Fugues n°35-06 septembre 2018
Fugues n°35-06 septembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35-06 de septembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Nitram

  • Format : (178 x 260) mm

  • Nombre de pages : 166

  • Taille du fichier PDF : 68,9 Mo

  • Dans ce numéro : pop porn !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PHOT0 DE CATHERINE GAUDET CAROLINE DÉSILETS CULTUREL_DANSE Sortir DU 26 AU 29 SEPTEMBRE COMMENT PEUT-ÊTRE RETROUVER LE MERVEILLEUX Catherine Gaudet revient à la création après deux ans d’interruption pour congé de maternité. Un temps qui lui a permis de repenser ses perspectives sur la danse et sur sa création. Avec L’affadissement du merveilleux, Catherine Gaudet s’interroge en quelque sorte sur ce qui nous maintient éloigné du merveilleux par l’emprise du réel sur notre quotidien et sur ce merveilleux qui pourrait émerger de ce quotidien si nous y prêtions attention. Au moment de l’entrevue, la chorégraphe était en studio avec ses cinq danseurs en plein processus de création, et comme elle le soulignait, c’était sa première entrevue avec un journaliste, l’obligeant à mettre en mots un travail encore en plein défrichage. « J’étais partie avec l’idée d’arriver en studio en sachant exactement où je m’en allais. En fait, je me suis tendue à moimême un piège, puisqu’au bout des premières semaines, je me suis rendue compte avec les danseurs que plus j’avançais, plus l’élan qui m’avait habité pour cette création disparaissait. On est donc reparti à zéro pour que cet élan se retrouve tout au long de la création », explique Catherine Gaudet. Si dans ses précédentes créations, la chorégraphe amenait ses danseurs dans une certaine forme de théâtralité, en faisant utilisation de la voix par exemple, elle a choisi pour L’affadissement du merveilleux de s’éloigner de toute forme situationnelle et relationnelle pour ses interprètes. « Je voulais que les danseurs ne soient qu’un canal par lequel les émotions et les situations passent puis disparaissent, sans qu’il y ait une quelconque forme de résolution, d’où le fait que les cinq danseurs font exactement la même chose tout le temps sans ren « trer en relation les uns avec les autres », précise Catherine Gaudet. De ce fait, la répétition accentuée des mêmes mouvements est à la fois une métaphore du quotidien de chacun, mais dans le même temps, le processus qui peut nous élever vers un état supérieur presque métaphysique par l’effet de transe qu’elle peut engendrer »./090 FUGUES.COM SEPTEMBRE 2018 Catherine Gaudet retrouve pour cette création des danseurs avec lesquels elle a déjà plusieurs fois travaillé, Francis Ducharme, Dany Desjardins et Caroline Gravel, auxquels se joignent un danseur aguerri, James Phillips et une toute jeune danseuse qui vient de terminer sa formation professionnelle, Leïla Mailly. « Bien sûr, le fait d’être avec des danseurs qui connaissent notre travail fait que l’on se comprend même sans parler, mais il est intéressant de ne pas s’asseoir sur nos lauriers et d’insuffler du sang neuf. Par exemple, James Phillips, par ses questions, me pousse plus loin dans ma réflexion sur la création », continue Catherine Gaudet. La chorégraphe ne peut s’empêcher de revenir sur les changements qui sont nés en elle avec l’arrivée de sa fille, changements qui lui ont donné un regard beaucoup plus vaste sur le monde et lui ont apporté beaucoup plus de sérénité. Changements qui jouent aussi sur sa création. Je me suis rendue compte qu’avant la naissance de ma fille, ma création portait essentiellement sur mes questions existentielles. Avec humour, je dirais que j’étais plus préoccupée par mon petit nombril, et il en ressortait quelque chose qui allait vers la noirceur. Avec l’arrivée de ma fille, j’ai le sentiment d’être beaucoup plus sensible à ce qui nous échappe, à ce qui nous est plus grand, et aussi, peutêtre, à ce qui est merveilleux. En fait, j’ai le sentiment d’aborder la vie et ma création en étant plus en paix avec moi-même », conclut la chorégraphe. Avec L’affadissement du merveilleux, Catherine Gaudet nous dévoile une autre facette de son regard posé sur le monde, un regard en perpétuelle mutation, en perpétuel mouvement. 