Fugues n°36-01 avril 2019
Fugues n°36-01 avril 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36-01 de avril 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Nitram

  • Format : (178 x 260) mm

  • Nombre de pages : 134

  • Taille du fichier PDF : 48,9 Mo

  • Dans ce numéro : couturissime au musée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CULTUREL_TÉLÉ, WEB ET CINÉMA Écrans JACQUES MERCIER LA TÉLÉ, ÇA CHANGE PAS LE MONDE, SAUF QUE… Si certains affirment que la télévision est souvent un miroir de là où la société est rendue, certaines émissions ont pris les devants en faisant évoluer les mentalités. Alors que Réjean Tremblay a fait réagir les téléspectateurs en imaginant une violente réaction homophobe d’un père envers son fils, à l’époque où Jacques Mercier dirigeait la destinée du National, le scénariste a franchi un pas de plus des années plus tard en créant un personnage de hockeyeur dur à cuir qui se suicide après son coming-out. La télévision québécoise a également été marquée par la présence d’un personnage homosexuel dans une série pour ados, lorsque Serge Postigo interprétait Joël Cusson dans Watatatow au début des années 90. En 1996, Pierre Brassard se transformait en femme pour réaliser des entrevues dans Politiquement Colette, mais il a fallu attendre près d’une décennie avant de voir des drag-queens au cœur d’une émission récurrente (exception faite de la participation de Mado à La vie rurale), alors que la télésérie Covergirl levait le voile sur l’univers des drags avec des personnages comme Cherry Sundae, Veronica Sinclair, Joujou Velcro et Lana Brown. Si la presque totalité des fictions québécoises ont désormais un personnage gai, lesbien, bisexuel, trans ou carrément les quatre, force est d’admettre que certaines histoires ont fait cheminer les téléspectateurs davantage. On a qu’à penser à l’homoparentalité présentée avec simplicité, réalisme et humour dans Lâcher Prise ou à la sexualité lesbienne assumée plutôt que cachée dans Unité 9. Aux États-Unis, bien du chemin a été parcouru depuis 1992, alors qu’un premier personnage ouvertement homosexuel évoluait dans un feuilleton. Vous souvenez-vous de Matt Fielding dans Place Melrose ? Cinq ans plus tard, Ellen De- Generes causait une commotion en faisant un coming-out dans sa sitcom,//082 FUGUES.COM AVRIL 2019 SERGE POSTIGO QUEER AS FOLK avant de perdre son émission, de traverser un désert professionnel pendant des années et de connaître un succès incontestable avec son talk-show quotidien. En 1998, la désormais série culte Will & Grace devenait la première sitcom diffusée aux heures de grande écoute à mettre en lumière des personnages gais. L’année suivante, Queer as folk frappait un grand coup en illustrant – avec quelques excès parfois discutable – plusieurs réalités plus ou moins glorieuses de la vie d’homosexuels britanniques avec Brian, Justin, Michael, Emmett et Ted. Au tournant du nouveau millénaire, les Américains ont adapté la télésérie en lui donnant cinq saisons. Nos voisins du Sud ont également eu droit au premier baiser entre deux hommes en heures de grande écoute dans Dawson’s Creek, quand Jack McPhee et son amoureux Ethan se sont embrassés. Impossible de passer sous silence la première fiction américaine consacrée majoritairement à des personnages lesbiens, alors que The L World a été en ondes de 2004 à 2009. Le 23 septembre 2009, ABC a débuté la diffusion de Modern Family, dans laquelle Cameron et Mitchell ont normalisé l’homoparentalité à la télé américaine. Soulignons le travail de pionnière de Laverne Cox, actrice trans qui a joué un personnage trans dans Orange is the new black, qui lui a valu un Emmy award. Dans un même ordre d’idée, la télésérie Billions a vu apparaître le premier personnage non binaire de la télé américaine, un rôle confié à une personne également non binaire, Asia Kate Dillon. Si RuPaul’s Drag Race est devenu un phénomène mondial, tant dans la communauté LGBTQ que chez plusieurs hétéros, au cours des dix dernières années, il convient également de souligner le fait qu’une ex-participante de l’émission, Courtney Act, animait à l’automne 2018 The Bi Life, la première téléréalité pour bisexuels, pansexuels et personnes à la sexualité fluide. 6 SAMUEL LAROCHELLE
