Gaumont Pathé ! Le Mag n°186 novembre 2010
Gaumont Pathé ! Le Mag n°186 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°186 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : SEC Colisée

  • Format : (176 x 250) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 10,1 Mo

  • Dans ce numéro : Douglas Kennedy, invité de la rédaction.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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INTERVIEW CROISEE• Éric Lartigau, le réalisateur, et Douglas Kennedy, l’auteur Lartigau/Kennedy : un duo gagnant L’un est écrivain, l’autre réalisateur, l’un est américain, l’autre français. Ce qui ne les empêche pas d’être sur la même longueur d’ondes. Rencontre. Pourquoi avoir accepté que votre roman soit adapté par un Français ? Douglas Kennedy : J’étais sûr qu’à la fin il y aurait une adaptation française ! Les Français sont sensibles… L’homme qui voulait vivre sa vie est assurément un roman que nombre de producteurs et réalisateurs, au fil des années, ont tenté de porter à l’écran. J’ai eu sous les yeux au moins cinq scénarios différents. Toutes les propositions que l’on m’a faites avant aux États-Unis étaient trop hollywoodiennes. Cela ne me plaisait pas, ils ne comprenaient pas l’esprit du roman, à savoir la quête d’identité. 16 La vidéo sur cinemapathe.com ou cinemagaumont.com LES CINEMAS GAUMONT PATHE Or, la façon dont on construit une identité est la façon dont on construit sa vie… Avez-vous travaillé ensemble sur le scénario ? D. K. : Absolument pas. Par choix, je suis resté totalement en dehors du processus. Je n’ai rencontré Éric que deux ou trois semaines avant le début du tournage… Je préfère cela. J’ai lu le scénario, vu ses autres films mais après, c’est son projet. Et puis faire un film, c’est une histoire en images et non en mots, ce n’est pas le même job ! Éric Lartigau : C’est un vrai luxe. Douglas a eu cette générosité de nous laisser nous approprier l’histoire. Et heureusement, parce que vous ne pouvez pas faire sans arrêt référence au livre. Cette histoire était en moi, ma préoccupation première était de retraduire les questions essentielles que Douglas abordait. CINEMAGAUMONT.COM r CINEMAPATHE.COM
Dans le roman, l’action se déroule aux États-Unis, dans le film elle est transposée en Europe. Pourquoi ce choix ? E.L. : Le choix s’est imposé de lui-même : je suis français. Et puis, la recherche d’identité décrite par Douglas est un thème universel. Comment ne jamais se poser la question de savoir qui nous sommes vraiment ? Pourquoi avoir changé la fin ? E.L. : Arriver à la même fin que Douglas en si peu de temps n’était pas plausible. Il me fallait une chute forte, où le héros pouvait trouver sa place, gagner sa rédemption. D. K. : La fin de mon roman est ironique puisque c’est un retour à la case départ. J’ai adoré la fin d’Éric, elle est choquante, glauque mais ça marche ! C’est la preuve qu’il a vraiment saisi mon œuvre, mon écriture. Car dans tous mes romans, je trace un chemin et puis, tout change et on part sur un autre chemin. Dans le film d’Éric, c’est la même chose… tout reste ouvert. –Marie Portier CINEMAGAUMONT.COM CINEMAPATHE.COM Nicolas Guiraud/2010 EuropaCorp/TF1 Films Production/Ciby 2000 En quoi Paul (Romain Duris) est-il différent de Ben et Sarah (Marina Foïs) de Beth ? « Je n’avais pas de vision nette ou définitive de Ben et Beth Bradford, mes personnages. Donc ce n’était pas comme si je me disais : « Je veux que ma Beth soit brune, qu’elle ressemble à… », mais j’ai été charmé par Marina Foïs et Romain Duris. Ils sont si convaincants, aussi bien dans leurs personnages qu’en tant que couple. On peut totalement croire à leurs vies et à ce qu’ils traversent. Même s’ils ne forment pas totalement le même couple que dans le roman. Entre Ben et sa femme Beth, la communication est plus trash. C’est un ping-pong de mots d’oiseaux en permanence. Car Beth est extrême et complexe : elle a beau avoir une vie dorée, elle a l’impression de ne plus être, de ne plus vivre. Alors, pour elle, l’adultère est le seul moyen de se rebeller contre le quotidien. La version féminine d’Éric est plus subtile. Son personnage de Sarah est moins odieux. Et Marina Foïs est parvenue à la rendre crédible et faire qu’on éprouve de l’empathie pour elle. Quant à Romain, il est tout simplement fascinant dans le rôle principal de Paul. Son regard extraordinaire laisse transparaître tous ses questionnements et sa recherche de la vérité. Sa performance est si profonde que je n’aurais pu imaginer un meilleur interprète. » Paul (Romain Duris) et Sarah (Marina Foïs) Nicolas Guiraud/2010 EuropaCorp/TF1 Films Production/Ciby 2000 LES CINEMAS GAUMONT PATHE 17



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