Gaumont Pathé ! Le Mag n°213 février 2013
Gaumont Pathé ! Le Mag n°213 février 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°213 de février 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : SEC Colisée

  • Format : (176 x 250) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : Hitchcock.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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FEVRIER PASSION CINEMA ERIC ROCHANT « Je voulais qu’on aime l’amour de mes deux héros » En 1989, Eric Rochant faisait des premiers pas prometteurs en réalisant le vibrant Un monde sans pitié. Cinq ans plus tard, il confirmait son talent avec un film d’espionnage passionnant : Les Patriotes. Avec Möbius, le cinéaste retrouve le genre mais s’est, cette fois, autorisé beaucoup d’audace. - Propos recueillis par Marie Portier Pour en savoir plus sur l’histoire du film, rendez-vous p28. © Marcel Hartmann 10 Les CinEmas Gaumont ET PathE / LE MAG cinemaSgaumontpathe.com rejoignez-nous sur
01/ Presque vingt ans après Les Patriotes, vous renouez avec le film d’espionnage. Pourquoi cet intérêt pour le genre ? C’est le monde du secret, des complots, des conflits. Un univers assez froid avec, malgré tout, de la vie en dessous. Il y a des enjeux importants, politiques et internationaux. C’est un monde dramatique, c’est pourquoi cela m’intéresse. Mais les deux films ne sont pas tout à fait pareils. Les Patriotes était un vrai film d’espionnage, Möbius est une histoire d’amour dans un contexte d’espionnage. 02/ Pourquoi avoir choisi de rajouter une intrigue amoureuse ? Ma référence est le film d’Alfred Hitchcock, Les Enchaînés, avec Cary Grant et Ingrid Bergman. Ce qui m’avait marqué dans ce film, c’est le fait que leur histoire d’amour est émouvante. Elle se passe dans le contexte d’une intrigue d’espionnage. Il y a de la tension et du suspense, et tout cela pèse sur la romance. Je voulais écrire une histoire dans la même veine, où on a peur que les protagonistes ne réalisent pas la nature de leurs sentiments et commencent à se détester. Le monde de l’espionnage, où tout le monde a plus ou moins une fausse identité, est propre à créer ce genre de quiproquo. Je voulais qu’on aime l’amour de mes deux héros, qu’on soit touchés et attendris quand ils sont ensemble. Afin qu’on ait peur que les forces en présence viennent détruire leur relation ardente et pure. 03/ Il fallait une alchimie entre vos deux acteurs. Comment les avez-vous choisis ? Jean Dujardin est arrivé le premier sur le projet. Comme je voulais faire un film qui sublime les sentiments et les personnages, il fallait une actrice qui permette au couple d’être glamour. Cécile de France m’a semblé parfaite. Mais le plus important, c’était que chacun des deux avait envie d’accepter le défi de cette histoire et des scènes d’amour sensuelles. Cela demandait à chacun de dépasser sa pudeur. Et pas seulement physique. Il leur fallait sortir de leur intimité et se mettre à nu. Et c’est cela le plus difficile pour un acteur. Mais ils m’ont fait confiance, ils ont vraiment eu envie de le faire. Et selon mes règles du jeu. 04/ Vous avez tourné dans différents pays et dans plusieurs langues. Etait-ce compliqué ? Ce qui était difficile, c’était de tourner dans des pays qui n’étaient pas ceux de l’action du film. L’intrigue se déroule à Monaco, Moscou et aux Etats-Unis. Or, nous avons tourné à Monaco, mais peu à Moscou et pas du tout aux Etats-Unis ! Nous avons installé nos caméras en Belgique et au Luxembourg pour les besoins de coproduction. C’était donc un peu compliqué de jongler avec tout cela. 05/ Avez-vous demandé à Jean Dujardin de suivre une préparation particulière pour être un espion russe crédible ? Il a pris des cours de russe, mais il est assez doué pour les langues. Il y a une scène de bagarre dans l’ascenseur, et comme les deux belligérants sont censés être aguerris aux techniques de combat des services secrets russes, j’avais demandé à Jean de se familiariser avec cette méthode d’attaque. Il a beaucoup travaillé la chorégraphie de la bagarre. Je voulais que cela fasse vrai. 06/ En quoi vous a-t-il le plus surpris ? Son côté humble et sa disponibilité au niveau du jeu. Tout en me proposant des idées. Et j’étais toujours à l’écoute de ses sensations. 07/ Quel a été votre principal défi sur cette aventure ? Que le public soit ému quand il doit l’être. Il faut que le spectateur comprenne tout et ne s’ennuie jamais. Qu’il ne puisse jamais sortir du film. 08/ Quelle a été la scène la plus compliquée à tourner ? Celle sur le yacht. Il faisait très beau, mais la mer était démontée. Du coup, tout le monde était malade ! Sauf moi, car garder l’œil vissé à la caméra m’a permis de ne pas avoir le mal de mer. C’était très rock’n’roll ! ILS ONT DIT ! © 2012 Recifilms / Axel Films / Les Productions du Trésor / Europacorp / France 3 Cinéma / Samsa Film Artemis Productions / Fabrizio Maltese « Après The Artist où on me demandait d’être expressif, je trouvais intéressant d’aller dans plus de retenue. Dans Möbius, c’est avant tout le réalisateur qui vient nous chercher avec sa caméra. C’est un film qui repose sur les échanges de regards : que ce soit dans l’intrigue d’espionnage ou dans l’histoire d’amour, on est toujours dans l’observation. » Jean Dujardin « Ce film est une très belle histoire d’amour qui se situe dans un cadre un peu hitchcockien et qui révèle une intrigue passionnante. On a vraiment envie de suivre les personnages et de savoir ce qui va se passer. Eric a imaginé un duo qui correspond à un code cinématographique très esthétique, qui fait référence à des couples qui sont entrés dans notre imaginaire et dans notre filmothèque idéale. » Cécile de France Pour plus de confidences en images d’Eric Rochant, flashez ce code… rejoignez-nous sur cinemaSgaumontpathe.com Les CinEmas Gaumont ET PathE / LE MAG 11



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