Gazette des Armes n°188 avril 1989
Gazette des Armes n°188 avril 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°188 de avril 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (204 x 283) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 67,1 Mo

  • Dans ce numéro : antiterroristes vénézuéliens, les armes de la guerre sainte.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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68,7 de longueur de canon au diamètre de 17,2 millimètres, le fusil numéro 24 est long de 115 centimètres avec un canon de 78 centimètres d'un diamètre de 16,8 millimètres. Les culasses mobiles sont également de tailles différentes, 142 millimètres pour le numéro 3 et 136 pour l'autre arme. Ces culasses sont la réduction exacte de celle du fusil Gras, avec une tête mobile portant le percuteur, corps à levier latéral massif et chien retenu au percuteur par un écrou aux bords striés. Ces deux verrous sont marqués sur le pied du levier « Andreux Bte Paris ». Le numéro 24 porte sur la tète de verrou un M cercle, poinçon d'acceptation des autorités militaires, comme le prévoit le décret de juillet 1882. Toutes deux sont retenues par une vis sur le pan arrière droit de la boite de culasse, comme le fusil Gras. Les canons, comme pour le Chassepot scolaire, sont en feuille de tôle brasée et portent un guidon massif, une hausse à planchette, sans cran de mire et un tenon de baïonnette avec directrice, mais pas de tenon secondaire. De même que les autres pièces, ces tenons sont de tailles différentes sur les deux fusils. Il est à espérer Culasse d'un fusil Andreux, c'est à la taille près la même que celle d'un fusil Mie 1874, avec le même nombre de pièces r tête avec son ressort extracteur, corps avec son verrou, chien et son écrou, percuteur et son ressort. que, dans une même école, tous les fusils étaient du même modèle, sinon l'instituteur et ses élèves devaient avoir de sacrés problèmes pour apparier le fusil et sa baïonnette I Le fusil de Sedan porte à la naissance du canon un ovale contenant les lettres F et S entrelacées. La signification d'un tel poinçon nous est inconnue. En plus de leur numérotation, les crosses de ces fusils portent oblitérés d'autres numéros, ce qui donne à penser que ces armes ont reçu plusieurs autres affectations dans leur carrière. Le fusil numéro 24, qui a encore sa bretelle d'origine, est bronzé pour toutes ses parties métalliques, sauf la culasse mobile. Les deux fusils ont chacun une baguette, qui ne sont peut-être pas celles d'origine car très fines et leurs têtes en clou sont peu logiques pour des Gras. Ces deux armes correspondent assez bien aux termes du décret de création des bataillons scolaires : leurs canons sont obturés dans la chambre, mais le numéro 3 est percé d'un petit trou dans l'axe certainement pour éviter que le percuteur ne se casse lors de la manipulation du fusil. On constate que, à l'obturation du canon prés, ces deux fusils sont très proches du brevet de novembre 1881, qui a très certainement été adapté après la parution du décret de 1882. On peut rencontrer d'autres variantes des fusils Andreux, et parfois sous d'autres signatures. C'est ainsi qu'on en voit qui n'ont pas de planchette de hausse, remplacée par une simple mire sur le dessus de la boite de culasse, comme pour notre Chassepot, d'autres ont une culasse plus massive, d'autres enfin ont sur la crosse un monogramme « A, P et X » entrelacés que nous pensons être le monogramme d'Andreux. Un fusil scolaire spécial Le dernier fusil que nous décrirons est un exemplaire dit de tir à la cible pour les élèves les plus âgés des bataillons scolaires. Nous sommes en présence d'une réduction du fusil Gras présentant deux différences principales avec le modèle militaire : il n'y a pas de système de fixation de baïonnette à l'extrémité du canon et sa partie dégagée du bois est plus longue que sur le fusil Gras ou que sur les divers fusils scolaires que nous avons déjà rencontrés. En fait, hormis les marquages et l'extrémité du canon, rien ne différencie ce fusil d'un Andreux de très bonne facture. Les différences d'extrémité de canon s'expliquent par le fait que ce fusil n'est destiné qu'à pratiquer le tir au stand ou au champ de tir et par là ne doit pas servir à l'école du soldat, et que donc les divers mouvements avec la baïonnette au canon ne se font pas avec cette arme, d'où l'inutilité du tenon. Le dégagement du canon, quant à lui, permet de diminuer légèrement le poids de l'arme, qui ne devait être utilisée que par un jeune enfant de quatorze ans au moins. Les dimensions du fusil sont 115 centimètres de longueur totale pour un canon de 68 centimètres, dont les derniers 15,5 centimètres sont hors du bois. Il est monté avec les deux garnitures