Fugues n°35-09 décembre 2018
Fugues n°35-09 décembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35-09 de décembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Nitram

  • Format : (178 x 260) mm

  • Nombre de pages : 146

  • Taille du fichier PDF : 59,1 Mo

  • Dans ce numéro : prévenir et mieux vivre avec le VIH.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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BATMAN  : THE COMPLETE SILVER AGE NEWSPAPER COMICS SLIPCASE SET Comment fêter Noël sans ajouter à notre liste une mention de l’homme de cuir et de son insérable compagnon ? La réponse est simple  : impossible ! Library of American Comics nous présente la monumentale anthologie de la série des aventures de Batman et Robin confectionnée spécifiquement pour les journaux au plus fort de la Batmania des années 60, consécutive à la diffusion de la série télévisée mettant en vedette Adam West. Les récits sont de la plume de Whitney Ellsworth et les dessins réalisés par Shelly Moldoff, Joe Giella et Carmine Infantino. On y retrouve une galerie des incontournables habituels - le Joker, Poison Ivy, Batgirl, Two Face, Scarecrow – de même que des apparitions de Superman, Aquaman, Green Arrow, Black Canary et plusieurs autres. La refonte est offerte dans un boîtier cartonné contenant trois volumes formant un total de 768 pages couvrant les parutions de semaine, en noir et blanc, de même que celles du week-end, en couleurs. 6 BENOIT MIGNEAULT BATMAN  : THE COMPLETE SILVER AGE NEWSPAPER COMICS SLIPCASE SET/Whitney Ellsworth, Shelly Moldoff, Joe Giella, Carmine Infantino & Al Plastino. San Diego, CA  : Library of American Comics, 2018. 768p. 3 vol. LARRIKIN LADS Quatrième opus de la série de recueils de photographies érotiques masculines de Paul Freeman dont le thème prédominant s’articule ici autour des travailleurs manuels. Nul surprise donc, que la toile de fond se caractérise par une omniprésence d’environnements ruraux et industriels. Le photographe utilise ingénieusement ce décor pour mettre l’emphase sur une dichotomie contrastée entre la masculinité et le stoïcisme propre à ces lieux de travail et la vulnérabilité des modèles qu’il y met en lumière, notamment la fragilité et la sensualité inhérentes à une nudité maculée de poussière, de gravier et de cambouis. 6 BENOIT MIGNEAULT LARRIKIN LADS/Paul Freeman. Paul Freeman Publishing, 2018. 180p. RUE SAINTE-CATHERINE EST, MÉTRO BEAUDRY ET IL Y A LONGTEMPS QUE JE T’AIME, JE NE T’OUBLIERAI JAMAIS Deux beaux classiques pour offrir ou s’offrir en cadeau  : les romans Rue Sainte-Catherine Est, métro Beaudry et Il y a longtemps que je t’aime, je ne t’oublierai jamais de Denis-Martin Chabot. Plus tôt cette année, Denis-Martin a obtenu le Prix d’honneur 2017 du « Prix du roman gay » pour ces deux titres. Récompensant les romans d’inspiration homosexuelle masculine, ce concours vise à favoriser la visibilité des auteurs. Les deux romans primés racontent la vie d’hommes et de femmes gaies à Montréal, et leurs péripéties autour du monde pendant plus de trois décennies. Chabot sait raconter avec des faits, des descriptions et une manière de soutenir notre intérêt, rendre ses personnages attachants et crédibles et dresser un portrait vrai et sans jugement de [la communauté LGBT. Une saga bien de son temps, traitant de problèmes et de situations familiers à bien des gais et lesbiennes. « Je n’écris pas des livres gais » explique Denis-Martin Chabot. « En revanche, j’écris des romans contemporains, universels, avec des personnages issus des communautés LGBTQ+. Les deux romans de Denis-Martin Chabot sont disponibles en ligne et dans les bonnes librairies. Il suffit parfois de les commander. 