Gazette des Armes n°188 avril 1989
Gazette des Armes n°188 avril 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°188 de avril 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (204 x 283) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 67,1 Mo

  • Dans ce numéro : antiterroristes vénézuéliens, les armes de la guerre sainte.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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14 Plaque de crosse du fusil Garrigues, profondément incrustée et clouée sur la joue de crosse. Ce fusil a certainement été affecté à un bataillon scolaire car il est numéroté sur la crosse. importance, l'enfant ayant tout le temps au stand de nettoyer son arme entre chaque coup. Un percuteur classique assure la mise à feu. Le fusil possède toujours le système d'armement en deux temps du fusil 1866. Un certificat d'addition permet de remplacer cette cartouche fragile par une cartouche Flobert et, de plus, décrit en place du canon massif précédemment adopté, un canon court, rayé et entré en force dans un tube de tôle formant canon. Le cône de la culasse existe toujours, mais il tient lieu de « portecartouche », grace à une sorte de mortaise queue d'aronde placée à son extrémité et dans laquelle s'engage le bourrelet de la cartouche métallique. Ce porte-cartouche fait en méme temps office d'extracteur. La percussion est assurée par l'aiguille, comme à l'arme précédente, mais celle-ci a été renforcée en augmentant sa section. Le brevet suivant est de février 1873. La culasse est toujours conçue selon le principe de l'armement en deux temps du Chassepot, mais à la différence de l'arme décrite au brevet précédent, le porte-cartouche est maintenant fixé à l'extrémité du percuteur car on ne peut plus parler d'aiguille de percussion ; il est constitué d'une pièce massive échancrée en « queue d'aronde », prolongeant le percuteur vers l'avant, destinée à tenir la cartouche en place, ainsi qu'à assurer la percussion par l'intermédiaire d'un biseau placé la base de ce porte-cartouche et donc juste contre le culot de la cartouche. On est en présence d'un système de percussion « à cartouche lancée ». En effet, c'est le choc de l'ensemble du dispositif de percussion contre le rebord de la chambre qui détermine le tir de la cartouche. Le canon est là aussi, formé, en deux parties emboîtées. Le brevet du 22 mars 1881, déposé en février de la méme année, décrit enfin ce qui est un vrai Gras de taille réduite, avec rampe hélicoïdale de culasse permettant l'armement en un temps et destinée au tir d'une cartouche de petit calibre à percussion centrale. Comme pour le fusil Gras, la culasse mobile porte un obturateur, bloc portant l'extracteur mais en grande partie logé l'intérieur du corps de verrou, dont le pied de levier emplit toute l'échancrure latérale de la boite de culasse, semblable au Chassepot. Le canon est fait en deux parties emboîtées l'une dans l'autre, mais un certificat d'addition prévoit sa fabrication en une seule pièce. Le brevet de décembre 1881 est la description d'un fusil similaire encore plus proche du Gras, avec son obturateur largement hors du corps de culasse, mais d'un calibre plus important, « destiné à l'armement du bataillon scolaire de Paris ». Le canon, foré à environ dix millimètres pour une cartouche spéciale, est intérieurement doublé Extrémité du » canon » du fusil Combler permettant de voir l'embouchure de tôle, cloué sur le fin et n'enserrant pas le canon, et le guidon formant « crochet de faisceaux ». Canon et embouchoir sont peints en noir. d'un tube de cuivre soudé, dans le but de le rendre plus facile à nettoyer. Le dernier brevet Andreux, de juillet 1884, ne concerne qu'une méthode pour obtenir les pièces constitutives de ses fusils à partir de barres d'acier préformées au laminoir dans le but de diminuer l'usinage et donc leur coût, méthode applicable aux armes militaires. Les autres brevets de fusils scolaires Dans cette classe de brevets, on trouve des descriptions tellement diverses que nous les décrirons dans l'ordre chronologique de leur dépôt. Le plus ancien est le brevet Paz, de juin 1872, concernant un système de fusil d'instruction, dont le canon est en bois recouvert d'une mince feuille de tôle roulée. La culasse présente la particularité d'avoir le chien muni d'un levier latéral pour permettre de l'armer aisément, ce fusil étant, selon son auteur, une copie fidèle du fusil Chassepot, le chien muni d'un ressort assez fort n'était pas facile à manipuler par