Fugues n°33-06 septembre 2016
Fugues n°33-06 septembre 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33-06 de septembre 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Nitram

  • Format : (184 x 260) mm

  • Nombre de pages : 166

  • Taille du fichier PDF : 80,5 Mo

  • Dans ce numéro : redécouvrir Mapplethorpe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTS ET CULTURE_LIVRES À lire LESBIAN DECADENCE : REPRESENTATION IN ART AND LITERATURE OF FIN-DE-SIÈCLE FRANCE Le réputé Saphisme et décadence dans Paris fin-de-siècle, originellement publié en 2005, est enfin disponible aux lectrices et lecteurs qui sont plus habiles dans la langue de Shakespeare dans une magnifique traduction de Nancy Erber et William Peniston. Comme son titre l’indique, l’auteure (Nicole G. Albert) se penche sur la représentation lesbienne à l’intérieur des arts et de la littérature : romans, poèmes, articles de journaux, peintures, dessins et caricatures y sont donc à l’honneur. Contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire, la décadence saphique ne doit pas, ici, être lu avec le sens d’une déchéance, mais bien dans celui d’un mouvement artistique et littéraire. En effet, le mouvement décadent (le décadentisme) célébrait ce qui allait à l’encontre de la norme établie dans l’intention de provoquer et choquer la classe bourgeoise. Une culture lesbienne très forte émerge en France dans le dernier quart du 19 e siècle et s’incarne rapidement dans différentes œuvres d’art et littéraires. Non content d’inspirer plusieurs femmes (Natalie Barney, Renée Vivien, Colette, Gertrude Stein), le courant inspire de nombreux auteurs hétérosexuels qui écrivent ainsi les « premiers » romans pulp mettant en vedette l’archétype de la lesbienne prédatrice à l’appétit sexuel insatiable. De leur côté, alertés par ces représentations, les premiers psychiatres tentent d’expliquer ce vice « nouveau » afin de le comprendre et l’éradiquer. Les archétypes nés dans cette période cruciale de l’émergence de la culture lesbienne ou de la perception de cette culture, par les hommes et femmes qui l’observaient de l’extérieur, ont marqué la société et c’est avec fascination que Nicole G. Albert nous convie à en observer la naissance et le déploiement.6 BENOIT MIGNEAULT LESBIAN DECADENCE : REPRESENTATION IN ART AND LITERATURE OF FIN-DE-SIÈ- CLE FRANCE / Nicole G. Albert. New York : Harrington Park Press, 2016. 403p. //////////// 082 FUGUES.COM SEPTEMBRE 2016 TOUS LES GAYS SONT DANS LA NATURE Antoine Le Blanc nous présente cet herbier de la flore gaie par l’intermédiaire de « 80 portraits pour s’y retrouver ». Bien évidemment, l’humour est à la barre de ce navire et, en l’espèce, il faut constater que l’auteur la manie avec adresse. C’est au gré de quatorze rubriques qu’il classe sa typologie du gai Français : les signes extérieurs, le familial, l’hypersensible (incluant l’admirateur de Mylène Farmer), l’obsessionnel, le voyageur, l’artiste, l’intellectuel, le refoulé, le militant, le sex addict, le formateur, l’euphorique (incluant le gai lesbophile), l’amateur de sites de rencontres et la drag-queen. Dans chaque catégorie, on regroupe une déclinaison de spécimens plus fouillés : le mâle à barbe, le gendre idéal, le persécuté glapissant, le sexuel hygiéniste, le néo-hétérosexuel, le passif dominant, etc. La précision à l’effet qu’il étudie et présente le « gai Français » n’est pas anodine puisqu’il arrive, en effet, que certaines références puissent échapper au lecteur québécois : par exemple, je ne me retrouve pas tout à fait dans la complexité et les nuances géographiques entre rive gauche et rive droite. Ce bémol est cependant relativement léger et n’entache pas le plaisir inhérent au regard pince-sans-rire ainsi posé sur nos travers (les siens propres ou certains de nos proches qu’on identifie parfois très rapidement). Lecture fort appropriée pour les jours de soleil plombant comme pour ceux où le grisâtre le dispute au crachin. Après la lecture de quelques profils, difficile de résister à l’envie d’avancer dans ce labyrinthe du meilleur qui n’est jamais très loin du pire. 6 B.MIGNEAULT TOUS LES GAYS SONT DANS LA NATURE : 80 PORTRAITS POUR S’Y RETROUVER / Antoine Le Blanc. [France] : Des ailes sur un tracteur, 2015. 