Fugues n°35-12 mars 2019
Fugues n°35-12 mars 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35-12 de mars 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Nitram

  • Format : (178 x 260) mm

  • Nombre de pages : 134

  • Taille du fichier PDF : 59,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier sur l'alimentation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ALIMENTATION_ET AGRICULTURE LOCALE LE RÉSEAU DES FERMIERS DE FAMILLE DE LA TERRE À LA TABLE ! La demande de produits biologiques (ou bio) ne cesse de croître année après année. On est de plus en plus conscient de l’environnement, des bienfaits pour la santé de fruits et de légumes cultivés sans pesticides de synthèse et l’on veut, également, de plus en plus appuyer nos agriculteurs. Voilà presque 25 ans déjà, que l’organisme Équiterre a mis sur pied un programme appelé le « Réseau des fermiers de famille ». Ce réseau comprend 120 fermes qui produisent des paniers biologiques offrant entre 40 et 60 variétés de légumes à chaque saison estivale, le tout livré en 650 points de distribution. « Ce réseau comprend aussi des fermes qui fournissent du miel, du sirop d’érable, etc., donc, en tout, on compte 146 fermes qui nourrissent environ 60 000 personnes, presque partout au Québec. Il y a même une ferme au Nouveau-Brunswick qui s’est rajoutée », dit avec enthousiasme Gaëlle Zwicky, la chargée de projets du Réseau des fermiers de famille chez Équiterre. Et les fermes augmentent à chaque année leur capacité de production de fruits et de légumes. Ici, Équiterre agit à titre d’intermédiaire entre les consommateurs et les fermiers. « D’une part, on centralise l’offre de paniers bio sur un même site (www.fermierdefamille.com) et, d’autre part, on regroupe les fermes participantes aux paniers bio, en leur offrant du soutien et différents services. C’est un lien précieux qui s’établit entre les gens et les fermiers maraîchers », indique Gaëlle Zwicky qui œuvre chez Équiterre depuis neuf ans et qui travaille pour le Réseau des fermiers depuis quatre ans maintenant. Le principe est simple  : il suffit de s’abonner au printemps auprès d’une ferme, et une fois la saison entamée (en juin), de se rendre dans un point de distribution proche de chez soi ou de son lieu de travail pour ramasser nos provisions… « Le fermier vend ainsi directement sa récolte auprès du consommateur ou de la famille abonnée, poursuit Gaëlle Zwicky. Le fait de payer d’avance garantit une sécurité financière pour les fermiers qui peuvent ainsi utiliser cet argent au moment où ils en ont le plus besoin, pour leurs semences et leurs équipements, etc. Cela crée un lien de fidélité et de solidarité entre les fermiers et la population qui participe au programme. Notre fermier de famille nous partage des nouvelles de sa ferme, des recettes, nous présentent les légumes qui s’en viennent dans le panier. On apprend aussi à se réapproprier le rythme des saisons qui, à fur et à mesure qu’il avance, va nous permettre de savourer de nouveaux produits. Et cela permet parfois de découvrir certaines variétés de légumes//064 FUGUES.COM MARS 2019 PHILIPPE BENOÎT ET MAXIME DION DE LA FERME LA BOURRASQUE du terroir québécois qui avaient disparues des étales des épiceries à grande surface… ». « Ce type de formule, permettant de rendre accessible la production d’un maraîcher aux consommateurs, existe ailleurs. Ce concept est né au Japon et il s’est par la suite propagé un peu partout dans le monde. Par contre, en Amérique du Nord, nous sommes le plus grand réseau de ce genre », de renchérir Gaëlle Zwicky. « On veut surtout montrer que s’abonner aux paniers, c’est poser un geste concret pour la planète ! On achète