Gazette des Armes n°111 novembre 1982
Gazette des Armes n°111 novembre 1982
  • Prix facial : 16 F

  • Parution : n°111 de novembre 1982

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (204 x 293) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 53,4 Mo

  • Dans ce numéro : le fusil de trois lignes, modèle 1891, alias « Mossine-Naganr ».

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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28 pistolet à crosse adaptable Stechtkine, les pistolets mitrailleursL.F. 57 (italien), U.Z.I. 9 mm (israélien), les fusils d'assaut A.K. 47 Kalaschnikov (russe), M. 16 (U.S.) ou F.A.L. (belge), les mitrailleuses M.G. 42 de 7,62 mm ou Browning de 12,7 (U.S.). Ils disposent aussi de lance-roquettes R.P.G. F.V. (russe), de mortiers de 60, de 81 Brandt ou 82 (chinois) et de grenades antichars B.61 (russe). Les "Katangais" portent sur l'épaule gauche un insigne en toile bleu roi avec une tête de tigre stylisée. Ils sont coiffés d'un chapeau typique en forme de cloche ou d'un béret. Leurs bataillons portent des noms symboliques : les "éléphants", les "lions", les "diables"... Toutes les habitations de Kolwezi ont été pillées. Il n'y a plus ni eau, ni électricité et on ignore combien d'Européens et d'autochtones ont été massacrés. Le saut La première vague est donc larguée le 19 à 15 h 30. Elle compte un P.C. réduit et trois compagnies qui vont passer à l'action dès le regroupement au sol terminé. 50% des hommes tombent en dehors de la zone de saut. 6 hommes sont blessés par les tirs d'armes automatiques rebelles, l'un d'eux sera retrouvé tué. Des termitières de plus de 2 mètres parsèment le terrain et la végétation dense et haute, l'herbe à éléphants, gêne considérablement la visibilité et par là même le regroupement. Après des combats de rue menés dans les règles de l'art, les légionnai- Si plus de 1000 armes furent récupérées, un tonnage important de munitions les accompagnait. Comme il est de règle en Afrique, les rebelles qui disposaient d'un approvisionnement considérable en munitions l'utilisèrent abondamment, formant parfois des -boules de feu- impressionnantes mais d'une efficacité relative. Souvent, après avoir vidé le chargeur, l'arme était jetée purement et simplement par son utilisateur qui reprenait ainsi toute sa mobilité... (Photo E.C.P. armées.) Pistolet mitrailleur LF 57 fabriqué par Franchi en Italie. Cette arme au calibre 9 mm possède une crosse rabattable et mesure en position de transport 419 mm. De fabrkation simple, le P.M. LF 57 pèse 3,17 kg sans chargeur. L'alimentation s'effectue avec chargeur droit de 20 ou 40 cartouches. La cadence de tir théorique est de 500 coups/minute. Vendu essentiellement à l'exportation, ce P.M. a été commandé en petit nombre par la marine italienne au début des années soixante. (Photo E.C.P. armées.) res réussissent à occuper l'ancienne ville dans la soirée mais ils ont des difficultés pour prendre pied dans la nouvelle ville et la cité Manika. Partout, des cadavres en putréfaction jonchent le sol. Toutefois, à la tombée de la nuit, plusieurs dizaines d'otages séquestrés par les rebelles fanatisés ont pu être libérés dans des conditions parfois miraculeuses. Le sort des survivants dépend de la rapidité de l'opération. La seconde vague Vers 18 heures, moment où tombe brutalement la nuit tropicale, la deuxième vague arrive au-dessus de l'objectif. Pour éviter de nouvelles difficultés dues à l'obscurité, le colonel Erulin décide de reporter son largage au lever du jour le lendemain. Ce détachement, qui comprend la 4e compagnie, la section d'éclairage et de reconnaissance (S.E.R.), la section de mortiers de 81 et le reliquat du P.C., soit environ 250 hommes, a été transporté, pour gagner du temps, de Kinshasa à Kamina par un DC 10 d'Air Zaïre peu après le décollage de la première vague. Arrivé sur cette base vers 16 heures, il a eu du mal à débarquer car l'aéroport ne dispose pas de passerelle de débarquement pour ce type d'appareil dont la porte est à plus de 5 mètres au-dessus du sol. Finalement, grâce à l'engin de levage d'un entrepreneur belge, le matériel peut être déchargé et les passagers quittent l'avion en empruntant une échelle de peintre hissée sur la passerelle habituelle. Les préparatifs en vue du saut commencent aussitôt et, vers 17 heures, les hommes peuvent embarquer sur les appareils revenant de Kolwezi qui redécollent peu après. Mais, comme nous l'avons vu plus haut, le saut étant reporté, les avions iront se poser à Lubumbashi, plus proche que Kamina de l'objectif. Le 20 mai, vers 6 h 30, cette seconde vague saute à son tour sur Kolwezi. Déroulement de l'opération Pendant toute la nuit, à Kolwezi, les combats se sont poursuivis permettant de prendre pied dans la nouvelle ville et la cité Manika. La prise des garages de la Gecamines permet la récupération de véhicules qui offriront davantage de mobilité aux compagnies. Le largage d'une partie de la deuxième vague (4e compagnie) à la lisière est de la ville, à l'aube du 20, permet de prendre à revers la nouvelle ville qui est totalement contrôlée en fin de matinée. Pendant ce temps, un bataillon de para-commandos belges, amené sur la base de Kamina par cinq Hercules