230p. DES VACANCES POUR LE REFUGE La maison d’édition française Textes gais s’est associée à la cause d’un organisme portant le nom fort approprié du Refuge. En effet, la fonction de celui-ci est d’accueillir les jeunes chassés de leur famille en raison de leur orientation sexuelle. Comme indiqué sur leur site internet, « il propose un hébergement temporaire et un accompagnement social, médical, psychologique et juridique aux jeunes majeurs victimes d'homophobie ou de transphobie ». Une initiative française plus que louable, si ce n’est essentielle, à laquelle Textes gais a décidé de s’associer via la publication de deux ouvrages portant le même titre : Des vacances pour le Refuge. La différence tient dans le sous-titre puisque l’un propose « 10 textes longs » et le second « 21 textes courts ». À noter que les droits d’auteurs ont été cédés à l’organisme par les auteurs et l’éditeur. Les textes traitent de l’incertitude et des émois des premiers amours qui se déroulent dans le cadre de vacances et qui laissent une impression indélébile chez les protagonistes. Différentes atmosphères y sont explorées allant du romantisme à tout crin jusqu’à l’humour. Disponibles sur de nombreuses plateformes d’achats en version imprimée ou électronique pour une somme mo-dique (environ une dizaine de dollars). 6 BENOIT MIGNEAULT DES VACANCES POUR LE REFUGE : 10 TEXTES LONGS POUR LE REFUGE. [France] : Textes gais, 2016. 256p. DES VACANCES POUR LE REFUGE : 21 TEXTES COURTS POUR LE REFUGE. [France] : Textes gais, 2016. 256p. LE RETOUR DE BATWOMAN... Plus le temps passe et plus on voit passer des renouveaux, des redémarrages, des retours à zéro et d’autres retours aux origines dans les bandes dessinées des écuries Marvel et DC. Ce qui, dans le cas de DC, est un peu étrange, c’est que cette ixième renaissance suit de près la précédente : en effet, le New 52 est survenu en septembre 2011 et le Rebirth vient à peine d’être entamé. Il faut cependant dire que la renaissance de 2011 a plus ou moins bien fonctionné et que DC corrige donc le tir en conservant, au passage, le meilleur de cette expérience. Ce renouveau de Batman se concrétise dans le numéro 934 et son intérêt se situe à deux niveaux dans un arc fort pertinemment intitulé « Rise of the Batmen ». En premier lieu, comme son titre l’indique, une nouvelle équipe batmanienne est créée, dans laquelle on retrouve Clayface, une présence surprenante considérant son statut criminel. En second lieu, on y retrouve également la spectaculaire Batwoman, toujours aussi séduisante et déchaînée. Ses problèmes de cœur avec l’inspecteure Renee Montaya sont toujours aussi épidermiques, mais une menace beaucoup plus préoccupante se cache dans l’ombre. En l’absence de Batman, elle se doit de diriger les troupes masquées de ce dernier, mais elle a certains doutes quant à sa capacité à endosser un tel manteau puisqu’elle travaille normalement en solo. Une trahison surprenante, révoltante même, vient cependant fracasser tous ses points de repère et l’oblige à plonger tête baissée dans la mêlée. Un excellent récit qui semble très prometteur. On peut présumer que cette renaissance de DC sera fructueuse, du moins dans le cas de cette série, puisqu’à peu près tout y est remis en question et qu’on ne peut s’empêcher de s’alarmer quant à cette nouvelle et inquiétante épée de Damoclès suspendue au-dessus de Batwoman. 6 B. MIGNEAULT BATMAN DETECTIVE COMICS / James Tynion IV et Alvaro Martinez. Burbank, Ca. : DC Comics, 2016. No 934-
LES ANIMAUX SENTIMENTAUX DE CÉDRIX DUROUX L’INNOCENT DE CHRISTOPHE DONNER OBSESSIONS Chacun a sa manière de vivre l’amour, de s’adonner au sexe, également selon les époques. Deux livres en parlent, nous donnant une vision du monde des sentiments sous un angle différent, pour ne pas dire opposé. Le premier, avec un beau titre, Les animaux sentimentaux, de Cédrix Duroux, nous décrit la complexe et émotive réaction de nos affections et de nos sensations à l’heure de l’Internet, de la mondialisation, de la ligua franca qui contamine toutes nos communications et conversations. Duroux nous cause d’aujourd’hui, qui pourtant pourrait être assez proche du hier que dessine Christophe Donner, son aîné, avec son roman au titre passe-partout, L’innocent. Cédrix Duroux est né en 1981 et vit à Lyon où, d’ailleurs, se déroule son roman. Christophe Donner, lui, est né en 1956, à Paris, où une grande partie de son roman se situe. Duroux est un spécialiste de la littérature