Gaumont Pathé ! Le Mag n°212 janvier 2013
Gaumont Pathé ! Le Mag n°212 janvier 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°212 de janvier 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : SEC Colisée

  • Format : (176 x 250) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : Django unchained.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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JANVIER PASSION CINEMA FABRICE LUCHINI « Je fais mes gammes de comédien avec ce magnifique texte de Molière » L’acteur a pris un plaisir particulier à jouer son texte préféré, Le Misanthrope, devant la caméra de Philippe Le Guay. - Propos recueillis par Marie Portier Pour en savoir plus sur l’histoire du film, rendez-vous p25. Myriam Touzé 12 Les CinEmas Gaumont ET PathE/LE MAG cinemaSgaumontpathe.com rejoignez-nous sur
01/C’est vous qui avez donné l’idée d’Alceste à bicyclette à Philippe Le Guay… Le scénario est totalement de Philippe, mais c’est vrai qu’il s’est inspiré de mon amour pour l’Ile de Ré, où je pars me reposer dès que j’ai un peu de temps à moi et, surtout, de mon obsession pour Le Misanthrope. Un musicien digne de ce nom s’impose d’écouter du Bach tous les jours, et bien moi, je fais mes gammes de comédien avec ce magnifique texte de Molière. 02/Qu’est-ce qui vous fascine particulièrement dans cette pièce ? J’aime la confrontation entre Alceste, qui veut à tout prix dire la vérité, même quand elle n’est pas bonne à dire, et Philinte, qui a compris qu’un grand esprit ne peut avancer que masqué. Surtout, je savoure la beauté de cette langue française, qui est malheureusement associée à quelque chose de prétentieux et d’intellectuel. Et Philippe a eu cette idée géniale de faire passer Le Misanthrope en contrebande, dans une comédie. 03/C’est vrai qu’Alceste à bicyclette n’est pas un film sur le théâtre. Il a évité de faire un film sur la pièce, car il faut bien l’avouer : le théâtre sur grand écran, c’est souvent ennuyeux ! Il a transposé la relation entre les deux personnages du Misanthrope dans une histoire d’amitié entre deux acteurs aux caractères et aux visions très différents. Du coup, on entend le texte de Molière autrement. Philippe Le Guay réussit à montrer le plaisir que représente la confrontation à cette œuvre, fondatrice dans la langue française. Les spectateurs sortiront avec le sourire aux lèvres, mais aussi le sentiment qu’on ne les a pas pris pour des idiots. 04/Le film sonne un peu comme le prolongement sur grand écran de votre travail sur scène. Voilà vingt ans que je joue les vulgarisateurs avec mes lectures de Céline, Philippe Muray et La Fontaine. Alceste à bicyclette aurait pu s’appeler Dans les chaussons de Fabrice ! Je ne fais ce métier que par passion, parce qu’il y a de la jouissance au bout pour le public. Je ne suis pas obsédé par les films. Je n’ai pas vocation à passer ma vie sur des plateaux. Je veux avoir le temps de me promener, de lire, d’écouter de la musique classique. 05/Etes-vous plus Alceste ou Philinte ? Je tendrais à être Philinte, l’homme qui dit la plus belle phrase du répertoire : « Je prends tout doucement les hommes comme ils sont. J’accoutume mon âme à souffrir ce qu’ils font. » Malheureusement, contrairement à lui, je ne prends pas les gens comme ils sont, j’ai tendance à vouloir les changer, je suis très tyrannique avec mes amis. 06/Avez-vous déjà joué Le Misanthrope ? Jamais ! C’est un vrai fantasme. Comme le film a été une formidable répétition, Philippe et moi avons décidé d’adapter Alceste à bicyclette sur scène. S’il est un joli succès dans les salles. C’est DIT ! « Fabrice Luchini est un inspirateur. J’ai puisé dans ce que je connais de lui, son amour des textes, et aussi cette tentation de misanthropie qu’il affiche parfois. Il est le pragmatique, moi l’indulgent. » Philippe Le Guay Myriam Touzé Sa belle histoire avec Philippe Le Guay > L’Année Juliette (1995) Le comédien apporte un beau mélange de loufoquerie et de candeur avec son personnage d’homme mal dans son couple, lâche et franchement mythomane. Pour échapper à sa compagne un peu étouffante, il s’invente une liaison avec une inconnue : une certaine Juliette dont il a emporté par mégarde la valise. Jusqu’au jour où il apprend que Juliette a disparu et qu’il devient suspect aux yeux de la police. > Le Coût de la vie (2003) Le réalisateur offre un rôle pas franchement sympathique à son acteur fétiche. Face à Vincent Lindon, qui campe un restaurateur avec le cœur sur la main, Fabrice Luchini incarne, avec une évidente jubilation, un type odieux et d’une radinerie exécrable. Une maladie qui le conduit sans cesse à chercher à se faire inviter à dîner et qui va provoquer la perte de l’amour de sa vie, pour avoir lésiné sur un cadeau. > Les Femmes du 6 e étage (2011) Le rôle le plus drôle de Fabrice Luchini devant la caméra de Philippe Le Guay. Il cabotine juste comme il faut, tout en déployant une belle émotion, dans le costume de Jean-Louis Joubert, riche agent de change. Dans les années 1960, il embauche une nouvelle femme de ménage espagnole. Il tombe sous le charme de cette jeune femme simple et courageuse. Et découvre la vie, pas toujours facile, des immigrées venues travailler comme bonnes à Paris. rejoignez-nous sur cinemaSgaumontpathe.com Les CinEmas Gaumont ET PathE/LE MAG 13



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