Fugues n°33-06 septembre 2016
Fugues n°33-06 septembre 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33-06 de septembre 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Nitram

  • Format : (184 x 260) mm

  • Nombre de pages : 166

  • Taille du fichier PDF : 80,5 Mo

  • Dans ce numéro : redécouvrir Mapplethorpe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CULTUREL_THÉÂTRE, DANSE ET EXPO Sortir LA PROGRAMMATION DU THÉÂTRE ESPACE LIBRE L'AVENTURE THÉÂTRALE AU COIN DE LA RUE Geoffroy Gaquère entame sa troisième saison comme directeur artistique de L'Espace Libre. le théâtre, situé dans l'ancienne caserne de pompiers de la rue Fullum a été fondé par Jean-Pierre Ronfard. Ouvert sur le monde et ses réalités, ouvert sur la création la plus large possible, l'Espace Libre ne recule devant rien, accueillant et créant des productions les plus diverses mais qui ont toute un point commun : celui de bousculer les codes des arts vivants autant que de piquer la curiosité des spectateurs. Avec Geoffroy Gaquère, nous faisons un survol de la programmation 2016-2017. Geoffroy est intarissable sur l'Espace Libre, et sur le rôle de l'art «L'Espace Libre est un lieu qui privilégie la parole engagée par rapport à l'art et au monde dans lequel on vit, qui privilégie l'exploration, l'aventure de nouvelles formes, de nouvelles invitations données au public» rappelle Geo - ffroy. L'année dernière, le directeur lançait une initiative qui lui tenait à coeur, l'ouverture sur le quartier, sur ceux et celles qui habitent dans les rues avoisinantes du théâtre. «Nous avons mis en place trois projets pour aller à leur rencontre, par un tarif préférentiel pour les riverains, par des rencontres de groupes de citoyens avec les artisans des spectacles de la saison. Enfin, en créant chaque année une production qui mèle des acteurs professionnels et des citoyens amateurs pour le spectacle de quartier». Concernant la programmation, Geoffroy Gaquère a privilégié trois thématiques, le cerveau, la jeunesse, et la rencontre avec l'Autre, celui qui nous dérange, nous surprend, pour mieux apprendre à vivre ensemble. «Le cerveau, parce qu'il reste encore un grand inconnu, continue Geoffroy, et avec Docteur B., nous entrons dans ses méandres grâce à la comédienne Eve-Chems De Brouwer et de son mari Charles Behr, neurologue spécialiste en épilepsie. Le cerveau toujours avec Dans la tête de Proust, de la compagnie Omnibus avec un texte et une mise en scène de Sylvie Moreau. Imaginons Marcel Proust dans son lit au crépuscule de sa vie qui voit défiler dans sa chambre les personnages de son oeuvre». //////////// 068 FUGUES.COM SEPTEMBRE 2016 La jeunesse retient aussi beaucoup l'intérêt du directeur artistique, la connaît-on vraiment, que pense-t-elle du monde dans lequel on vit, et comment envisage-t-elle l'avenir. Autant de questions auxquelles tentent de répondre dans deux propositions différentes, Ma(g)ma, présenté dans le cadre de Zone Homa et qui réunit sur scène une trentaine de comédiens et Albums de finissants qui nous plonge dans ce qui se passe dans la tête des ados pendant une journée de classe. Et puis ce fameux Autre. «L'autre, c'est aussi bien le voisin que l'étranger, ou encore le voisin étranger, celui ou celle qui diffère de nous, qui nous étonne, nous surprend, et parfois nous dérange, d'expliquer Geoffroy, et nous vivons dans une société individualiste où l'on ne veut pas forcément être dérangé par la présence de l'autre, et comme je le dis avec un humour noir, nous assistons au “festival des feux d'artifice” avec les attentats et les guerres autour de nous». Quatre spectacles tenteront de rapiécer ces relations défectueuses avec l'autre. Sounjata, production du Nouveau Théâtre expérimental et la compagnie Sogolon et Awaln'art, sur une histoire du Mali que l'on connaît peu. Lettres Arabes (2), écrites et jouées par Geoffroy Gaquère, Olivier Kemeid et Mani Soleymanlou pour bousculer quelques tabous sur le sentiment anti-Islam qui grandit dans nos sociétés et pour donner de nouveaux angles de vue pour appréhender ce que nous vivons. Ai-je du sang de dictateur ? Écrit et joué par le comédien Didier Lucien, qui pour mieux comprendre Haïti, se place dans la peau du dictateur Duvalier père. Geoffroy