Fugues n°35-06 septembre 2018
Fugues n°35-06 septembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35-06 de septembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Nitram

  • Format : (178 x 260) mm

  • Nombre de pages : 166

  • Taille du fichier PDF : 68,9 Mo

  • Dans ce numéro : pop porn !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CULTUREL_LIVRES À lire KYLE’S BED & BREAK- FAST  : INN MATES Cinquième volume des aventures, petites et grandes, des pensionnaires du gîte touristique créé par le bédéiste Greg Fox en 1998 et qui regroupe les planches publiées entre 2014 et 2017. Les lecteurs y retrouvent une gamme de personnages hauts en couleur, plusieurs classiques et certains qui en sont à leurs premières armes  : Kyle, le propriétaire ; Brad, le joueur de baseball dans le placard ; Lance, l’homme d’affaires cynique ; Richard, le fêtard un peu bitch ; Price, le snobinard manipulateur ; Nick, le garagiste ; Dave, le publiciste en fauteuil roulant, et j’en passe. Conflit des générations de Nick qui ne rencontre que de jeunes fêtards et qui se retrouve au cœur de rendez-vous arrangés catastrophiques (pour ensuite être confronté à un Russe désagréablement attirant) ; Price qui, à sa plus grande stupéfaction, découvre que quelqu’un veut être son ami ; Richard (70 ans) qui se fait courtiser par un homme dans la vingtaine qui a peut-être un agenda trouble ; Lance qui se trouve confronté à des éléments gênants de son passé de carriériste, etc. Les (més)aventures sont diverses et s’étendent généralement sur quelques pages seulement avant de passer à la suivante  : le tout se lit donc d’une seule traite et avec un plaisir indéniable. Les premières armes de Greg Fox (la réalisation de bandes dessinées biographiques), l’ont amené à développer l’anatomie de ses personnages ainsi que leurs expressions faciales, il ne faut donc pas s’étonner de la qualité et du détail de la plastique des dessins, de même que la gamme étendue des émotions qui y transparaissent. Les curieux pourront également jeter un coup d’œil à sa production hebdomadaire en ligne  : kylesbnb.blogspot.com 6 B.MIGNEAULT KYLE’S BED & BREAKFAST  : INN MATE/Greg Fox. Middletown, DE  : Sugar Maple Press, 2018. 112p.//102 FUGUES.COM SEPTEMBRE 2018 AUTOBOYOGRAPHIE Précédé de critiques louangeuses, Autoboyographie est centré autour des difficultés entourant le développement d’une romance entre deux adolescents. Rien de neuf sous le soleil, me direz-vous, mais un élément vient cependant en pimenter le déroulement. Il y a de cela trois ans, en remorque de ses parents, Tanner Scott quitte la Californie où il vivait le parfait bonheur. Celui-ci avait alors déjà fait une sortie du placard, en tant que bisexuel, et l’annonce avait été accueillie à bras ouverts par ses parents. Aucun problème, donc ? Pas tout à fait puisque le déménagement se fait dans une petite ville de l’Utah à prédominance mormone où règne une vision extrêmement hétéronormative de la sexualité. La mère de Tanner, ancienne mormone, lui suggère donc un retour dans le placard, jusqu’à ce qu’il termine le secondaire, afin d’éviter une ostracisation qu’elle sait inévitable, ce qu’il accepte.Mais voilà qu’il s’inscrit à un atelier d’écriture supervisé par un autre étudiant, Sebastian, et c’est le coup de foudre ins-tantané ! Bien évidemment, comme le dit la chanson, « les gens heureux n’ont pas d’histoire » et il y a donc un hic ! Sebastian est non seulement mormon, il est par ailleurs le fils d’un évêque. Mais n’écoutant que son cœur, Tanner fonce tête baissée vers le sourire radieux de Sebastian. Celui-ci, de son côté, est partagé entre ce qu’il ressent et les préceptes de sa religion. Tanner se retrouve éventuellement au fond d’un double placard puisque 1) il ne peut parler à ses amis qui ignorent tout de son orientation et 2) pis encore, il ne peut même révéler qu’il est en amour pour ne pas nuire à Sebastian. Christina Lauren, pseudonyme derrière lequel se cachent les auteures Christina Hobbs et Lauren Billing, offre une œuvre à la fois nuancée et maîtrisée qui explore avec finesse des questions délicates à travers desquelles il serait facile de sombrer dans la démagogie. Ce n’est cependant jamais le cas puisque le point d’ancrage demeure toujours deux adolescents, de même que la simplicité et la complexité du sentiment qui les habite. Le roman se révèle à la fois amusant et délicieusement touchant et même s’il est destiné en premier lieu à un public adolescent, on ne peut s’empêcher de le dévorer ! 6 B.MIGNEAULT AUTOBOYOGRAPHIE/Christina Lauren. Paris  : Hugo Publishing, New Way, 2018. 404p. GISÈLE ET BÉATRICE Une bande dessinée déjantée qui démarre en vrille avec un regard cynique portée sur le harcèlement sexuel. Béatrice travaille dans le département de la comptabilité d’une entreprise. Son patron, Georges, est un connard manipulateur qui lui fait clairement comprendre que si elle désire une promotion, elle doit coucher avec lui. Sinon, ce sera Jones, un incompétent de la pire espèce qui aura le poste. Dès le départ, les rôles sont bien campés et on ne peut qu’espérer une terrible et satisfaisante vengeance pour Béatrice. Celle-ci décide donc de séduire son patron et lui fait boire une potion qui le transforme en femme. Béatrice expose une vérité surprenante  : elle a un pénis qu’elle utilise gaillardement sur George, qui porte maintenant le prénom de Gisèle. L’identité de genre de Béatrice demeure floue puisqu’elle mentionne que sa verge est due à un processus de transformation interrompue. La question demeure en suspens  : interrompue vers quelle destination ? Littéralement sans papiers, Gisèle n’a d’autre choix que de devenir la femme de ménage de Béatrice ainsi que son amante. Jusque-là, la logique tient assez bien la route puisque Gisèle se fait imposer ce qu’elle a elle-même fait lorsqu’elle était homme. En l’occurrence, harcèlement, abus sexuel, travail coercitif et soumission au détenteur de l’arme ultime  : un phallus ! Cette descente aux enfers parfois jouissive, c’est le propre de la vengeance, s’accompagne cependant de quelques inconforts scénaristiques qu’il est difficile de comprendre. En effet, Gisèle, au fil des relations sexuelles forcées (lire « viol ») , réalise qu’elle commence à goûter l’expérience et développe un sentiment amoureux pour Béatrice (syndrome de Stockholm ?). Il est difficile de ne pas tiquer devant ce qui apparaît être un cliché réducteur de la psyché féminine, de même qu’un lieu trop commun entourant le viol (« dans le fond, elle aime ça »). C’est d’autant plus décevant que le coup de crayon de Benoit Feroumont est fantastique et qu’il fait montre d’un humour caustique particulièrement jubilatoire. Bien que la vengeance demeure la pierre angulaire du récit, cet élément n’en demeure pas moins extrêmement préoccupant. Une lecture quelque peu partagée donc  : un conte polisson fort distrayant, dans la mesure où l’on conserve un regard très critique sur certains aspects. 6 BENOIT MIGNEAULT GISÈLE ET BÉATRICE/Benoit Feroumont Paris  : Aire Libre, 2018. 128p.
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