classiques, la grenadière portant un battant, l'arme devant être portée de la Gendarmerie au stand et l'embouchoir. Ces garnitures sont retenues par des ressorts épinglés au bois, de la façon classique. Sur le dessus du canon est une hausse à planchette et curseur, graduée uniquement à 40 mètres pour la position basse du curseur. Le guidon, massif, est décentré comme pour les fusils Gras. Une baguette de Chassepot de réutilisation, raccourcie et filetée à son extrémité, trouve place sous le canon. La culasse est en tous points semblable à celle du Gras, ainsi que la boite de culasse à pans et queue pointue. Le canon de calibre 11 millimètres est rayé de quatre rayures à droite. La cartouche tirée était une 11 mm 74 réduite, à balle ronde de plombenfoncée dans un étui normal et dont la charge de poudre était remplacée par un papier fulminate. Une cartouche de 11 mm n'entre pas totalement dans la chambre à cause de la longueur de la balle. La culasse mobile est retenue dans son logement par une vis latérale. La principale caractéristique de cette arme est de porter des marquages de manufacture qui en font un fusil réglementaire. Sur le pan droit du tonnerre, sous le pied de hausse, T 1881, indique que le fusil a été fabriqué en 1881 à Tulle. D'autres poinçons sont frappés sous la boite de culasse, notamment le E couronné d'épreuve que l'on rencontre sur pratiquement toutes les armes des systèmes Chassepot et Gras. Le poinçon du contrôleur, M étoilé dans un cercle, est apposé sur le pan latéral droit de la boite de culasse. Le bois est marqué sur la joue gauche de crosse d'un 13 couronné. Enfin, toutes les pièces métalliques portent le numéro de l'arme, dans ce cas V309. Ce fusil, hormis son appellation officielle de « fusil scolaire spécial » n'ayant pas reçu de millésime, il n'y a aucune inscription sur le pan gauche du boitier de culasse ; l'initiale de la manufacture sur le canon est suffisante pour donner son origine. Il est à noter que certaines parties semblent être des pièces de réutilisation de fusils 1874. En effet, hormis la baguette, dont nous avons déjà signalé la provenance, le corps de la culasse mobile porte un numéro à deux lettres de série surchargé par le numéro du fusil ; les deux derniers chiffres de l'ancien numéro sont encore lisibles, et la gouttière pour la vis éjecteur est plus large que sa prolongation située sous la tète de culasse. De plus, la détente et son ressort sont aussi visiblement des pièces de Gras réemployées, car elles aussi sont renumérotées sur un ancien numéro. Il est probable que les ressorts maintenant les garnitures soient aussi de réemploi, mais il ne semble pas en être de même pour le chien et son écrou. C'est par ce fusil scolaire spécial que nous avons voulu terminer cette étude, car il fait la liaison logique entre l'éducation militaire scolaire et l'Armée, étant encore un fusil scolaire tout en étant simultanément un fusil réglementaire normalement conservé à la Gendarmerie locale et seulement prêté à l'école. Il est certain que nous n'avons fait qu'effleurer le sujet et nombreux seront les lecteurs qui se récrieront que « leur fusil » n'a pas été décrit. En effet, en dehors du cadre assez strict du décret et des brevets, on peut rencontrer toutes sortes d'armes réduites destinées à t'armement des bataillons scolaires officiels ou « pirates a, le plus souvent fusils plus proches du jouet que de l'arme, quelquefois objet touchant dans sa naiveté de conception, parfois fabriqué directement par un instituteur ou un petit artisan local pour arrondir des fins de mois qui devaient être très légères. Il n'était pas de notre propos de faire une étude complète sur ce sujet, et d'ailleurs serait-elle possible ? I 18 GAZETTE DES ARMES N°188
LE JIHAD, ARME DE LA GUERRE CULTURELLE L Numéro 55 du catalogue d'acte-expo : sabre pala, Turquie ottomane, 18e siècle, longueur totale 84 cm. La fusée est en corne blonde et la croisière en argent doré est finement ciselée de fleurs. La lame courbe s'évasant à la pointe est en damas et porte une inscription en or le long du dos et trois cartouches au talon. Sur le côté droit, le Coran, Sourate LXI, verset 13. Sur le côté gauche : » Il n'y a qu'une jouvence Ali, il n'y a qu'une épée Zulfikar, le conquérant est Dieu ». Sur le dos : » Ali et les noms des sept dormants ». Copyright François Lahaut. Nos experts en géopolitique et en stratégie, déroutés par les récentes actions irrationnelles des combattants musulmans, cherchent en vain la doctrine d'emploi et la motivation de ceux qui acceptent une mort inévitable et une réprobation universelle. Quelle armature morale le mudjahid adopte-t-il pour que le terrorisme devienne un acte religieux ?'GAZETTE DES ARMES• - 188 19



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