6 CARTIER LOGAN RUE SAINTE-CATHERINE EST, MÉTRO BEAUDRY + IL Y A LONGTEMPS QUE JE T’AIME, JE NE T’OUBLIERAI JAMAIS/Denis-Martin Chabot, Éditions La Semaine, MERT ALAS AND MARCUS PIGGOTT Les amateurs de mode se jetteront goulument sur ce pavé de plus de 400 pages, abondamment illustré et publié, comme c’est souvent le cas chez Taschen, en trois langues  : anglais, français et allemand. L’ouvrage relate, en texte et en images, l’épopée des deux photographes de mode, Mert Atlas et Marcus Pigott, depuis leur rencontre accidentelle dans les dédales d’un party jusqu’à la création de leur studio de photo et leur impact sur la vision que l’on a de la mode et des figures publiques qui y évoluent. Plusieurs griffes, tels Giorgio Armani, Roberto Cavalli, Fendi, Miu Miu, Gucci, Yves Saint Laurent, Givenchy ou Lancôme, de même que plusieurs artistes, telles Lady Gaga, Madonna, Jennifer Lopez, Linda Evangelista, Gisele Bündchen, Björk, Angelina Jolie et Rihanna, font appel à leurs services et à la spécificité de leur regard qui met l’emphase sur des femmes fortes à la sexualité épanouie. Plus de 300 photographies nous présentent le travail des deux hommes qui ont redéfini notre regard sur la mode.6 BENOIT MIGNEAULT MERT ALAS AND MARCUS PIGGOTT/Charlotte Cotton. Köln, Allemagne  : Taschen, 2018. 407p. SEEN FROM BEHIND Sujet on ne peut plus ciblé, mais qui ne peut manquer d’attirer le regard… vers le bas. En effet, contrairement à ses collègues, surtout intéressés par l’aspect dominateur et phallique de la représentation des hommes dans l’art de la Renaissance, Patricia Lee Rubin porte plutôt son intérêt vers la croupe de ces derniers. Pourquoi représente-t-on parfois l’homme de dos et qu’est-ce qui est alors recherché dans le regard de celui qui observe ? Au départ réservé à l’obscène, au comique, au vilain ou à la caricature, comment cette représentation de la croupe masculine évolue-t-elle au fil du temps et comment les changements sociaux lui prêtent-ils des significations nouvelles ? Plus intéressant encore, quelle est la nature de la charge homoérotique présente, intentionnelle ou non ? L’auteure est spécialiste de l’art de la Renaissance au New York University Institute of Fine Arts. 6 BENOIT MIGNEAULT SEEN FROM BEHIND  : PERSPECTIVES ON THE MALE BODY AND RENAIS- SANCE ART/Patricia Lee Rubin. New York  : Yale University Press, 2018. 288p.
CULTUREL_TÉLÉ ET WEBSÉRIE À regarder Décembre arrive. C’est le mois des festivités. Plusieurs séries prennent une pause pour le mois. Choix intelligent puisque bien des téléspectateurs ont d’autres choses à faire que de rester assis devant la télé, puisque c’est la course aux cadeaux de Noël et aussi le temps des fameux partys de bureau pour Noël. Les émissions reprennent les ondes seulement en janvier après les Fêtes. Pourtant, pour celles et ceux qui le souhaitent, certaines émissions poursuivent leur diffusion ou bien prennent tout simplement la place d’une autre série. Voici donc quelques suggestions, encore ce mois-ci, de ce que vous pourrez découvrir regardant le petit écran (et le web). Il y en a vraiment pour tous les goûts, croyez-moi ! God Friended Me. Un jeune Afro-Américain de New York, fils d’un pasteur évangélique, travaille sur un podcast où il fait la promotion de l’athéisme. Malgré tous les efforts de son père et d’une éducation religieuse intense, le jeune homme ne croit absolument pas en Dieu. Pourtant, un jour, il reçoit une demande d’amitié sur un réseau social, il regarde et la personne s’identifie comme étant Dieu. Évidemment, en tant qu’athée, il croit à une bonne blague de la part de ses amis. Mais les événements qui s’enchaînent lui font remettre en question tout ce qu’il croyait jusque-ici. On assiste donc ici dans cette série assez légère, à un questionnement sur ce qu’on ferait si soudainement nous découvrions le sens de l’humanité. Les réseaux sociaux peuvent-ils vraiment être au service de la population ou demeurer toujours un simple amalgame de commentaires niais et inutiles voire violents ? Dieu peut-il vraiment se manifester à un simple humain ? Malgré les interrogations philosophiques et spirituelles, la série n’impose pas vraiment de vue mais soulève beaucoup de questions. L’émission propose une vue large de ce que veut dire « être en vie », mais sans pousser la note. Dans l’introduction, le narrateur, personnage principal, fait l’apologie de la diversité et on peut même apercevoir le drapeau arc-en-ciel de la communauté LGBTQ. Divertissant. The Conners. Lors de la rentrée télévisuelle de l’an dernier, j’avais consacré un article complet lors du retour de la comédie Roseanne. On attendait avec fébrilité la nouvelle mouture de la série. Tout était en place. On avait même inclus un jeune queer (le fils de Darlene) dans la liste des personnages. Ce fut un franc succès et les cotes d’écoute ont démontré que le public était