Fugues n°36-04 juillet 2019
Fugues n°36-04 juillet 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36-04 de juillet 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Nitram

  • Format : (178 x 260) mm

  • Nombre de pages : 134

  • Taille du fichier PDF : 55,4 Mo

  • Dans ce numéro : pour un été chaud...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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la liste 2O19 de l’été SUB ROSA DE AMBER DAWN BIENVENUE DANS LES BAS-FONDS DE LA PROSTITUTION À SUB ROSA Ex-travailleuse du sexe, militante antiviolence et queer, Amber Dawn a secoué le monde littéraire canadien-anglais en publiant un roman sur les coulisses du plus vieux métier du monde, qui lui a valu le prix Lambda du Best Lesbian Debut Fiction en 2011. Huit ans plus tard, c’est au tour des francophones de découvrir sa plume. QUELS ONT ÉTÉ TES DÉBUTS LITTÉRAIRES ? Mes deux premiers livres étaient des recueils de nouvelles érotiques queer  : With a Rough Tongue et Fist of the Spider Woman. Ces projets m’ont aidé à explorer les thématiques queer, les sujets tabous et sous-représentés. Avec Sub Rosa, j’étais consciente et fière de publier une œuvre risquée. Par la suite, j’ai écrit How Poetry Saved My Life  : A Hustler's Memoir. Je désirais m’afficher comme travailleuse du sexe dans un mémoire, car l’autoreprésentation est encore très rare dans mon domaine. Raconter nos histoires peut avoir des conséquences. Cela dit, en étant dans une position privilégiée qui me permettait de parler ouvertement, j’ai pris le risque. SUB ROSA EST D’UN RÉALISME CRIANT, MAIS PONCTUÉ DE LYRISME. DIRAIS-TU QU’IL S’AGIT DE RÉALISME MAGIQUE ? J’ai du mal à décrire mon style depuis des années ! Je suis une poète qui écrit des romans fantastiques, alors les deux genres s’influencent mutuellement. Quand j’écris, je lis mes textes à voix haute. J’essaie de m’imaginer auteur d’un feu de camp en train de le réciter au complet. J’enregistre souvent ma voix pour réécouter le résultat. C’est ainsi que je révise. Je cherche cette qualité rythmique et lyrique dans ma plume. Puisque mes œuvres révèlent des sujets relevés, je veux leur donner une certaine élégance. DÈS LES PREMIÈRES PAGES, ON RÉALISE QUE LE LIEU QUI A INSPIRÉ LE TITRE DU LIVRE EST UN PERSONNAGE EN SOI. COMMENT INFLUENCE-T-IL LA JEUNE FILLE, PETITE, QUI FAIT SES PREMIERS PAS EN PROSTITUTION ? Dans ce genre d’histoire, l’environnement doit être très évocateur, car le rôle de ces lieux « fantastiques » est d’enseigner aux personnages des vérités profondes sur eux-mêmes. Puisque le personnage principal est une adolescente en fugue qui s’engage dans le travail du sexe, je voulais créer un espace qui la transporte, l’oblige à se dépasser et à explorer des options qui n’existent pas dans le vrai monde. Sub Rosa est aussi inspiré des rues dans lesquelles j’ai travaillé à Vancouver dans les années 90. Je désirais transformer mes propres expériences en une histoire fantastique, dans laquelle les personnages ont un pouvoir décisionnel et magique. DÉCRIS-MOI TA VISION DE PETITE, QUI ME SEMBLE À LA FOIS LU- CIDE ET BRILLANTE, MÊME SI ELLE SE FAIT MALTRAITER PAR CEUX QUI LA PLONGENT DANS LA PROSTITUTION. Petite est consciente chaque fois qu’elle se fait maltraiter dans le roman. Elle est à l’affût de tout ce qui se passe autour d’elle. C’est nécessaire à sa survie. Elle n’a pas choisi d’aboutir à Sub Rosa, mais une fois rendue, elle veut relever les défis qu’on lui impose. Un peu comme dans certains autres romans fantastiques  : plusieurs personnages ne choisissent par leur destin. Sub Rosa est une communauté magique de travailleurs du sexe, alors que dans Harry Potter, Poudlard est une communauté magique d’étudiants. Les deux personnages principaux sont maltraités, mais ils choisissent d’affronter ce qui leur arrive.. POURQUOI AVOIR ÉCRIT PLUS D’UNE FOIS SUR TON ANCIEN MILIEU ? Je pourrais raconter des histoires là-dessus pendant des années, parce que j’ai appris énormément sur les relations humaines durant cette époque. Pas seulement sur le métier, mais sur la façon dont la société traite les travailleurs du sexe. Par exemple, pourquoi y a-t-il autant de films sur le sujet ? Pourquoi la prostituée est un rôle si souvent donnée aux actrices ? Les travailleurs du sexe sont parmi les individus les plus analysés du monde. Pourtant, on les réduit au silence et on les veut invisibles. Qu’est-ce que ça dit sur notre société ? Ce genre de questions me donnent envie d’écouter leurs histoires et sur eux encore longtemps. COMMENT AS-TU RÉAGI À L’IDÉE QUE TON ROMAN SOIT TRADUIT ? Je rêvais d’être traduite en français, entre autres parce qu’il y a une histoire très riche d’activisme en lien avec le travail du sexe au Québec, à Montréal en particulier. J’admire l’organisation Stella, créée par et pour les travailleurs du sexe. Les productions culturelles queer et trans de Montréal m’inspirent aussi beaucoup. Ce serait un honneur si les amoureux des arts, les membres de la communauté LGBTQ+ et les travailleurs du sexe lisaient mon roman. 6 SAMUEL LAROCHELLE SUB ROSA de Amber Dawn ENTREVUE AVEC_ICI AMBER DAWN
