Gazette des Armes n°188 avril 1989
Gazette des Armes n°188 avril 1989
  • Prix facial : 30 F

  • Parution : n°188 de avril 1989

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (204 x 283) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 67,1 Mo

  • Dans ce numéro : antiterroristes vénézuéliens, les armes de la guerre sainte.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Après la désastreuse guerre de 1870 qui a entraîné la chute de l'Empire, un état d'esprit revanchard s'est installé dans tout le pays. Dès 1871, des lois militaires ont été promulguées ; elles instauraient un entraînement militaire à l'école pour les élèves d'au moins douze ans. Cet état d'esprit a culminé, en 1882, lorsqu'a été publié le décret du 6 juillet, relatif à l'instruction militaire et à la création des bataillons scolaires dans les établissements d'instruction primaire ou secondaire. C'est la première fois qu'un environnement légal, strictement défini, était donné à ce qui était déjà, depuis plus de dix ans, appelé les. bataillons scolaires ». Si l'on peut se permettre d'épiloguer sur leur histoire, on peut dire que, sauf dans de rares cas, ils n'ont pas longtemps survécu au décret. Il est pratiquement certain que, près de dix ans après leur instauration officielle, ils étaient tombés en désuétude et, dans un certain nombre de grandes villes, il leur avait été substitué des associations de tir scolaire. Dans ces sociétés, destinées A promouvoir le tir dans un nombre important d'établissements scolaires, souvent avec le concours de la force militaire, la base de la forma- tion dispensée par les bataillons scolaires, à savoir l'école du soldat, n'était plus assurée. Les fédérations de tir n'avaient jamais été très militaristes », même si à l'époque les adultes utilisaient couramment, pour leurs concours, des armes réglementaires issues de manufactures d'Etat et fabriquées spécialement pour ces dites sociétés, mais non matriculées sinon au sein de la société. Les jeunes, pour les habituer à ces mêmes armes, étaient armés de réductions approximatives des Lebel, Berthiers voire Mauser, le plus souvent chambrés en 6 millimètres ou en.22 short. Mais cela est une autre histoire qui nous a déjà été contée, avec talent, dans d'autres numéros de la Gazette, sous la plume de G. Cunnington. L'embouchoir et le tenon de baïonnette du fusil Garrigues. On est loin du tenon d'un fusil Andreux. La baïonnette est marquée sur la lame : « Qui vive 1 France » l'autre plat porte la même inscription que le boîtier de culasse. Pour pouvoir essayer de s'y retrouver parmi les divers modèles de fusils scolaires employés entre 1871 et 1890, il nous semble logique de commencer par passer en revue les divers brevets qui ont pu être déposés pendant cette période, ceuxci représentant la source officielle la plus sûre, à défaut de toute autre information. Les brevets pour des fusils scolaires Dès 1871, soutenu par les lois militaires, un certain nombre d'inventeurs avait, sinon fabriqué, du moins déposé des brevets pour des armes dites scolaires. Pendant la période qui nous intéresse, à savoir entre 1871 et 1890, ce ne sont pas moins de seize brevets qui furent déposés, tous étant encore de nos jours disponibles auprès des services de l'Institut National de la Protection Industrielle à Paris. Il est entendu que ces seize brevets ne se rapportent qu'à des armes décrites par leurs auteurs comme fusil d'instruction », fusil des écoles » ou fusil scolaire ». Il est vraisemblable que dans la masse des autres brevets d'armes déposés pendant la même période, plus de trois cents par an en moyenne, dorment encore d'autres descriptions de fusils destinés à l'usage des bataillons scolaires officiels ou créés localement dans nombre de petites localités auxquelles les dispositions du décret n'accordaient pas la possibilité d'avoir un bataillon à statut officiel, reconnu et soutenu par l'Armée. Culasse du fusil Combier, mettant en évidence les détails de fixation et l'aspect de la culasse mobile, le canon, simple baguette de bois collée et la hausse, plaque de fer découpée en coeur. GAZETTE DES ARMES N°.188
Quelques fusils scolaires Andreux. En haut, fusil type Chassepot, avec son sabrebaïonnette. On voit la goupille maintenant le canon en plein milieu du bois, derrière la grenadière. Au milieu, fusil Gras du bataillon scolaire de Paris, avec sa baïonnette ; on remarque que l'embouchoir est simplifié. En bas, fusil Gras scolaire de Sedan, avec sa baïonnette de type.‘ Kropatcheck » à dos de poignée droit. Ce fusil a conservé sa bretelle. Hormis le pontet et la culasse, les parties métalliques sont bronzées. On remarque la ressemblance importante de ces fusils avec leurs modèles réglementaires, Chassepot et Gras. Ces différents brevets permettent de définir globalement trois catégories de fusils : les fusils de maniement, en bois ou en bois et tôle qui ne permettent au mieux que l'école du maniement d'armes et parfois la manipulation d'une culasse mobile simplifiée. Une seconde catégorie est constituée d'armes de meilleure figure, avec canon « fonctionnel « permettant de faire détonner une amorce de chasse pour simuler le tir. Enfin, la dernière catégorie est représentée par des copies de taille réduite du fusil en service, Chassepot puis Gras, permettant le tir d'un projectile, balle de terre cuite ou de cire, fléchette, voire cartouche Flobert. Cette dernière série d'armes est aussi destinée au marché de l'arme dite de salon, ce qui correspondait à l'époque à nos petites carabines dites de foire et à certaines carabines de calibre.22 long rifle. Parmi tous ces déposants, un nom revient souvent : Andreux à Paris, qui a déposé à lui seul cinq brevets, puis vient Garrigues, de Toulouse, qui n'en a déposé que deux puis, dans l'ordre de dépôt, Paz, Tardif, Nicolas, Griveau, Faubreton, Combier, Huc et Chalons. Encore faut-il préciser qu'une procédure permet de décrire, à moindres frais, plusieurs inventions et que nos armuriers ne s'en sont pas privés : le certificat d'addition à un brevet principal. Très souvent ces certificats, dont le dépôt coûtait moins cher que le brevet principal, ont permis à l'inventeur de décrire une deuxième, sinon une troisième arme. Un des inventeurs semble avoir simplement plagié au moins un de ses prédécesseurs, probablement dans l'espoir de toucher des royalties après fabrication et certainement maintes plaidoiries, tant son brevet semble être du déjà lu sous la plume d'un autre. Il est possible de décrire brièvement certains de ces brevets, dans le but de permettre à l'amateur de pouvoir, peut-être, reconnaître une arme en sa possession. Brevets Andreux Il s'agit généralement d'armes de bonne facture pouvant entrer dans la deuxième ou troisième catégorie. Le premier brevet est d'avril 1872 et concerne un fusil scolaire Chassepot prévu pour tirer une cartouche à corps de carton et culot de laiton. Pour ce faire, la culasse mobile se prolonge d'un cône qui pénètre dans le tonnerre où il maintient la cartouche en place. Il n'y a aucun dispositif prévu pour ôter du canon les résidus de la cartouche après le tir, mais cela n'a pas grande Côté droit de la culasse du fusil Garrigues. Il n'y a pas d'erreur, Victor Garrigues en est bien l'inventeur !... la hausse à planchette est relevée pour un exercice de tir à sec ». 13



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