6 DENIS-DANIEL BOULLÉ « L’affadissement du merveilleux », une chorégraphie de Catherine Gaudet, du 26 au 28 septembre à 19h, et le 29 septembre à 16h, à l’Agora de la danse (1435, Bleury - Métro Place-des-Arts). Halte-Garderie disponible le vendredi 28 septembre (pour enfants de 1 à 12 ans). agoradanse.com 808057EX PHOT0 JULIE ARTACHO
PHOT0  : NORMAL DESIRES ROMAIN HUCK DANSE-CITÉ SURVOL DE LA SAISON DU LABO DE LA CRÉATION DE LA DANSE À MONTRÉAL Danse-Cité, c’est la rencontre des genres artistiques avec la chorégraphie. On ose, on tente les expériences. Laboratoire de création, Danse- Cité donne l’occasion à des chorégraphes, des jeunes comme des plus expérimentés de pousser plus loin leur création, et ce depuis 37 ans. Pour la saison 2018-2019, Danse-Cité réitère un événement qui a connu un grand succès la saison précédente, Nous (ne) sommes (pas) tous des danseurs – volet Québec. Rencontre originale, initiée par Sophie Corriveau et Katya Montaignac, sous la forme d’une table ronde dansée. 17 danseurs.euses de Québec et de Montréal, toutes générations confondues, discutent de danse entre eux et avec le public, et illustrent leur propos par de courtes chorégraphies. Une très bonne façon de s’initier à la danse contemporaine, d’en comprendre les mécanismes de création. Elles sont jumelles, elles sont danseuses et elles sont aussi créatrices. Les sœurs Élodie et Séverine Lombardo, mieux connues sous le nom des Sœurs Schmutt seront de la 37 e édition de Danse-Cité avec L’entité du double dans le cadre de Traces-chorégraphiques. Émile Pineault a connu le monde du cirque depuis son plus jeune âge et sera l’un des créateurs les plus regardés de la saison. Émile Pineault fonde son travail sur la transposition de la pratique acrobatique et explore la sensorialité et la corporéité pour toucher le spectateur. Avec Normal Desires, dont un extrait a été présenté dans le cadre du OFFTA 2018, Émile Pineault se débat avec un corps libre dévoilant des états émotifs et affectifs qui nous rejoignent et nous dérangent. Eduardo Ruiz Vergara et ses complices Marie Mougeolle et Sophie Levasseur nous entraînent dans l’art de la perception et de la sensation de l’environnement par le toucher, scientifiquement appelé le concept haptique par opposition au concept optique où la vue est un lien important de notre relation au monde. Proposant une relation constante entre la perception et sa résonance dans l’imaginaire, Eduardo avec El silencio de la cosas présente une proposition « choréohaptique ». Enfin, Antonija Livingstone et Nadia Lauro proposent avec Les Études de réinventer l’hérésie, nécessaire à notre santé selon elles, en revisitant les symposiums de l’antiquité, où l’on buvait, philosophait et séduisait, réunissant dans une trinité le logos, le pathos, et l’éros. Mais le tout avec un angle féministe et furieusement queer, auquel participe des artisans invités et un chœur d’amazones. 6 DENIS-DANIEL BOULLÉ NOUS (NE) SOMMES (PAS) TOUS DES DANSEURS – Volet Québec, 14 et 15 septembre, Maison pour la danse, Québec/L’ENTITÉ DU DOUBLE, 4, 5, 6, 9, 10, 11, 12, 13 octobre 2018, Théâtre Prospero/NORMAL DESIRES, 22, 23, 24, 27, 28, 29 et 30 novembre et 1 decembre 2018, La Chapelle Scènes Contemporaines/Scènes Contemporaines/EL SILENCIO DE LAS COSAS PRESENTES. 16, 17, 18, 19, 23, 24, 25, et 26 janvier 2019, La Chapelle Scènes Contemporaines/LES ÉTUDES (HÉRÉSIES 1-7). 12, 13, 14, 15 et 16 février 2019, Fonderie Darling DANSE-CITÉ www.danse-cite.org 809020EX PHOT0  : IEL SILENCIO DE LAS COSAS PRESENTES MARTIN BENOIT



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