Gazette des Armes n°188 avril 1989
Gazette des Armes n°188 avril 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°188 de avril 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (204 x 283) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 67,1 Mo

  • Dans ce numéro : antiterroristes vénézuéliens, les armes de la guerre sainte.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 32 - 33  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
32 33
Lorsqu'elles arrivent en France le 25 novembre 1870, débarquées de l'Ontario, les carabines Warner font partie d'un lot hétéroclite qui mêle étroitement des armes aussi différentes que des carabines Remington, Spencer Joslyn, Warner et Gallagher. es carabines Spencer et quelques autres modèles connus des services du matériel sont rapidement distribués aux I armées de la Défense Nationale. Toutes n'arrivent pas à destination puisqu'une partie, non négligeable, est égarée lors du transport en chemin de fer... La plupart des Spencer partent pour le camp de Conlie alors que plus de 1100 Remington sont distribuées à la Guérilla Rouennaise, qui les partage avec les Francs-Tireurs Corsaires. Les Remington restantes sont stockées à l'arsenal du havre où elles resteront jusqu'au 28 juillet 1871. Pour le reste, le rapport de l'Assemblée Nationale de 1872, consacré aux, Actes du gouvernement de la Défense Nationale « et plus particulièrement à l'Emprunt Morgan, nous éclaire sur le sort des carabines Warner de l'Ontario et des quelques autres modèles de carabines arrivés avec elles des Etats Unis : « Quant aux 160 carabines Joslyn, aux 1080 Spencer et aux 5000 Warner et Gallagher de l'Ontario... elles partirent du havre le 16 décembre, trois semaines après leur débarquement pour l'arsenal de Bordeaux où elles entrèrent le 20 et d'où elles ne sortirent plus que longtemps Par P.Laurent après la guerre, le 27 septembre 1871. On eut raison, après tout, de leur épargner ces inutiles promenades d'arsenal en arsenal, qui n'avaient d'autre résultat que d'encombrer nos wagons et nos chemins de fer «. Si l'on ignore, la plupart du temps, la cause de l'immobilisme qui frappe une partie des armes livrées aux armées de la Défense Nationale, en ce qui concerne les carabines Warner, la raison de leur stockage en arsenal est bien connue. Les 2 500 carabines Warner livrées à la France en 1870 appartiennent au second type, chambré en 56/50 Spencer. Or, les munitions fournies par les USA pour ces armes appartiennent au premier type, soit 1000 000 de cartouches de 50 Warner tout à fait incompatibles avec les carabines livrées. Certes, on aurait pu récupérer ailleurs les cartouches de Spencer nécessaires à leur emploi, mais dans la panique qui règne dans le pays, personne ne semble avoir envisagé cette solution et l'on s'est contenté d'empiler les caisses de Warner dans l'arsenal de Bordeaux, avant leur transfert à Bayonne à la fin de la guerre. Warner US Cavalry Carbine. Dix ans plus tôt la guerre de Sécession Bien avant que la France ne sombre dans les affres de la guerre de 70, le Nord et le Sud s'affrontent en Amérique, coulant dans le creuset sanglant de cette guerre fratricide les armes du succès de l'Union. [tape incontournable de l'évolution de l'armement portatif, la guerre civile américaine sonne le glas des armes à percussion et annonce la venue des premières armes à cartouches métalliques. C'est chez les cavaliers que ces armes vont connaitre le développement le plus rapide. Génés par la conduite de leur monture, les cavaliers du Sud et de l'Union ne peuvent recharger à cheval leurs armes à percussion ; aussi voient-ils avec intérét se répandre rapidement les carabines à chargement par la culasse au cours du conflit. Des armes à cartouches combustibles et à amorçage séparé, tout d'abord créées pour la plupart avant guerre, et améliorées depuis, suivies de près par des armes à un coup à cartouches métalliques. Viendront enfin, les premières carabines à répétition... On estime aujourd'hui à une soixantaine le nombre d'armes de ce type créées pendant la guerre. Trente à quarante seulement connaitront une certaine diffusion, d'un côté comme de l'autre, avec une nette prédominance pour l'emploi des carabines à tir rapide, dans les rangs des cavaliers de l'Union, 32 CAZETTE DES ARMES ri, 188
La carabine Warner A l'heure où le brasier gigantesque d'Atlanta, allumé par les troupes de Sherman au son du John Brown's Body, noie dans les flammes les derniers espoirs du Sud, les premières carabines Warner arrivent sur le front. Belle arme en vérité que cette carabine Warner, alliant à la fois efficacité, solidité et une certaine élégance née de ses lignes courtes et élancées. Créée quelques mois plus tôt par James Warner, elle est protégée par le brevet américain h° 41 732 du 23 février 1864. Un additif au brevet initial est déposé le 27 décembre 1864, N°45 660, couvrant un nouveau dessin du boîtier destiné à faciliter le mouvement d'ouverture du bloc de culasse. Au total, 4001 carabines Warner seront acquises par les services du matériel de l'Union avant la fin de la guerre. Parmi ces armes, 1 501 utilisent une munition spécifique, la 50 Warner, une cartouche à percussion annulaire, aux performances balistiques très médiocres. Commandées entre janvier et novembre 1864 en plusieurs lots, elles sont livrées en bloc fin novembre de la même année. Une commande supplémentaire est passée en date du 26 décembre, demandant expressément au fabricant de chambrer ses armes en 56/50 Spencer, afin d'uniformiser les calibres des armes en service. Les dernières Warner sont livrées au mois de mars 1865. Ces armes sont fabriquées successivement par la Springfield Arms C°, suivant le La carabine Warner, une de ces nombreu- dessin original de James Warner, puis par la Greene Rifle Works de Worcester, Massachusetts qui produisait, avant guerre, les premières Joslyn. Les dernières armes fabriquées diffèrent légèrement du modèle initial. Description Seule arme à carcasse laiton adoptée pour le service, la carabine Warner signe là une réelle garantie de solidité. Longue de 970 mm pour un poids de 3,150 kg, cette arme légère, peu encombrante, reste maniable pour un cavalier. La monture est en noyer, en deux parties, la crosse et le garde-main. Ce dernier, lié au canon par une bande métallique, est entaillé sous le fût d'une saignée destinée à recevoir une pièce en forme de queue de détente, qui mobilise l'extracteur. Le canon mesure 508 mm, muni de trois rayures, il est foré au calibre 50. Les organes de visée sont très classiques pour une carabine de selle : un guidon à lame placé en arrière de la bouche et une hausse en équerre, présentant quatre possibilités de réglage en élévation. La boite de culasse sur laquelle vient se visser le canon est en laiton, exceptionnellement en fer, de forme parallélépipédique et munie d'une plaque de recouvrement ogivale, donnant accès au mécanisme par la droite. L'arrière du boîtier de culasse est entaillé en deux points afin de laisser le libre passage au chien et au verrou du ses armes acquises par la Défense Natio- Détails des marquages d'une arme du pre- nale en 1870. mier type. 32



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 1Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 2-3Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 4-5Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 6-7Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 8-9Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 10-11Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 12-13Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 14-15Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 16-17Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 18-19Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 20-21Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 22-23Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 24-25Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 26-27Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 28-29Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 30-31Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 32-33Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 34-35Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 36-37Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 38-39Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 40-41Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 42-43Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 44-45Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 46-47Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 48-49Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 50-51Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 52-53Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 54-55Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 56-57Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 58-59Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 60-61Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 62-63Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 64-65Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 66-67Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 68-69Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 70-71Gazette des Armes numéro 188 avril 1989 Page 72