Fugues n°35-09 décembre 2018
Fugues n°35-09 décembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35-09 de décembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Nitram

  • Format : (178 x 260) mm

  • Nombre de pages : 146

  • Taille du fichier PDF : 59,1 Mo

  • Dans ce numéro : prévenir et mieux vivre avec le VIH.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Mais qui va juger alors des candidatures une fois que la période de mise en candidature sera terminée ? Le mandat donné par la SDC à Jo-AnnKane inclut également la mise sur pied d’un jury. « Ce jury est constitué de gens du Québec, du Canada et de l’extérieur, dont une personne basée à New York, ainsi que d’un représentant de l’arrondissement de Ville-Marie, indique Jo-AnnKane. Ces personnes représentent un éventail diversifié qui va nous aider à prendre la meilleure décision. Mais ce n’est pas le jury qui prendra la décision finale. Le jury fera une recommandation au conseil d’administration de la SDC et c’est lui qui prendra la décision finale d’accepter tel ou tel projet, en collaboration avec le représentant de l’arrondissement de Ville-Marie. » Calendrier des étapes Mais pourquoi une période si courte de mises en candidature ? Ne devrait-on pas laisser plus de temps aux éventuels candidats ? « On est dans un échéancier relativement serré, on sait qu’on a un an et quelques mois pour remplacer les Boules de Cormier, poursuit M me Kane. À la fin de janvier, on va s’asseoir pour voir les candidatures les plus sérieuses. Puis, disons qu’on va retenir trois candidatures sur le lot de ce qu’on aura reçu. Ensuite, on va demander à ces finalistes d’approfondir leur projet. Mais avant, on veut que les artistes viennent vivre la piétonisation l’été prochain, qu’ils viennent voir les terrasses, les équipements, les gens, les touristes, etc. Qu’ils puissent s’immerger dans l’environnement d’Aires Libres. Une fois cela accompli, les artistes finalistes reviendront devant le jury avec une maquette en 3D et, l’automne prochain, le jury se réunira à nouveau pour choisir le projet final et en faire la recommandation au conseil d’administration de la SDC. » Bien sûr, l’étape suivante sera la production de l’installation pour livraison au printemps de 2020. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas Jo-AnnKane, celle-ci fut de 2002 à 2011, la conservatrice « en résidence » de l’impressionnante collection d’art de la Banque Nationale. Elle agit maintenant à son propre compte à titre de consultante et conservatrice pour diverses collections privées. Elle a d’ailleurs conservé la Banque Nationale comme client à titre de conservatrice de sa collection d’œuvres d’art. Elle est également, entre autres, la présidente de l’Association des collections d’entreprises du Québec. Sans oublier, bien entendu, son rôle marquant et extrêmement apprécié auprès de la SDC du Village, qui remonte à l’année 2012, à titre de conseillère principalement pour Aires Libres…et bien d’autres projets à venir. 6 ANDRÉC. PASSIOUR acpassiour@fugues.com www.villagegaimontreal.com PLACE AU VILLAGE EST RENDU POSSIBLE GRÂCE À LA COLLABORATION DE LA SDC DU VILLAGE. 1324, rue Sainte-Catherine Est, Montréal QC H2L 2H5 T. 514-529-1168 611025
AU-DELÀ DU CLICHÉ Chronique Le jour où j’ai compris l’utilité de la PrEP L’acronyme est dans l’air du temps. Certains amis prennent la PrEP, d’autres condamnent son usage. Moi, monsieur opinion, j’ai longtemps été incapable de prendre position. Comme si ce traitement de prévention contre la transmission du VIH venait avec un sous-texte, un chuchotement insidieux, des préjugés tenaces  : les usagers de la prophylaxie pré-exposition sont des courailleux qui veulent courailler davantage (le sexe, c’est mal, tsé...), ils se croient immunisés contre le sida, ils cessent d’utiliser le condom et ils favorisent la prolifération des ITS. Pourtant, le jour où l’éditeur du Fugues m’a demandé si j’avais envie d’écrire sur le sujet, j’ai fait des recherches et j’ai compris à quel point ces arguments étaient loin de la réalité. Ce qu’il y a de bien avec le métier de journaliste, c’est qu’il vient avec l’obligation de comprendre, de fouiller, de poser des questions et d’apprendre. Alors que 2018 tire à sa fin et que je me considère comme