Gazette des Armes n°101 janvier 1982
Gazette des Armes n°101 janvier 1982
  • Prix facial : 15 F

  • Parution : n°101 de janvier 1982

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (204 x 293) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 54,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... la carabine Steyr-Mannlicher, modèle sport.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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18 A la manufacture de Klingenthal 23-9-1802 à 1820 1821 Total Sabres : — De cavalerie de ligne 15 220 15 220 — De cavalerie légère 28 090 8 000 36 090 — D'infanterie 34 510 6 000 40 510 — De dragons 7 300 7 300 Fourreaux de rechange : — De grosse cavalerie 2 403 2 403 — De cavalerie légère 1 546 1 546 Sabres : — D'infanterie extraordinaire an XI 446 446 — De cavalerie légère modèle an XI 84 281 84 281 — De dragons (idem) 36 292 36 292 — D'infanterie (idem) 300 985 300 985 — D'infanterie garde impériale 11 317 11 317 — De grosse cavalerie modèle an XI 29 669 29 669 — De grenadier à cheval, garde impériale 381 381 — De chasseur à cheval, (idem) 254 254 Lances 31 262 4 000 35 262 Pertuisanes (expositions de porte-aigle) 402 402 Sabres : — De bord no 102 1 102 — De carabinier (modèle pour le musée de l'artillerie) — De gardes du corps 1 598 1 598 — D'artillerie 18 581 18 581 Fourreaux d'acier 16 800 3 000 19 800 Haches de campement 20 000 4 000 24 000 Total 642 440 25 000 667 440 Dans ces fabrications ne sont pas comprises les baïonnettes dont la manufacture avait le monopole et qui étaient réalisées sur la base de 35 000 par an à partir de 1788 et 60 000 à partir de 1810, ni les lames de sabre dont elle était tenue d'en envoyer, jusqu'en 1818, la moitié de sa production à la manufacture de Versailles. En plus de ces fabrications, Klingenthal a réalisé : — 6 000 sabres-baïonnettes en 1847 ; — 3 500 sabres de cavalerie en 1851 ; — 3 500 sabres de cavalerie en 1852 ; — Des cuirasses de cavalerie en nombre indéterminé jusqu'en 1827 ; — 19 000 cuirasses de cavalerie et de sapeurs en 1827 et 1834. Maison où habitaient les trois capitaines contrôleurs des fabrications et magasin. Extrait de l"'Etat général des armes blanches et des lances fabriquées dans les manufactures de Versailles, Klingenthal et Turin, depuis le le'vendémiaire an XI (23 septembre 1802) jusqu'en 1821" (Archives de l'artillerie. Service historique, dossier 4 f44) Notes : (*) "La Manufacture de Klingenthal, 1730, 1836, 1962". Carnets de La Sabretache no 22, 1974. (**) La monarchie française, avant 1730, tirait principalement ses armes blanches de la manufacture de Solingen, alors au Duché de Berg, aujourd'hui en Rhénanie (Ruhr). Quand l'Alsace devint française, sous Louis XIV, à la suite du traité de Westphalie en 1648 par lequel se terminait la guerre de Trente ans, le Roi décida qu'une manufacture d'armes blanches serait établie dans le pays, près de la nouvelle frontière afin que les armes fussent à la portée des troupes en cas de besoin. (1) Sous le prétexte que la proximité des frontières rendait l'exploitation des manufactures de Charleville, Maubeuge, Mutzig et Klingenthal incertaine en cas de conflit, le gouvernement avait décidé, en 1830, la fermeture de ces manufactures. La maréchal Soult qui possédait des aciéries dans le département du Tarnavait proposé, sans succès, ses aciers à la manufacture de Klingenthal et en avait conçu de la rancune, ce qui accéléra la désaffection de la manufacture qui devait cesser de travailler pour le gouvernement le 1er janvier 1833. (2) Molsheim. Le 1er septembre 1806, Jacques Coulaux louait pour le compte de Coulaux Frères une fabrique de garance qu'il transformait en aiguiserie et forerie. En 1817, il y installe un atelier de grosse