au rendez-vous. Mais Roseanne, qui supporte Donald Trump a passé des commentaires racistes à propos d’une démocrate. Véritable turpitude. Immédiatement, la série a été annulée et retirée des ondes. À cause de Roseanne, plusieurs comédiens et techniciens se sont retrouvés devant rien. La réaction des auditeurs pour la série a encouragé les producteurs à//084 FUGUES.COM DÉCEMBRE 2018 DADDYHUNT  : THE SERIAL COULEURS D’AUTOMNE THE CONNERS remanier la série afin de la maintenir en ondes. Ainsi, The Conners suit la famille endeuillée de leur mère (Roseanne) décédée d’une surdose de drogues. Nous nous retrouvons par contre dans un décor familier, soit la résidence des Conners, qui compte quatre générations. Les interactions intergénérationnelles sont omniprésentes. Tous les comédiens reprennent donc leur rôle et on attend le comeback de comédiens qui tiennent des rôles de personnages LGBT, ce qui était devenu la marque de commerce de la série. La comédie n’a pas perdu son mordant et on rit beaucoup durant trente minutes. On déconstruit à grands coups la famille moyenne américaine. Pour le moment, le réseau a commandé dix épisodes. Mais puisque l’audience semble apprécier, il y aura certainement une nouvelle saison de commandée pour l’an prochain. L’absence de Roseanne permet aussi de constater que les comédiens sont très talentueux et qu’ils ne dépendaient pas du sens de la répartie de la mère pour faire rire les spectateurs. Les LGBT ont toujours suivi cette comédie et s’ils reprennent cette habitude, ils ne le regretteront pas. D’ailleurs, dès le premier épisode, Mark, qui porte des jupes et du maquillage pour aller à l’école primaire, explique candidement à son grand-père qu’il préfère les garçons ; une scène touchante. À voir pour redécouvrir sans Roseanne. The Cool Kids. Une comédie vraiment originale sur FOX. Habituellement, lorsqu’une série présente un personnage LGBT (lesbienne, gai, bisexuel, transgenre), c’est une jeune personne ou un adolescent, parfois un adulte. Ici, nous nous retrouvons dans un centre d’accueil pour personnages âgées, autrement dit, des aînés. Trois amis qui vivent dans le centre critiquent la manière dont ils sont traités. Un des trois amis est campé par Leslie Jordan qui nous a tant fait rire dans Will & Grace. Son personnage, Sid, une fois de plus, est flamboyant. Leur contrôle du centre prendra une méchante débarque lorsque arrivera Margaret (Vicki Lawrence), qui décidera elle aussi de devenir la meneuse du centre. Lorsqu’on présente des scènes de coming-out à la télévision, c’est presque toujours un ou une jeune qui déclare son orientation sexuelle à ses parents ou à ses pairs. Ici, c’est l’aîné qui affirme son homosexualité à son fils ! Nous avons parcouru pas mal de chemin depuis le coming-out médiatisé d’Ellen il y a 20 ans. Leslie Jordan vole la vedette plus part du temps. Pour s’amuser. He’s Fit. Une émission totalement futile présentée sur OUTtv. Un animateur, gai, très musclé et à moitié nu (Craig Ramsay, soi-disant entraineur des stars) prétend instruire le public à de meilleures techniques d’entrainement. Chaque semaine, il reçoit un invité, pour l’assister. Les exercices occupent cependant très peu de place durant les 30 minutes de chaque épisode et par le plus grand des hasards, ce sont surtout les muscles fessiers qui sont le centre des exercices. Habituellement, les dits invités sont des acteurs de films pornos gais. Autrement dit, ne cherchez rien d’intellectuel dans cette émission. Par contre, les acteurs sont particulièrement beaux, musclés et sexy. Et, il y en a vraiment pour tous les goûts. Tout pour titiller, voire exciter le public. Et il y a de la variété parmi les invités. À regarder tard le soir en coupant le son. Daddyhunt  : the Serial. Pour une fabuleuse troisième saison, la web série revient en force ! Les daddys sont ces hommes gais matures, au profil paternel qui séduisent des hommes plus jeunes qu’eux. Pour la saison qui est maintenant disponible, on parcourt plusieurs sujets qui concernent les hommes gais. D’abord, inévitable sujet  : le sida et le VIH. On parle aussi de PREP (traitement préventif qui limite la transmission du VIH). Lorsqu’un daddy s’accouple avec un « boy », les amours du passé



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