Fugues n°35-09 décembre 2018
Fugues n°35-09 décembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35-09 de décembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Nitram

  • Format : (178 x 260) mm

  • Nombre de pages : 146

  • Taille du fichier PDF : 59,1 Mo

  • Dans ce numéro : prévenir et mieux vivre avec le VIH.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER SPÉCIALPRÉVENIR & VIVRE AVEC LE VIH La PrEP hommes, le groupe des jeunes hommes de 15 à 25 ans demeure le plus vulnérable malgré toute l’information disponible sur le web ou ailleurs. Le Dr Robert Pilarski veut sensibiliser la Direction de la Santé publique du Québec (DSPQ) d’offrir gratuitement la PrEP à ce groupe d’âge en particulier. « J’ai bien de jeunes étudiants qui ne peuvent pas se payer des traitements de la PrEP avec leur salaire de 300$ et moins par semaine. Le déductible de 90$ par mois devient un obstacle majeur à la prévention pour les personnes assurées par la RAMQ. On pourrait être plus efficace à prévenir la transmission si on n’avait pas à débourser le déductible pour la PrEP dans le cas des 25 ans et moins. En Colombie-Britannique et en France, la PrEP reste gratuite pour les hommes gais et bisexuels, donc pourquoi ne pas faire la même chose ici ? », poursuit le D r Pilarski. « La crainte d’offrir la PrEP gratuitement est de créer une inégalité sociale. On compare la prévention au traitement. Si on donne la PrEP gratuitement aux jeunes HARSAH, il faudrait donner d’autres traitements gratuitement aussi. Une logique qui me semble faillée. Si nous ne faisons rien pour empêcher que nos jeunes s’infectent, nous allons finir par les traiter à très long terme pareil. Le coût du traitement est beaucoup plus élevé que le coût de la prévention. Le coût monétaire n’est pas le seul enjeu. Même en 2018, le stigma de vivre avec le VIH est énorme. Essayez de voir un dentiste ou un chirurgien en lui dévoilant votre statut VIH. Le service est souvent expéditif et de base. C’est ce que nos patients VIH doivent toujours vivre avec », continue le D r Robert Pilarski. « Avec les récentes avancées et la recherche, un nouveau médicament pourrait révolutionner la prise de la PrEP. Il s’agit d’une nouvelle molécule appelée cabotégravir. Le Cabotégravir sera disponible pour le traitement des personnes séropositives avec des injections périodiques. L’étude n’est pas encore terminée donc on ne sait pas si les injections vont être administrées toutes les 4 ou 8 semaines. Le Cabotégravir est étudié également pour la PrEP. On attend cette molécule pour nos patients qui ont de la difficulté à adhérer à la prise des comprimés. Au Canada, il devrait être disponible dans la 2 e moitié de 2019 ou au plus tard en 2020. Ce//028 FUGUES.COM DÉCEMBRE 2018 n’est pas pour demain. Il faut donc être encore prudent pour ne pas susciter trop d’enthousiasme. Par contre, s’il est utilisé pour la PrEP, se serait tout un avantage parce que c’est intéressant pour ceux qui oublient de prendre leurs traitements assidument. Le Cabotegravir contient suffisamment de médicament pour qu’il reste dans le système durant une période de trois mois. Ce serait aussi plus simple pour faire le suivi de la personne qui vient faire ses tests de dépistage aux trois mois et recevoir son médicament en clinique », note le Dr Robert Pilarski. « Le Cabotégravir a quand même des désavantages dont le principal est l’arrêt de son utilisation pour la PrEP. Le Cabotégravir reste dans le corps humain jusqu’à 1 an, mais avec une quantité insuffisante pour offrir une protection contre le VIH. Si la personne n’utilise pas d’autre moyen de protection et s’expose au VIH, elle risquera de développer des résistances à cette molécule. C’est notre crainte principale d’utilisation du Cabotégravir pour la PrEP. » ajoute le D r Robert Pilarski. On le sait, on en parle de plus en plus, le crystal meth fait de plus en plus de ravages dans la communauté LGBT. Certains perdent emploi, conjoint, famille, condo, etc. et, bien entendu, y laissent leur santé mentale et physique