Fugues n°36-01 avril 2019
Fugues n°36-01 avril 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36-01 de avril 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Nitram

  • Format : (178 x 260) mm

  • Nombre de pages : 134

  • Taille du fichier PDF : 48,9 Mo

  • Dans ce numéro : couturissime au musée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 48 - 49  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
48 49
OÙ SONT LES LESBIENNES ? Chronique Journaliste « lesbienne » Alors que nous célébrons le 35 e anniversaire du magazine, j’aimerais revenir sur mes coups de coeur et coups de gueule, à titre de journaliste pour Fugues. Mes premières collaborations remontent à 2008. Il y a plus d’une décennie, le regard social sur l’homosexualité était différent. Bien sûr, il était plus rose qu’en 1910 ! Les Outgames avaient fait leur passage dans la métropole et les premiers mariages entre couples de même sexe au Québec étaient encore jeunes. Période d’effervescence pour la visibilité et les droits LGBT, certes, la société affichait encore des regards préjudiciables. Ayant étudié les mouvements LGBT pionniers, écrire pour Fugues me rendait fière et s’inscrivait dans la continuité de mon parcours, où je pouvais explorer le militantisme LGBT contemporain, dans le milieu communautaire québécois. Il y avait une certaine fierté à participer au rayonnement de cette « sous-culture », dans le sens marginal et positif du terme, qui s’assume et revendique, dans un monde hétérocentré. Il y a près de 11 ans, lorsque je disais que j’étais journaliste pour Fugues, la majeure partie des gens (donc hétéros) répondaient  : « Je ne connais pas. C’est un magazine LGBT. » (silence, synonyme d’un malaise qui pourrait se traduire par l’une ou l’autre des deux questions, pas nécessairement verbalisées  : 1) C’est quoi LGBT ? 2) Es-tuL..Lesbienne ?) Le magazine est distribué gratuitement à Montréal. Tu vas trouver, y’a des beaux gars dessus ! Loin d’être la meilleure, ma tactique d’évoquer « les beaux gars » vise à détendre l’atmosphère. Puisque je m’adressais, en général, à des hétéros, hommes et femmes, je remarquais que cette tactique ne faisait que « mêler » mon interlocuteur. Si j’aimais les femmes, pourquoi écrire dans un magazine avec des « beaux gars » ? C’est là, voyez-vous, que le concept de sousculture prend tout son sens. Les hétéros ne semblaient pas comprendre (ou n’étaient probablement pas au courant) que, jadis, dans la lutte pour les droits des gais et lesbiennes, hommes et femmes s’étaient alliés, pour porter leurs revendications communes, en lien avec la cause homosexuelle. Ceci générera des « outils militants et visibles », le Fugues étant l’un d’eux. Les femmes, bien que présentes et visibles dans le magazine (pas autant que certaines le voudraient, j’entends vos plaintes), ne se retrouvent que très rarement sur la couverture, ce qui n’est, entre autres, que plus symptomatique de notre société phallocratique. Écrire pour Fugues, c’est aussi se faire demander s’il faut  : « Obligatoirement être lesbienne pour y écrire. » Pour répondre, à cette question pelure de banane, il n'est pas obligatoire de valider notre orientation sexuelle avec notre NIP quand on dépose notre chèque de paye à la banque. Je répondrai que, comme toute chose, il va s’en dire que si tu n’as aucune connaissance et aucun intérêt pour un sujet, mieux vaut garder ta plume dans ton tiroir. Aussi, il faut faire des recherches, s’intéresser au sujet, au milieu. C’est comme dire que  : tu es vendeur automobile, mais que tu n’as jamais conduit de ta vie ou passer le permis… Gageons que sur la question du feeling de la conduite, tu ne pourras guider l’acheteur. Me suivez-vous ? Pour être journaliste, première règle, faut savoir écrire. Deuxièmement  : faut savoir faire des recherches, écouter et être curieux. Quand vous êtes journaliste LGBT, en général vous avez des connais-//050 FUGUES.COM AVRIL 2019 v L’Ensemble sances du milieu LGBT. C’est la même chose pour un journaliste politique, économique, économique, arts, culinaire, il doivent tous connaitre leur sujet, qui, habituellement, suscite leur intérêt. Sinon, ça ne fait aucun sens. Bien sûr, certaines entrevues sont plus agréables que d’autres. Ceux qui vous font terviewer cuellar.chris@gmail.com, des « vedettes », C lorsqu’elles sont tout sauf prétentieuses, nous rapproche de leur humanité. La chanteuse britannique Joss L Stone, tasse de thé à la main en « pantoufles », rencontrée en été devant Radio-Canada, était l’un des plus beaux exemples. Lors d’entrevues téléphoniques où vous n’avez que dix minutes pour une myriade de questions (pas toujours outs évidentes, en lien avec l’orientation sexuelle), Tegan (sans Sara), fut l’une des plus articu-lées. Je me rappellerai Du s de ma conversation téléphonique de mai 2013 avec Nicola Sirkis d’Indochine, alors que ma blonde pleurait à chaudes larmes à l’écoute de son idole de jeunesse. Il est d’autant plus gratifiant de constater le parcours de gens de notre Horaire  : revivre les moments les plus l communauté qui, au quotidien, sans nécessairement touchants de leur vie, ouvrent s être sous les projecteurs, la porte de leur coeur, sont continuent leur militantisme. rares, mais on ne les oublient Je pense à mon premier portrait pour Inter-vues, en pas. Ce fut