Compagnie de création et de production musicale, la nef présentera The american artsong, le 17 avril prochain à 20h, à la Maison de la culture Maisonneuve. Michael slaterry, ténor new-yorkais au charme irrésistible, chante bob dylan et Tom Waits, ces poètes mythiques du quotidien américain des années 60 à nos jours. Chansons folk revisitées, incursion Pop, et Mélodies de leonard bernstein, aaron Copeland et bien d’autres. Auteurs-compositeurs-interprètes américains, Dylan et Waits sont reconnus pour leur écriture de chansons ainsi que pour leur remarquable voix rauque. Leur poésie nous donne un aperçu de la vie quotidienne américaine, de ses combats et de ses succès. Le concert présente des versions de leurs chansons ainsi que d’artistes tels Elton John, Paul Simon, Joni Mitchell et même Lady Gaga ! De nouvelles versions de chansons folk américaines rivalisent de beauté avec des mélodies de compositeurs tels Bernstein, Copeland mais aussi Charles Ives, Craig Urquhart et bien d’autres. The American Art-Song est né de la fructueuse collaboration entre Sean Dagher, directeur musical prolifique au registre très varié, et Michael Slattery, ténor à la voix expressive et sensible, possédant une originalité d’interprétation phénoménale. Deux univers musicaux parralèles, à la fois semblables et distincts, convergent l’un vers l’autre et sont abordés avec la même déférence et le même souci de qualité. Des musiciens de grand talent et d’horizons différents complètent l’équipe  : Sergiu Popa accordéoniste virtuose issu d’une dynastie de musiciens Roms ; Alexis Basque, trompettiste très polyvalent ainsi qu’Amanda Keesmaat, violoncelliste émérite. 6 YNNICK LECLERC Mercredi 17 avril 2019 à 20h, à la Maison de la culture Maisonneuve, 4200 Ontario Est, Montréal 25 $ régulier 15 $ 34 ans et moins (taxes et service inclus) Billet  : lepointdevente.com 514-375-6054 Infos  : La Nef, 514 523-3095 www.la-nef.com LE 18 AVRIL (Re)voiR le QueRelle de FassbindeR Avec ses thèmes LGBTQ et le trio Fassbinder, Jean Genet et Brad Davis, la projection à la Cinémathèque devrait en intéresser plus d’un. Le dernier film, tourné par Fassbinder avant sa mort, revisite l’œuvre mythique de Jean Genet, réputée inadaptable. La force du réalisateur est d’avoir trouvé un équivalent esthétique à la prose érotique et interlope de Jean Genet. Désormais, tous les marins de nuit emportent avec eux le spectre de Brad Davis, de Jeanne Moreau, la Femme fatale délaissée… et l’éternelle ritournelle « Each man kills the thing he loves ». Plus qu’un film, Querelle est avant tout un énorme fantasme qui laisse se déployer avec fougue et vigueur les fondamentaux de l’imaginaire gaie. Projeté le 18 avril prochain, à 18h30, à la Cinémathèque québécoise en version originale (anglaise, allemande et italienne) avec sous-titres en français. Querelle sera présenté par l’écrivain Kevin Lambert (que Samuel Larochelle avait interviewé dans l’édition de novembre dernier de Fugues) qui s’en est inspiré pour l’écriture de son dernier livre, Querelle de Roberval. Le 18 avril prochain à 18h30 à la Cinémathèque québécoise, sera projeté le film Querelle de Rainer Werner Fassbinder en VOSTF. Le film sera présenté par l’écrivain Kevin Lambert, auteur de Querelle de Roberval. Cinémathèque québécoise, 335 Boul de Maisonneuve E. 17 AVRIL - LA NEF THe aMeRiCan aRT-sonG « GENÈSE », DE PHILIPPE LESAGE PReMiÈRes ÉMoTions La naissance des premières amours ébranle trois adolescents dans le tumulte de leur jeunesse. C’est le propos du dernier film de Philippe Lesage, « Genèse » sur les écrans. Guillaume tombe secrètement amoureux de son meilleur ami. Sa sœur Charlotte quitte son petit ami pour essayer d’autres rencontres. À la genèse de ces histoires, dans un camp de vacances, le jeune Félix connait son premier émoi… À voir cette incroyable scène où Guillaume (Théodore Pellerin) raconte son amour pour son meilleur ami devant sa classe, sans inquiétude avec un naturel désarmant qui lui vaudront les applaudissements des autres garçons… mais aussi la solitude des couloirs et la perte des amitiés. « L’adolescence, c’est la période des expériences sans retenue, sans protection psychologique aussi », explique Philippe Lesage. « Tout est nouveau et les émotions se vivent pour la première fois. Leurs émotions, on les a tous connues. Chaque spectateur retrouvera une part vécue dans ces trois histoires. Et je me suis toujours intéressé à ce qu’on a de commun… » Ancien documentariste, Philippe Lesage a déjà réalisé quatre longs métrages remarqués et primés dont le documentaire Ce cœur qui bat (2010), ainsi que son premier long métrage de fiction, Les Démons (2015). « Passer du documentaire au cinéma me permet de changer ma façon de voir. En documentaire, on ne peut pas tordre la réalité ; on reste prisonnier des faits. Le cinéma est une autre manière de raconter plus complète. » La troisième histoire, celle de Félix (Édouard Tremblay-Grenier) et Béatrice (Émilie Bierre), se met en place comme un second film dans le film, sans lien avec la première partie. Philippe Lesage l’a voulu comme une variation, à l’image d’une œuvre musicale. « C’est une disposition fréquente en littérature, explique le réalisateur, qui surprend le lecteur, ici spectateur, mais permet d’éclairer le propos ou l’histoire en servant une autre illustration du thème. Cette approche satisfait autant l’écrivain que le cinéaste en moi », sourit-il. 6 MICHEL JOANNY-FURTIN « Genèse » de Philippe Lesage (Québec, 2019 – 124 minutes) avec, entre autres, Théodore Pellerin, Noée Abita, Maxime Dumontier, Pier-Luc Funk, Paul Ahmarani, Mylène Mackay, Antoine Marchand-Gagnon, etc.



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