des mains d'enfant inexpertes. En fait, deux types de fusils sont décrits dans le brevet, l'un avec un percuteur épais et l'autre avec aiguille fine. Il est prévu que les fusils Paz soient munis d'un sabrebaïonnette à lame yatagan mouchée, réduction du sabre-baïonnette modèle 1866. Les parties métalliques de la culasse et de son boîtier sont en fonte malléable, il est probable que la baïonnette est aussi en fonte. Le fusil Tardif d'août 1872 n'est qu'un démarquage, à échelle réduite du Chassepot. Son seul intérét est d'avoir un canon en deux parties dont celle interne est démontable et prévue soit pour le tir d'une balle d'argile, et dans ce cas elle n'est constituée que d'une cheminée pour recevoir la capsule, ou pour le tir d'un « grain de plomb » ; elle est alors formée d'un tube au calibre du grain, terminé par une cheminée. La percussion de la capsule se fait par une enclume flottante, GAZETTE Des ARMES 1.1° 188
Marquage de boîte de culasse du fusil Garrigues. Cette inscription se retrouve sur la lame de la baïonnette et sur certaines médailles de sociétés de tir. On ne peut nier l'aspect revanchard qui présidait à l'instauration des Bataillons scolaires en lisant un tel ornement. On remarque aussi sur le pan supérieur l'imitation des poinçons de contrôle. en forme de diabolo, fixée dans le corps de la culasse mobile et frappée par le percuteur. Le brevet Huart est de décembre 1872. Il décrit un fusil dit « fusil inoffensifs, à culasse mobile et système de détente fonctionnel, comme le fusil Chassepot. Le bruit du tir est obtenu par le choc de la tête de culasse contre le bouchon qui obture le canon formé d'un tube de fer. Les garnitures de ce fusil étaient prévues en tôle fine ; toutes les parties métalliques étaient peintes en noir. D'autres brevets nous faut laisser s'écouler presque dix ans pour avoir la chance de trouver d'autres brevets au sein des archives de l'INPI. Ce qui nous fait presqu'arriver à la date du dépôt de la loi, ou tout au moins à une époque où le projet du décret était déjà sur le bureau du Ministre, ce qui, de nos jours, serait probablement appelé « délit d'initié 0, Le premier d'entre eux est celui de Francisque Nicolas, attribué en mai 1882.11 s'agit là encore d'un fusil tirable, avec culasse à rampe hélicoïdale permettant l'armement en un temps, mais le chien a encore l'aspect massif de celui du fusil Chassepot. La munition n'est pas connue, elle était probablement du type Flobert. Le percuteur est très massif et, semble-t-il, prévu pour une percussion centrale. La particularité de ce fusil est l'existence d'un extracteur demi-lune semblable à celui que l'on trouve sur les carabines de tir de qualité moyenne. Le canon est prévu pour recevoir un sabre-baïonnette qui n'est malheureusement pas décrit. Nous passerons rapidement sur le fusil Griveau, de mai 1882, qui n'est qu'un assemblage de bois et de fonte en forme de fusil destiné uniquement au maniement d'arme, et lui aussi destiné à recevoir une épée-baïonnette semblable au modèle 1874. La culasse mobile de ce fusil est en trois parties dont un percuteur massif vissé dans sa partie arrière. Le dessin joint au brevet est malheureusement peu détaillé et ne permet pas de préciser l'aspect de l'arme, s'il y en eut une de fabriquée. On sait seulement que la hausse et les garnitures sont simulées. Nous ferons de même pour le fusil Faubreton, breveté en juin 1883, fusil inoffensif en bois imitant le fusil Gras, avec pièces de culasse en cuivre et bois dur ; il est possible de lui faire détonner une capsule placée sur un clou dans l'axe du canon. En juin 1883, Garrigues dépose son premier brevet, pour un « fusil scolaire à mouvement ». Il s'agit en fait d'un fusil tout en bois, y compris la culasse mobile. En juillet 1883, Combier, de Valence, décrit à son tour un fusil tout en bois que l'on pourrait croire copié sur celui de Garrigues. La seule différence consiste en une collection de # guidons faisceaux 0, crochets de. farines diverses destinés à la formation des faisceaux, et la possibilité de recevoir une hausse à curseur en tôle. Par certificat d'addition de juillet 1884, Combier détaille un fusil scolaire à culasse semi-mobile dont le chien est rappelé par un ressort. Un système de détente proche du modèle militaire sert à faire fonctionner cette culasse. Une autre addition décrit un fusil Combier dit numéro 2, extrême simplification de l'addition précédente. GAZETTE DES ARMES ri'188 15



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