A la découverte d'un Heckler und Koch 21, version F.M. du G 3. A l'hôtel Impala, les armes récupérées sont si nombreuses que l'on marche dessus comme le légionnaire qui figure sur notre document. Derrière lui ; un canon sans recul de 106 mm qui sera remis par la suite à l'armée zaïroise, comme les mortiers rangés pêle-mêle en compagnie de Mauser 98 K bien entendu ! C 130 de la force aérienne belge, atterrit sur le terrain d'aviation maintenant tenu par le 311e bataillon parachutiste zaïrois. Les bérets rouges belges vont assurer l'évacuation de tous les Européens jusqu'au soir du 21. Des centaines d'armes trouvées près des rebelles abattus ou dans des caches sont récupérées et s'amoncellent au motel Impala devenu le P.C. du colonel Erulin. Dans l'après-midi, le R.E.P. s'empare de la zone minière de Métal-Shaba tenue par 200 "Katangais". Au cours des combats qui se déroulent à la grenade, au lance-roquettes et même à l'arme blanche, le sergent-chef Daniel est tué. Le 21 mai et les jours suivants En cette journée de dimanche, tandis qu'une noria d'appareils C 141 de l'U.S. Air Force continue d'acheminer, via Dakar, les véhicules du régiment sur Lubumbashi où s'installe sa base, les bérets verts entreprennent la fouille de la ville et le nettoyage des cités périphériques. Avec l'arrivée progressive de leurs véhicules, opérant par petits commandos motorisés transportés par camions et précédés de Jeeps armées, les légionnaires vont s'emparer progressivement des cités satellites. Les combats se déroulent le 22 puis le 25 à Kapata, le 23 et le 26 à Luilu où un légionnaire est tué, et à Kamoto. Le 23, la S.E.R. fait mouvement sur Les légionnaires capturèrent de nombreux P.M. M 3 "Pomp Grease- qu'ils appelaient G.M.C. (référence aux lettres portées sur l'arme, initiales du constructeur : la fameuse General Motors Compagnie. Le P.M. M 3 apparu fin 1942 est toujours en service dans de nombreuses armées. Le M3 existe en deux calibres, le.45 comme sur notre document et le 9 mm Parabellum. Une chambre de l'hôtel Impala à Kolwezi en mai 1978. Kalaschnikov, Simonov et R.P.D. sont stockés là en compagnie d'inévitables Mauser 98 K. Les légionnaires utilisèrent certaines armes récupérées, en particulier les chefs de groupe ou de section qui appréciaient particulièrement le P.M. U.Z.I. israélien pour sa faible masse et son encombrement minimum. Toutefois, cette utilisation d'armes récupérées fut limitée. (Photo E.C.P. armées.) (Photo E.C.P. armées.) Lisaki pour y rassurer les Européens et s'installe au pont de Lualaba, sur la route de Lubumbashi. Autour de Kolwezi, les raids sont menés sur les axes de fuite des rebelles pour tenter de retrouver les Blancs qui auraient pu se réfugier en brousse ou leur fausser compagnie. Le 27, la l re compagnie fait mouvement sur Lubumbashi où la rejoint le lendemain une partie du régiment qui a laissé à Kolwezi sa 3e compagnie et la section de 81. La mission du 2e R.E.P. est achevée. Il a assuré le sauvetage de quelque 2 000 Européens et affirmé par sa présence la détermination de la France de protéger ses ressortissants. Ses pertes s'élèvent à 5 tués et 20 blessés, mais son bilan est éloquent : 250 rebelles tués, 2 A.M.L. détruites, plus de 1000 armes récupérées dont 4 canons sans recul, 15 mortiers, 21 lance-roquettes, 10 mitrailleuses, 38 fusils mitrailleurs. Le 6 juin, un défilé triomphal et... folklorique a lieu, en présence du président Mobutu, dans les rues de Lubumbashi. Une force interafricaine, constituée par des unités marocaines, sénégalaises, gabonaises et togolaises, vient relever le régiment qui embarque partir du 7 juin sur onze C 141 de l'U.S.A.F. Les Jeeps et les camions, laissés sur place, sont pris en compte par le contingent africain. Le 16 juin, le régiment au complet est regroupé à Calvi. Fidèle à ses anciens qui combattirent en Indochine et en Algérie, il obtient une nouvelle citation à l'ordre de l'armée. "More Majorum", dit la devise gravée sur le monument aux parachutistes de la Légion étran- gère ramené de Sétif à Calvi. (Voir encadré page suivante.) Sources bibliographiques : - P.Sergent : la Légion saute sur Kolwezi, Presses de la Cité, 1978 ; - Colonel P.Erulin : Zaire, sauver Kolwezi, éditions Eric Baschet, 1979 : - Revues diverses, dont Air Fan, n°4, et Képi blanc, n°371. 29



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