quincaillerie, auquel fut ajouté en 1826 un atelier de fabrication d'acier fin destiné au commerce. (3) Gresswiller. Le 2 juillet 1813, Jacques Coulaux acheta un moulin à trois "tournants" pour y installer un atelier de fabrication de matériel annexe, nécessaire aux armes blanches et aux articles de grosse quincaillerie, un laminoir pour la fabrication des cuirasses. (4) La manufacture proprement dite, avec le sol portant 89 maisons d'ouvriers, fut estimée à la somme dérisoire de 119 155 F, le bâtiment de l'inspection à 4 200 F et 3,53 ha de champs et jardins à 14 840 F. (5) L'ingénieur, puis contrôleur d'armes, Alphonse Chassepot y réalisa en 1866 les premiers fusils à aiguille. (6) M. Luis Noetinger, le directeur général de la société, y était entré en 1890-1892 ; expulsé de Molsheim en novembre 1940 par les Allemands, il est décédé en 1941 à Marseille. (7) Certificat en date du 6 décembre 1866 constatant que la S.A. Coulaux et Cie a été radiée du registre de commerce de Saverne pour les usines qu'elle exploite dans le ressort dudit greffe, notamment Mutzig, avec effet du 31 décembre 1865. (8) Ces souvenirs sont encore, en 1980 : la grande maison, en face de l'église, qu'on appelle "le château", construite en 1732, qui servait de résidence à Anthes et à ses successeurs. Transformée et embellie en 1858 par les Coulaux qui y habitèrent jusqu'en 1871, elle fut vendue en 1900 à Charles et Paul Appel, pillée en 1940 et remaniée en 1947 en "Hôtel du château" ; la belle maison construite sur la rive droite de l'Ehn pour l'inspecteur de la manufacture, qui fut vendue peu après la suppression de la manufacture en 1835 et revendue en 1900 pour devenir I"'Hôtel du Parc" ; enfin, entre les deux routes de Sainte-Odile et de Grendelbruch, la longue maison construite vers 1830, habitée par les trois capitaines contrôleurs et servant aussi de magasin, occupée actuellement par la colonie de vacances "Belle-Mine" (pour les enfants de mineurs) et, à proximité, les maisons, les deux anciens ateliers au pignon orné d'une cuirasse en pierre, achetés par la Coopérative de Strasbourg pour y installer la colonie de vacances "Sans Souci".
travail. La marque "Coulaux" ayant en tête une couronne princière, ou la mention illustrée "Au Coq" pour l'outillage, fit prime en France et à l'étranger jusqu'en 1940. Quatre mois avant la guerre francoallemande de 1870, la manufacture impériale d'armes de Mutzig fermait définitivement ses portes. Le matériel, en grande partie racheté par l'Etat, fut transféré à Saint-Etienne et à Tulle. Un bon nombre des ouvriers durent prendre le même chemin, d'autres les ayant déjà précédés à la manufacture d'armes de Châtellerault. Devenue, en 1870, propriété de MM. Debenesse et Sutterlin, la manufacture de Mutzig, spécialisée dans l'outillage et les articles de ménage, fut mise en liquidation judiciaire à la suite de mauvaises affaires, et achetée par une société allemande. Cette dernière la revendit à la société de grosse quincaillerie Mutzig-Framont, spécialisée dans l'outillage. Elle fut ensuite rachetée par les établissements Coulaux. En 1874, Sutterlin et Lippmannobtinrent par adjudication publique l'entreprise de la manufacture de Saint- Etienne du l er avril 1874 au 1er janvier 1884. La période qui suivit la guerre francoallemande de 1870 fût extrêmement pénible pour Charles Coulaux, tiraillé entre ses sentiments patriotiques et la nécessité de conserver ses usines pour procurer du travail à ses nombreux ouvriers. Les établissements Coulaux n'avaient jamais cessé de fabriquer des armes blanches militaires ou du commerce pour lesquelles la petite aciérie de Baerenthal (Moselle) fournissait un acier spécial pour épées et fleurets d'escrime. Pendant l'occupation allemande et après le rattachement de