de langue anglaise; Donner est journaliste et chroniqueur, amateur de chevaux, entre autres. On verra que leurs références divergent, quoique sur le fond, sur l’amour et le sexe, ils se rejoignent, mais, comme on dit, pas de la même manière. Nous sommes donc à Lyon avec Les animaux sentimentaux. Dès la première page, on fait le connaissance d’Olivier et de ses échanges sexuels sur Internet; il y est addict. C’est surtout un garçon phobique, affecté d’un trouble obsessionnel compulsif, du genreà vérifier trois fois que la porte soit bien verrouillée avant de quitter l’appart. Ses amis sont David, qui sort dans les bars pour des rencontres; Samuel, qui prend la parole (son récit est au « je »), et qui communique avec Anthony, un jeune homme qui n’existe pas, une sorte d’ange gardien qu’il s’est inventé; et puis il y a Lily, une Londonienne venue travailler à Lyon. On les suit deux semaines avant Noël. Leur petite vie quotidienne est décrite minutieusement, le sexe est leur idée fixe. Samuel veut faire le test du sida; il écrit à ses parents pour leur révéler son homosexualité; son père meurt. David et Lily se sont fait tabasser en sortant d’une boîte. Olivier se masturbe la plupart du temps; peut-être voudrait-il écrire un livre; il réussit à tomber amoureux d’un gars rencontré sur Internet. Leur histoire particulière se dissout dans une histoire générale de génération, avec ses références, surtout en musique. Ils sont pris dans les rets d’un destin qu’ils scotomisent. L’avenir est le présent. La vie vécue doit être semblable au fantasme qu’on en fait. Par son ton, Les animaux sentimentaux se veut la modernité même. Nous sommes à l’ère des sentiments 2.0. On sent que Duroux a du style, veut du style, et que son roman doit correspondre à la culture d’aujourd’hui. Il y réussit. Son livre est un croisé narratif : c’est à la fois du Amistead Maupin et du David Cooper. Par ailleurs, dans le récit, on passe constamment du français à l’anglais; même entre Français, on se parle en anglais (sans traduction, naturellement). Nous, au Québec, qui sommes si sensibles à l’envahissement de la langue de Shakespeare, on éprouve de l’irritation, de l’agacement dans cette utilisation permanente de l’anglais. Cela fait plus chic que crédible, pour ce roman choral, où l’on fête beaucoup, et pourtant, avec souvent plus de tristesse que de légèreté. Un roman moins sentimental que mélancolique. LIVRES_ARTS ET CULTURE À lire Son opposé autant dans le récit que dans le style apparaît le plus récent roman de Christophe Donner. Cet auteur est certainement connu des lecteurs de Fugues, tant il a publié de titres et qu’une grande part de son œuvre est imprégnée d’homosexualité. Ses livres sont variés (il écrit même pour la jeunesse), mais ils sont le plus souvent d’ordre autobiographique. Donner a une mauvaise réputation dans le milieu littéraire parisien, qu’il met souvent en scène et avec lequel il règle ses comptes. L’innocent ne diffère guère de ses œuvres précédentes. La touche autobiographique est là; son personnage principal s’appelle d’ailleurs Christophe. On le découvre à sa prime adolescence et on le suivra durant quelque cinq ans, du lycée jusqu’à son premier travail dans le cinéma (pour lequel Donner a déjà travaillé). On définirait le petit Christophe comme un obsédé sexuel; c’est un maniaque de la masturbation. Il veut se faire dépuceler, couche avec des filles sans succès, et les garçons avec qui il prend du plaisir le repoussent le plus souvent. Il est têtu, indépendant, orgueilleux même, plutôt méprisant. Il ne semble pas connaître la valeur des choses. Est-il vraiment, comme on dit, un innocent aux mains pleines? Ou, comme il se définit, un joueur? Ou encore, comme il l’écrit : un petit dictateur en puissance? Il n’apparaît pas très sympathique. Et le style distant de Donner, sa simplicité volontaire qui reste au ras des pâquerettes fait reluire plus sa superficialité que son questionnement sur la vie. Christophe pourrait se suicider – et il a si peu d’empathie pour les autres -, même là, il est trop lâche pour le faire. C’est lui qui le dit, dans ce roman mené à fond de train. 6 ANDRÉ ROY LES ANIMAUX SENTIMENTAUX / Cédrix Duroux, Paris, Buchet-Chastel, coll. Qui vive, 2016, 372 p. L’INNOCENT / Christophe Donner, Paris, Grasset, 2016, 210 p.



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