local, donc les gaz à effets de serre générés par le transport sont réduits au minimum. Les fermiers sont certifiés bio, et ils utilisent des techniques favorisant la santé des sols et la biodiversité, ce qui est bon pour l’environnement. C’est important de sensibiliser les gens à ce phénomène. De plus, les gens soutiennent un réseau de fermiers et ceuxci se soutiennent entre eux également. C’est une forme de solidarité qui est unique dans le monde agricole ! », affirme Gaëlle Zwicky. Autre facteur important à considérer, les légumes sont livrés en vrac, les gens viennent les chercher avec leurs propres sacs, donc pas d’emballages superflus, ce qui représente un geste zéro déchets en fin de compte ! En bref, les paniers bio des fermiers de famille représentent une façon accessible, facile et écoresponsable de s’approvisionner en légumes bio, locaux et savoureux ! 6 ANDRÉC. PASISOUR Le lancement des inscriptions aux paniers bio se fera à la mi-mars. Restez à l’affût en visitant le site Fermierdefamille.com ou equiterre.org. ISABELLE LAFLAMME ET AUDREY DUCHARME DE LA FERME LA RÉCOLTE DES DAMES
NICOLE VAN HYFTE, DE LA FERME JARDINS LA CLÉ DU SOL FIERTÉ AGRICOLE BRISER L’ISOLEMENT ET FAIRE CONNAÎTRE LE MONDE RURAL ! On parle de plus en plus de manger des aliments frais, des fruits et légumes, entre autres, produits localement pour éviter le transport et, donc, la pollution de l’environnement. Mais autant on en parle beaucoup, autant le citadin, l’urbain, semble déconnecté du monde agricole et rural qui, pourtant, joue le premier rôle dans ce que vous avez dans votre assiette ! Bien peu de gens savent, également, que parmi ces fermiers il y a toute une communauté LGBT dynamique qui s’appelle Fierté agricole ! Oui, oui, des agriculteurs LGBT ! Fondée en 2008, Fierté agricole avait pour mission de faire du réseautage et rassembler ceux qui oeuvrent dans le milieu agricole et, également, de faire le pont entre ce milieu et les citadins… En 2017 d’ailleurs, le Prix « Phénicia Entreprenariat » a été dévolu à Maxime Dion et Philippe Benoît de la Ferme La Bourrasque, lors du Gala Phénicia de la Chambre de commerce LGBT du Québec. Deux membres très actifs et énergiques de Fierté agricole (FA). « C’est un peu notre mission que de rapprocher les urbains des agriculteurs. De sensibiliser les LGBT des villes comme Montréal ou Québec au fait qu’il existe bel et bien des agriculteurs LGBT qui vivent en milieu rural. […] Ce n’est pas pour rien qu’on a tenu un tout premier colloque LGBT sur le monde rural en 2018, à Drummondville, pour faire connaître la réalité de ces agriculteurs LGBT au reste de la communauté LGBT et de faire des liens. Par exemple, le 23 février, on tient un événement commun à Trois-Rivières avec le GRIS-Mauricie/Centre du Québec, c’est encore pour rapprocher les gens, pour que nos agriculteurs LGBT sachent qu’ils ne sont pas seuls, que s’ils en ont besoin, qu’il y a des services pour eux, dans leur région ! Fierté agricole aura aussi une journée cabane à sucre le 30 mars prochain. Encore là, on fait cet événement avec la Coalition des familles LGBT, donc des parents avec JOÉ DESJARDINS ET MICHEL DESROCHERS DE JARDINSROCHERS leurs enfants, c’est une occasion de rapprocher les fermiers LGBT avec ces familles, et on sait que les enfants aiment découvrir des choses et puis c’est amusant. […] Il y a plein de petites choses qui servent ainsi autant à brisoler l’isolement que peuvent vivre ces agriculteurs LGBT, faire connaître leur vie à la campagne et ainsi rapprocher les différents milieux LGBT […] », explique Joé Desjardins, le président de Fierté agricole qui travaille avec son conjoint, Michel Desrochers, dans la ferme