le cas de René Leboeuf et Michael Hendricks, premier couple gai du 2009  : Nathalie Di Palma. Dix ans plus tard, elle est toujours au micro de Lesbo-sons ! T Québec, unis par les liens du mariage. À l’occasion de leur 10 e Je pense aussi à Julie anniversaire, ils m’invitèrent chez eux pour l’en- Lemieux, récemment interviewée en février 2019, l’une trevue. Ce qu’ils ne savaient de mes plus longues et plus pas c’est que, 10 ans plus tôt, le 1er drôles entrevues. Je pense à avril 2004, au Palais de Martine Roy, pour cette édition-ci. 9 Justice de Montréal, c’était ma mère qui avait officialisé leur mariage. Mémorable. Difficile d’égaler une rencontre aussi magique et humaine. In- F Bien sûr, en 35 ans les temps changent. Si le web modifie la façon dont on consomme les magazines imprimés, l’écrit journalistique continue de mettre en scène les visages du militantisme LGBT et une tangente demeure  : la tête et le coeur doivent travailler de pair. 6 JULIE VAILLANCOURT julievaillancourt@outlook.com Instagram  : juliecurlymusic N’hésitez pas à m’écrire ! J’aime lire vos commentaires et suggestions de sujets à aborder. S Orga Pour les r d_david@hotm 1- 505, rue W
Sortir L’HOMME DERRIÈRE L’ICÔNE... Jimmy Moore nous présente l’intégral du « Blond Ambition Tour » de Madonna le 13 avril à l’Astral.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 1Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 2-3Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 4-5Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 6-7Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 8-9Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 10-11Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 12-13Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 14-15Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 16-17Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 18-19Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 20-21Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 22-23Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 24-25Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 26-27Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 28-29Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 30-31Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 32-33Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 34-35Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 36-37Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 38-39Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 40-41Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 42-43Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 44-45Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 46-47Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 48-49Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 50-51Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 52-53Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 54-55Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 56-57Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 58-59Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 60-61Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 62-63Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 64-65Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 66-67Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 68-69Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 70-71Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 72-73Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 74-75Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 76-77Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 78-79Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 80-81Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 82-83Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 84-85Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 86-87Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 88-89Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 90-91Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 92-93Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 94-95Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 96-97Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 98-99Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 100-101Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 102-103Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 104-105Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 106-107Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 108-109Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 110-111Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 112-113Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 114-115Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 116-117Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 118-119Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 120-121Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 122-123Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 124-125Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 126-127Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 128-129Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 130-131Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 132-133Fugues numéro 36-01 avril 2019 Page 134