Gaumont Pathé ! Le Mag n°214 mars 2013
Gaumont Pathé ! Le Mag n°214 mars 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°214 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : SEC Colisée

  • Format : (176 x 250) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 7,8 Mo

  • Dans ce numéro : Jappeloup.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mars PASSION CINEMA GUILLAUME CANET « Ce film est tel que je l’avais rêvé : une aventure sportive émaillée d’histoires humaines très fortes » Pour en savoir plus sur l’histoire du film, rendez-vous p22. G uillaume Canet renoue avec son passé de cavalier en tant que scénariste et acteur principal de Jappeloup. S’inspirant librement de l’histoire du cavalier Pierre Durand et de son cheval, il signe un film très personnel. - Propos recueillis par Anne Castel © Jérôme Prébois 10 Les CinEmas Gaumont ET PathE / LE MAG cinemaSgaumontpathe.com rejoignez-nous sur
01/ Comment êtes-vous devenu scénariste de ce film ? Depuis plusieurs années on me parlait de l’histoire de Jappeloup. Je savais qu’elle était cinégénique, mais j’avais quelques réticences puisque j’avais tiré un trait sur l’équitation. Un jour, Mario Luraschi, cascadeur équestre que je connais bien, m’a laissé un message pour me dire qu’il voulait me présenter son ami Pascal Judelewicz. Passionné par le sujet, ce producteur rêvait de faire ce film depuis 1995. Il a éveillé ma curiosité, j’ai mis le doigt dans l’engrenage. 02/ Vous vous êtes librement inspiré de la vie du cavalier Pierre Durand, mais n’est-ce pas votre film le plus personnel ? D’ailleurs, vos propres vidéos familiales étoffent la jeunesse du héros… C’est vrai… Les Petits Mouchoirs était personnel mais pas autant que Jappeloup qui raconte une grande période de ma vie. Il y a des points communs entre la vie de Pierre et la mienne. Sa volonté d’arrêter la compétition en laissant un père passionné ne m’était pas étrangère. À 18 ans, j’ai eu beaucoup de mal à dire à mon père, éleveur de chevaux, que j’arrêtais tout pour devenir acteur. J’ai eu envie d’en parler. Cela a été assez agréable pour moi d’écrire les discussions entre père et fils, c’était un clin d’œil à celles que j’ai eues avec mon propre père. C’est une façon pour moi d’adresser un message à mes parents pour les remercier de leur intelligence, leur générosité, leur confiance, leur soutien. 03/ Vous abordez aussi la vie de couple, la paternité, des thèmes qui vous sont chers aujourd’hui… J’avais envie de parler de la maturité. J’approche la quarantaine, je vois les choses différemment, je relativise davantage, mes priorités changent un peu. La paternité change beaucoup de choses… 04/ Vous êtes un réalisateur émérite, n’avez-vous jamais envisagé de réaliser le film vous-même ? On me l’a proposé mais c’était impossible si je m’impliquais en tant qu’acteur. Comme je tenais à assurer les scènes à cheval, cela demandait un travail important. Et j’avais une confiance totale en Christian Duguay, un cavalier émérite, ex-membre de l’équipe d’équitation du Canada. Avec lui, j’ai tout de suite accroché car nous avions la même vision, les mêmes envies. 05/ Avez-vous insisté pour que vos amis Marina Hands et Jean Rochefort, passionnés d’équitation, soient dans le film ? J’ai soufflé leurs noms… Lorsque j’écrivais le scénario, je pensais à Marina pour le personnage de Nadia, la femme de Pierre Durand. C’est une immense actrice, une grande cavalière et mon premier amour… Nous avons grandi ensemble et participé aux championnats de France. En la rencontrant, Christian l’a trouvée parfaite pour le rôle. 06/ Etiez-vous déçu que Jean Rochefort ne puisse faire qu’une apparition ? Bien sûr… Mais il tournait en Espagne à ce moment-là. Ce clin d’œil était le minimum pour lui rendre hommage car l’aventure que je vis aujourd’hui, c’est un peu grâce à lui. Je l’ai connu, gamin, sur les terrains de concours. Et quand j’ai voulu devenir acteur, c’est lui qui m’a mis le pied à l’étrier pour mon premier film… 07/ Qui a eu l’idée de Daniel Auteuil pour incarner votre père ? Christian. Et j’ai adoré, je suis un grand fan. On s’est très bien entendus. Tourner avec lui a été un vrai bonheur. J’aimerais retravailler avec lui. 08/ Vous avez réalisé toutes les scènes à cheval… Comment vous êtes-vous préparé ? Pourquoi aviez-vous arrêté de monter ? Quand on a fait de la compétition, on n’est pas très friand de balades à cheval ! Avant le tournage, cela faisait vingt ans que je n’avais plus sauté des barres ! Je suis remonté à cheval seulement six semaines avant le début du tournage. Heureusement, nous tournions dans l’ordre chronologique, de la plus petite épreuve jusqu’aux JO, ce qui m’a permis de me remettre en selle tranquillement. 09/ Qu’avez-vous pensé du film ? Je l’aime beaucoup. Il m’a profondément ému. Il est tel que je l’avais rêvé : un genre de Rocky dans le monde du cheval, c’est-àdire une aventure sportive émaillée d’histoires humaines très fortes. Pour moi, c’est un grand film populaire, un vrai divertissement avec de beaux moments d’émotion. J’en suis fier. 10/ Est-ce exact que ce film vous a redonné goût à la compétition ? Tout à fait ! J’ai même acheté un cheval ! J’ai participé à une compétition en décembre, et je repars en concours ce week-end. Je saute moins haut que dans le film mais je vais remonter en niveau progressivement. Le but est de me faire plaisir et de revoir tous mes potes en concours. C’EST DIT ! © Emmanuelle Jacobson-Roques « Ce projet nous a permis, Guillaume et moi, de retrouver des souvenirs de jeunesse communs. Autant sur les compétitions que sur les rapports que nous entretenions avec nos pères. Dès le départ, nous avons vu le film sous le même angle et étions heureux de pouvoir partager notre expérience pour ce scénario. Nous nous sommes d’ailleurs beaucoup consultés pendant l’écriture. » Christian Duguay rejoignez-nous sur cinemaSgaumontpathe.com Les CinEmas Gaumont ET PathE / LE MAG 11



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