace atteint et méme dépasse parfois une trentaine de mètres, ne pouvant être porté par une baleinière classique à avirons, nécessitait une embarcation d'un certain tonnage. C'est ainsi que Sven Foyd, à une époque où la voile était encore reine, fit appel à la propulsion mécanique. Il monta sa pièce à l'avant d'un petit vapeur de 20 à 25m, jaugeant de 100 à 150 tx, et dont la vitesse atteignait de 13 à 14 noeuds. Ces dimensions et vitesses ont légèrement augmenté par la suite, et certains bateaux de chasse actuels (ou « catchers ») arrivent à fournir une vingtaine de noeuds, avec un tonnage d'environ 250 tx. Disposant, grâce à des machines puissantes, d'une force motrice importante, ils utilisent un treuil mécanique pour haler leurs prises le long du bord et emploient un compresseur pour y injecter de l'air, afin d'assurer la flottabilité de certaines espèces, coulant une fois mortes. Cette opération se fait avec un tuyau terminé par une sorte de grand trocard que l'on enfonce dans le ventre du cétacé et dont on bouche le trou d'entrée, une fois celuici « gonflé », avec un tampon de bois enfoncé à coups de masse. Ainsi, on peut pécher les baleinoptères et autres cétacés jusque-là négligés, du fait que coulant presque immédiatement une fois morts. Cette pratique a permis à la chasse à la baleine de survivre jusqu'à notre époque, les baleinoptères, jusque-là méprisés, représentant depuis le début du siècle la grande majorité des captures, les « vraies baleines » ayant pratiquement disparu. Dès 1870, le système de Sven Foyd était devenu opérationnel et très vite allait se répandre partout. Cantonné au début sur les côtes nord de la Norvège, dans le Finmark, où les premières pêcheries industrielles furent établies, en particulier à Vadsô, centre baleinier qui, dès 1887, comptait déjà 35 de ces petits vapeurs, il allait bientôt être utilisé dans le monde entier. Ainsi, les autres pays l'adoptèrent, employant au début du matériel et des équipages norvégiens, avant de se suffire à eux-mêmes. Cependant, les compagnies de pêche norvégienne ont, jusqu'à la fin, GAZETTE DES ARMES ri'188 —.aman oi gardé une certaine prépondérance, tant danslir" l'Atlantique, sur les côtes d'Afrique et au Brésil, que dans le Pacifique, de la Nouvelle Zélande et du Chili au Japon. Ce sont d'ailleurs les Norvégiens qui, au début du siècle, furent les premiers à prospecter l'Antarctique, installant des stations en Nouvelles Galles et Shetlands du Sud et qui, vers 1906-07, innovèrent les premiers navires-usines », permettant le traitement des prises loin de terre. C'est ainsi que, malgré des mesures de protection prises cependant très tôt (la chasse à la baleine fut réglementée dès 1885 en Norvège, qui ne l'autorisa plus que de janvier à septembre, avant, peu après 1900, d'interdire complètement celle de la baleine franche), les grands cétacés ont fini, sinon par disparaître complètement, du moins à se raréfier au point de faire presque complètement cesser leur chasse. Ceci, non seulement du fait des interdictions promulguées par les différents pays pour empêcher leur extermination complète, mais aussi, et surtout, de celui d'une raréfaction enlevant toute rentabilité à cette chasse, eu égard aux énormes investissements nécessaires. Actuellement, on ne pêche plus guère la baleine que sur les côtes nord de la Norvège, où sa viande entre pour une part importante dans l'alimentation d'un pays pauvre en bétail. Mais cette pêche, sévèrement réglementée (trois mois par an seulement), ne se pratique plus qu'au ralenti. Tout ceci par la faute de l'invention exterminatrice de Sven Foyd. Ainsi, la campagne actuelle menée par les écologistes, dont il est vrai le caractère dominant est de parler péremptoirement de choses dont ils n'ont aucune notion, arrive « après la fumée des cierges ». Plus besoin d'interdire la chasse à la baleine, puisque celleci n'existe plus, si ce n'est pour fournir de la viande à quelques populations n'ayant guère d'autre source de ravitaillement. Comme le chantait Paul Fort : « Y a la République, et y a le Président. Mais y a plus d'haleines... ». ■ J.R. CLERGEAU
.4renmeaoeie, iinge:ear en coadneelion, naval ; Affai Yrfrosakianceux. difeele à f:Yrimeafale.44el,//neieeit:/n/naii cenAler/a cana 4-teehM, dinyeer4azah mil/eaux. Ymer ameam.142/142.1.141/1, deenifrainle e mereeiffeeeied//m'ange I, fteafre d : fpri.4 den'garai/de YerviceJ...9reeez dace/d 4ea mn/me vun:hyee W./e A:farentizartnivefai leieJ, dans fel eaffee&no âu..0/Ade de.urine -re.4 aide& en 6 grime/gram en I/e/amMee.ye de/mea flow:mn/m./a krin'éme manne,rs,'"" e 215 menneni de deemeenk Ets DIEUTEGARDs.a.r.l. La fifie daRrate Tél. Bureau : (1) 42 93 42 01 Objets de marine, instruments scientifiques, haute curiosité,armes anciennes LE LOUVRE DES ANTIQUAIRES 2, PI, du Palais Royal, Paris 1er 1, allée Weisweiler (sur rue Saint-Honoré) Tél. : (1) 42 97 28 70 AUX ARMES DE FURSTENBERG 1, rue Furstenberg Angle 3. rue Jacob Paris 6'Tel.. (1) 43 29 79 51 VILLAGE SUISSE 38, Cour de Berne 78. av. de Suffren 75015 Paris Tél. : 47 34 06 76 PROMENADE DES ANTIQUAIRES 7, Promenade des Anglais Magasin : 7, rue Massenet 06000 Nice Tél. : 93 82 00 02



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