au point de devenir sans domicile fixe. Non, la situation n’est pas rose. « C’est une drogue terrible qui fait beaucoup, beaucoup de dégâts dans le milieu, souligne le Dr Pilarski. C’est pourquoi on a mis sur pied un « groupe » crystal meth à la Clinique, avec le sexologue Patrice Bécotte. C’est nouveau, mais Patrice a de l’expérience et de l’expertise pour aider ces hommes. Sur 10 personnes, même s’il n’y en a qu’une seule qui arrête sa consommation de crystal, c’est déjà un succès. Bien sûr, on voudrait qu’il y en ait plus qui s’affranchissent de cette drogue, mais chaque individu est différent et il faut y aller à son rythme. Il faut conserver l’espoir et la seule chose qu’on peut faire c’est de les aider à essayer de s’en sortir et c’est pour cela qu’on a décidé de mettre en place les groupes de Crystal Meth, en particulier. ». 6 ANDRÉC. PASSIOUR CLINIQUE MÉDICALE LA LICORNE 808, rue Ontario Est, Montréal. T. 514-532-0828 ou www.cliniquemedicalelalicorne.com ENGAGE RÉSULTATS PRÉLIMINAIRES Engage est la plus récente étude combinant des observations recueillies par questionnaire et par prélèvements biologiques à avoir été entreprise au Québec auprès d’hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. Maintenant complétée, l’étude portait sur des sujets variés relatifs à la santé sexuelle des hommes sexuellement actifs dans les 6 derniers mois, âgés de 16 ans ou plus et résidant dans les régions métropolitaines de Vancouver, Toronto ou Montréal (il ne s’agit pas de tous les HARSAH de la région métropolitaine de Montréal, ni de tous les HARSAH du Québec.) Les participants à Engage ont été recrutés par des personnes qui elles-mêmes participaient à l’étude (recrutement en « boule de neige »). Les données recueillies ont été pondérées selon la taille du réseau social de chaque participant telle que rapportée par celuici. On croit que ce type d’approche produira des résultats très représentatifs. C’est la Direction régionale de santé publique de Montréal qui a mené le volet montréalais, dont la collecte s’est déroulée entre février 2017 et juin 2018. Un total de 1 179 hommes sexuellement actifs au cours des 6 derniers mois et résidant de la région métropolitaine de Montréal y ont participé. Selon les données pondérées, 65% des participants étaient nés au Canada, 45% appartenaient à un groupe ethnoculturel autre que canadien-français ou canadien-anglais et 67% disposaient d’un revenu annuel avant impôt de moins de 30 000 $. Par ailleurs, 76% se définissaient comme homosexuels ou gais et 4,4% comme « queer ». Environ un répondant sur 7 (15%) était infecté par le VIH. Parmi les participants qui se savaient infectés par le VIH, 97% prenaient des médicaments contre le VIH au moment de l’étude. Parmi les participants séronégatifs ou de statut inconnu, ayant eu 6 partenaires sexuels ou plus au cours des 6 derniers mois, 30% n’avaient pas eu un test de détection du VIH au cours des 6 derniers mois. Parmi les participants séronégatifs au VIH ou de statut inconnu ayant eu 6 partenaires sexuels ou plus au cours des 6 derniers mois, le cinquième (19%) ont pris une prophylaxie du VIH préexposition sexuelle (PrEP) « à demande » ou « en continue », une fois ou plus au cours des 6 derniers mois. Parmi les participants séronégatifs au VIH ou de statut inconnu ayant reçu un diagnostic d’infection transmise sexuellement ou par le sang (ITSS) au cours des 6 derniers mois, les trois-quarts (76%) rapportent avoir contacté eux-mêmes « la plupart ou tous leurs partenaires sexuels récents pour les inviter à se faire tester ou traiter ». Parmi les participants âgés de 26 ans et moins, 34% ont reçu une dose ou plus d’un vaccin contre les virus du papillome humain au cours de la vie (note  : 27% n’avaient jamais entendu parler d’un vaccin contre les VPH ou ne savaient pas s’ils avaient reçu une dose ou non). Les résultats détaillés de l’étude seront progressivement présentés dans les pages de Fugues au cours des prochains mois. 6 YVES LAFONTAINE



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