un homme éduqué, qui ne plie pas sous le poids de ses préjugés, il était grand temps que je me fasse une idée sur ce traitement médicamenteux destiné aux personnes qui n’ont pas encore été contaminées par un agent viral. Depuis des années, je me contentais de demi-informations, d’une compréhension approximative et de la perception populaire. La pire chose que j’ai entendue est d’une brutalité sans nom  : la PrEP, c’est pour les « salopes », ceux qui ont une vie sexuelle débridée, qui enchaînent les amants à un rythme si élevé qu’ils n’ont pas le temps de retenir leurs prénoms, qui participent à des sexe-partys et que certains vertueux résument à des « dompes et des pompes à sperme ». Comme si le risque de contamination au VIH dépendait uniquement de l’intensité des activités sexuelles. Dans les faits, le jeune homme en couple et fidèle depuis dix ans, qui couche avec un nouveau partenaire – en apparences sans danger - peut être contaminé après une seule relation sexuelle non protégée, alors que des hommes qui enchaînent les baises, en se protégeant ou non, n’attrapent parfois rien de leur vie. Peut-être que cela semble injuste aux yeux de certains, mais les apparences ne garantissent rien et la fréquence sexuelle non plus. Au-delà de l’intensité sexuelle, il est impératif de considérer le groupe sexuel auquel on appartient. Qu’on le veuille ou non, les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes ont 200 fois plus de risques de contracter le VIH que ceux qui conjuguent uniquement le sexe au féminin. En résumé  : peu importe le nombre de pénis avec lesquels vous avez joué dans votre vie, les probabilités de contracter le VIH existent et les moyens de prévenir la contamination représentent une bonne nouvelle, et non une raison supplémentaire pour stigmatiser ceux qui ont du sexe de façon plus débridée que vous. Autre idée détruite grâce à quelques minutes de recherches  : celle voulant que la PrEP encourage les gars à ne plus mettre de condom, ce qui augmenterait la prolifération desinfections transmises sexuellement (ITS). Dans un premier temps, il faut souligner l’intérêt et l’importance de disposer d’un//014 FUGUES.COM DÉCEMBRE 2018 outil complémen- taire au préservatif pour lutter contre le VIH. La PrEP permet aux personnes de choisir le moyen de prévention qui convient le mieux à leur situation. Un peu comme c’est le cas dans un contexte de prévention de grossesse où les partenaires peuvent choisir entre la pilule, la capote, la pilule du lendemain, l’anneau, le stérilet, etc. Par ailleurs, les études n’ont pas démontré, à ce jour, que l’usage de la PrEP augmentait le nombre d’ITS. Le suivi médical inhérent à l’usage de la PrEP permet un dépistage plus fréquent des ITS, un traitement plus rapide et une diminution de la transmission. Plusieurs personnes se concentrent uniquement sur les coûts de la PrEP et s’insurgent contre l’idée de donner un médicament à des personnes en santé. Ils oublient probablement le principe fondamental des traitements préventifs (comme les vaccins), qui visent à prévenir plutôt que guérir. Et surtout, ils ignorent que les coûts de la prévention ciblée sont moins élevés que les soins. Lorsqu’on possède toutes ces informations, il n’y a qu’un pas à franchir avant de proposer un usage à grande échelle de la PrEP dans une population à risque, comme c’est le cas des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes. Il y aura bien sûr des gens pour critiquer une dépense gouvernementale couvrant un traitement préventif qui offre plus de sécurité à ses usagers, donc parfois plus de liberté, une vie sexuelle plus active et des comportements socialement mal vus, selon nos mœurs bien plus judéo-chrétiennes qu’on le pense. Du genre  : tu ne tromperas point, tu ne sexeras pas trop et tu jugeras tous ceux qui pratiquent le sexe comme une discipline sportive de haut niveau, afin de mériter ton ciel ou le statut de bonne personne, en assumant une bonne dose d’hypocrisie. Pourtant, on devrait seulement considérer cette équation  : plus il y a aura d’usagers de la PrEP, moins le VIH fera de nouvelles victimes. 6 SAMUEL LAROCHELLE samuel_larochelle@hotmail.com Instagram  : samuel_larochelle 811020EX 808057EX



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