l'Alsace- Lorraine à l'Empire allemand, les fabrications continuèrent : faux, outils tranchants, limes, etc. pour le commerce, ainsi que des baïonnettes pour l'armée allemande et des armes d'escrime et armes blanches pour l'étranger. La société Coulaux resta française, établissant sa comptabilité en francs et non en marks, et recevait des commandes officielles françaises telles que celle de 1910 pour la fourniture de 133 sabres par an pour l'Ecole navale. Lors de la crise économique qui suivit la Guerre de 1914- 1918, les commandes diminuèrent ; les installations se prêtaient mal aux procédés modernes de fabrication. Presque tout le travail réalisé sous la forme artisanale et la direction furent transportées à Mutzig et à Molsheim. Charles-Louis Coulaux mourut en 1887 et son fils Julien (IV), le dernier du nom, lui succéda jusqu'en 1925 (6), année de son décès et époque où les Ateliers et Forges de Firminy, qui devinrent Marine-Firminy, lui achetèrent la majorité des actions de la société Coulaux, avec les marques qui n'avaient jamais cessé d'appartenir à l'affaire à majorité Sabre (Premier Empire) marqué "Garde impériale de la ville de Strasbourg". "Couleaux Frères" et de l'autre côté de la lame "Manufacture de Klingenthal". (Collection Charles Marchai.) familiale. La société familiale Coulaux Frères devint la société anonyme des établissements Coulaux et Ce dont le siège social réside à cette époque à Montbrison (Loire) et la direction générale à Paris. Le nom de Coulaux resta représenté sur le marché français jusqu'en 1962 pour les établissements Coulaux et Cie (société anonyme au capital de 1 075 000 F) qui possédaient des usines de laminé à froid et d'outillage à Molsheim, Mutzig, Gresswiller, Klingenthal. En 1945, ces établissements présentaient une liste et des tarifs de lames de sabres et des fourreaux en solde en leurs magasins de Mutzig ; les établissements Balp, manufacture générale d'armes (fondée en 1830) à Saint-Etienne, étaient de leurs clients. La société fait encore travailler au Klingenthal sous la forme artisanale, mais de tout le brillant passé il ne reste que trois martinets pour la forge des faux et des faucilles. En 1955, il n'y avait plus qu'une dizaine d'ouvriers. Le 1er février 1962, le journal les Dernières Nouvelles de Strasbourg annonçait la fermeture définitive de la fabrication des faux Coulaux à Molsheim, Mutzig et Klingenthal. Mais les usines continuèrent à travailler en fabriquant en outre des scies circulaires et ce jusqu'en mars 1966, date à partir de laquelle les usines de Mutzig cessèrent toute activité (7) ; seule l'usine de Gresswiller continua à fonctionner jusqu'en 1968. Les bâtiments de Klingenthal furent vendus vers 1962 et trouvèrent d'autres utilisateurs. De l'ancienne splendeur de Klingenthal il ne reste que quelques souvenirs (8). Bibliographie-Sources : - Méthodes et techniques industrielles expérimentées ou appliquées à la manufacture royale d'armes blanches de Klingenthal de 1730 à 1836, par Mlle Ch. Lacombe, du Laboratoire central de l'armement, Paris, Imprimerie nationale, 1968. - L'Histoire des fabriques d'armes de Klingenthal et de Mutzig, Roland Darge, directeur général adjoint des établissements Coulaux à Mutzig, conférence faite à Molsheim le 30 avril 1952. - Le Klingenthal et sa manufacture d'armes blanches, Pierre Appell, éditions de l'Académie d'Alsace, Colmar, 1957. - Renseignements fournis par le service juridique du groupe Marine-Firminy de la S.A. Creusot- Loire, groupe Marine-Schneider à Firminy. - Renseignements et gravure de la manufacture de M. R. Dellenbach, historien à Klingenthal. - Renseignements généalogiques par M. l'Ingénieur-général de l'Armement R.-A.-A. Sutterlin. 19



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