laitière M&M Desrochers à Sainte-Croix (dans Lotbinière, non loin de Québec). Agriculture traditionnelle, fermes biologiques, vétérinaires, apiculteurs, acériculteurs, etc., Fierté agricole regroupe ainsi un vaste éventail de secteurs agricoles… Pour ceux et celles qui ne le savent pas encore, Fierté agricole (FA) a été fondée en 2008, l’organisation s’appelait alors le « Club des agriculteurs gais du Québec » au sein du réseau Au cœur des familles agricoles (ACFA). Il a changé de nom pour inclure toute la diversité sexuelle et de genres, mais aussi d’aller au delà de la profession d’agriculteur pour parler de toute l’industrie qu’ils/elles en fasse un métier ou un passe temps. « Fierté Agricole veut regrouper les personnes LGBTQ+ parta-geant un intérêt pour l’agriculture et la vie rurale. Donc les gens qui en vivent, mais aussi ceux et celles qui s’intéressent à leur alimentation », de dire Joé Desjardins. « L’organisme comprend aussi les intervenant-es agricoles car c'est aussi ça Fierté agricole. Les intervenant-es incluent  : les conseillers, les ouvriers, les agronomes, les vétérinaires, les travailleurs, les ruraux (non-agriculteurs), les « gentlemen farmers », les agriculteurs urbains, etc. », rajoute le président de cette assotiation. Si, comme dans tous les autres segments, la population agricole vieillit, il y a de la relève. On voit des jeunes s’intéresser de plus en plus au monde agricole. « Nous allons dans les écoles d’agriculture pour faire de la démystification et de la sensibilisation sur les LGBTQ+ en milieu agricole (pensant s’adresser uniquement ou principalement à des hétéros). Toutes les classes contiennent une ou plusieurs personnes LGBTQ+ motivés de reprendre la ferme familiale ou de quitter la ville pour s’installer sur une terre ! Les étudiant-es sont ravis d’apprendre notre existence ou d’apprendre à nous connaître et de partager et de pouvoir réseauter lors de nos activités », de renchérir M. Desjardins… Associationvéritablement dynamique comme on peut le constater, il n’est donc pas étonnant que l’on puisse voir des représentants de Fierté agricole aux activités de Fierté Montréal, de la Fête Arc-enciel de Québec, aux journées de la Fierté à Sherbrooke, Trois-Rivières ou encore en Abitibi- Témiscamingue. 6 ANDRÉC. PASSIOUR www.fierteagricole.org/fr Parmi les LGBT qui gravitent autour de Fierté agricole on retrouve, entre autres, les fermes  : FERME LA BOURRASQUE Philippe Benoît et Maxime Dion Production de légumes biologique (certifiée par Québec Vrai). Marché public de Jean-Talon et de Boucherville. Point de livraison de paniers dans Villeray et Centre-Sud et à la ferme fermelabourrasque.com FERME LA RÉCOLTE DES DAMES Isabelle Laflamme et Audrey Ducharme Légumes biologiques. Pour avoir des paniers de légumes biologiques, savoureux et locaux ! Agriculture sur petite surface, respectueuse de la nature ! Points de livraison  : Sainte-Angèle-de- Monnoir, Brossard, Montréal (Ville Émard). www.larecoltedesdames.com Page Facebook de La Récolte des Dames T. 514-606-8828 FERME JARDINS LA CLÉ DU SOL Nicole Van Hyfte, fermière de famille 78, chemin de la Grande-LigneSaint-Bernardde-Lacolle. T. 514-833-9586. Points de livraison  : À la ferme à St-Bernard-de- Lacolle et à l’épicerie Métro Cardinal à Sainte- Catherine. http://facebook.com/jardinslacledusol JARDINSROCHERS Joé Desjardins et Michel Desrochers Légumes frais et autres produits de la ferme. Abonnement pour livraison de légumes à Québec, St-Apollinaire et boutique à la ferme. 851, Route Laurier, Sainte-Croix (dans Lotbinière) T. 418-455-0190 joedes232@hotmail.com www.facebook.com/jardinsRochers/



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