PORTRAIT PPAGE LE MONASTÈRE – CABARET DE CIRQUE Des performeurs aussi agiles que sexy, des numéros autant de haute voltige qu’aériens ou encore réalisés avec humour et, surtout, des artistes que l’on voit de près, c’est ce que sont les spectacles « Cabaret de Cirque » de la troupe Le Monastère ! Les 11 et 12 juillet, Le Monastère présentera un tout nouveau spectacle en une sorte de « Off » Festival Montréal Complètement Cirque ! « Le spectacle est à 22h afin que les gens aient la chance d’aller voir d’autres show de Complètement Cirque pendant la journée et qu’ils terminent celle-ci par Le Cabaret. Après le spectacle, il y a un DJ et les gens peuvent rester pour prendre un verre et discuter avec les artistes qui viendront les rejoindre au bar. On veut maintenir une proximité entre les performeurs et le public, qu’il y ait une interaction entre les deux », de dire Guillaume Blais qui, avec Rosalie Beauchamp, a cofondé le cirque Le Monastère en 2017. On pourra voir du mât chinois, du main-à-main, de la jonglerie, de la suspension, etc. Tout ce qu’un cirque moderne à offrir. Mais la particularité est que Le Monastère tient ses séances dans une église qui n’est pas abandonnée ! Il s’agit de l’église anglicane « St-Jax », au cœur du centre-ville de Montréal. « Nous étions au Théâtre Plaza, mais l’endroit n’était pas adéquat, de poursuivre Guillaume Blais, artiste de trapèze. On ne pouvait pas installer nos équipements parce que ce n’était pas assez haut. Puis, on a su que la communauté qui réside dans cette église [anglicane], préférait encourager les initiatives culturelles plutôt que de la vendre et ainsi attirer le public dans ce lieu magnifique. Tout s’est donc fait naturellement que de s’installer dans l’église et pour nous c’est idéal avec le plafond de 38 pieds de haut ! De plus, cela faisait un lien direct avec notre nom, "Le Monastère" et notre mission. » L’église peut ainsi contenir jusqu’à 350 spectateurs. Mais d’où vient ce nom du « Monastère » ? « L’idée est de créer une communauté d’artistes, comme un "monastère" et dans un monastère, traditionnellement, les//126 FUGUES.COM JUILLET 2019 moines fabriquent des produits, comme du chocolat, du vin, etc. Donc nous, on fabrique ici des numéros de cirque que nous présentons au public. C’est de mettre nos forces en commun », explique Guillaume Blais. « Le fait d’être dans cet espace, nous permet d’être immersifs, continue Guillaume Blais. Le public est très proche des artistes, on peut voir et entendre respirer les artistes, on voit leurs muscles se tendre, c’est exceptionnel, cela devient une véritable expérience pour le public. » On veut miser sur les talents d’artistes d’ici. C’est que la plupart des artistes québécois sortent de l’École du cirque et partent en tournée à l’extérieur. « 90% du travail des artistes est à l’international, donc on veut montrer la création des artistes d’ici, c’est pour ça que chaque show est différent parce qu’on prend les artistes qui sont présents à Montréal à ce moment-là. Ce qui donne quelque chose d’original à chaque fois », de dire Guillaume Blais qui a fait des tournées avec les cirques du Soleil et Éloize. On a déjà vu des artistes du Monastère dans de multiples événements corporatifs, comme l’an passé au Gala Phénicia ou encore l’activité du 35 e anniversaire de Fugues, le 20 juin. « On veut faire aussi des partenariats avec la communauté LGBT, entre autres, explique le sympathique Guillaume Blais. On aimerait, par exemple, travailler avec Fierté Montréal parce que je fais aussi partie de la communauté. On verra bien… » Les 11 et 12 juillet, préparez-vous à être surpris et émerveillés par ces prestations enlevantes. Et, à part ces soirs de spectacles, y aura-t-il d’autres shows ? « C’est une année pilote en 2019 ; on continue notre développement. Il y aura d’autres spectacles les 6 et 7 septembre et, éventuellement, un spécial Noël soit en fin novembre ou en début décembre. Mais les dates ne sont pas fixées encore. On annoncera le tout prochainement », souligne le cofondateur du cirque Le Monastère. 6 ANDRÉC. PASSIOUR Infos et billetterie sur http://le-monastere.ca



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