Gaquère est très fier aussi d'accueillir Sunny Drake pour No Strings (Attached), surtitré en français. «J'ai été renversé par son spectacle, et je souhaitais vivement l'accueillir. Sunny Drake est une trans queer qui vient dans cette pièce nous fait découvrir tout un monde dont on entend peu parlé ou si mal. Et puis à travers ces péripéties, une question la hante, le couple a-t-il encore un avenir ou est-il chose du passé ?» La saison comportera une reprise, Table Rase, ce party de filles qui disent tout et qui a connu un grand succès l'an passé. La LNI s'attaque aux classiques pour les fêtes, où des artistes s'approprient les mots et le style d'un auteur ou d'un dramaturge et improvisent à sa manière. Et pour finir, en avril prochain, une création du Nouveau Théâtre Expérimental, Coin Fullum et Parthenais. 6 DENIS-DANIEL BOULLÉ ESPACE LIBRE, 1945, rue Fullum T. 514-521-4191 www.espacelibre.qc.ca
DANSE-CITÉ FÊTE SA 35E SAISON LA SOCIÉTÉ VIRTUELLE DE L’AUTO-SPECTACLE Il y a presque 35 ans, se créait une compagnie de danse, sans danseurs, sans chorégraphes attitrés, une structure d'accueil en somme de projets chorégraphiques. Derrière, un homme, Daniel Soulières, danseur et chorégraphe, qui souhaitait donner un espace et un lieu de diffusion à de nouveaux talents, et croiser aussi les différentes disciplines en art visuel bien avant que ce soit la mode. 35 saisons plus tard, Daniel Soulières est toujours à la tête de Danse-Cité, heureux de cette longévité, certes, mais surtout heureux que le modèle choisi soit toujours aussi axée sur la création, la nouveauté, l'expérimentation. «Je suis heureux de voir que ce modèle commence à se répandre, mais à l'époque, je pense que peu de personnes croyait en mon projet, se souvient Daniel Soulières, mais peut-être que je répondais à un besoin». Accueillir des chorégraphes, laisser des danseurs oser leur première chorégraphie, inviter des artistes non spécialistes de la danse à se risquer dans cet univers, organiser des rencontres avec des musiciens, des artistes en art visuel, pour faire jaillir d'un bouillonnement créatif des oeuvres présentées dans le cadre de Danse-Cité. «Plusieurs chorégraphes aujourd'hui reconnus sont passés par Danse-Cité, continue Daniel Soulière, la liste serait longue. Il n'est pas toujours facile dans le milieu de la danse à être mis en avant, et de se faire connaître du public. J'ai toujours voulu rester très près des artistes, de les aider à émerger». DU 30 AOÛT AU 11 SEPTEMBRE Si dans les premières années, Danse-Cité s'étendait sur deux semaines, très vite Daniel Soulières et son équipe se sont rendus compte que cela diminuait le nombre de représentations possible. «Ce n'est pas en étant deux soirs sur scène que l'on a une chance de se faire reconnaître. Avec quatre créations réparties sur l'année, chaque artiste invité peut se produire six ou sept fois, ce qui en danse contemporaine à Montréal est beaucoup», d'ajouter le directeur de Danse-Cité. Traces-Chorégraphes, Traces-Inteprètes et Traces-Hors-Sentiers sont les champs qui seront couverts cette saison. Aujourd'hui, Danse-Cité sans changer la formule met l'accent sur l'intergénérationnel, la rencontre entre des artistes d'hier et d'aujourd'hui. Ainsi avec La loba d'Aurélie Pedron qui ouvrira la saison met en scène 12 interprêtes femmes de tous âges. Une attention particulière sera portée sur les éclairages jouant sur ce qu'Aurélie Pedron appelle les apparitions et les disparitions avec la pleine lumière et l'obscurité absolue. Aurélie Pedron, est une habituée de Danse-Cité et s'inscrit logiquement dans Traces -Chorégraphes. Dans le cadre de Traces-Interprètes, carte blanche est laissée à Peter Trosztmer, un danseur qui se voit ainsi maître d'oeuvre et interprète de son propre spectacle. Créé en collaboration avec le compositeur Zack Settel, Aqua Khoria, nous place le créateur au centre d'un bassin aquatique enveloppé d'une bulle musicale hypersensible. C'est de rêveries et de méditations lors de voyages en train qui a servi d'inspiration à Katia Gagné pour Elle-Moi. D'un bout du monde à l'autre pour le volet Traces-Hors-Sentiers. Sur scènes des femmes, certaines dansant, d'autres réunies dans un choeur, Katia Gagné propose un voyage et un récit où cohabitent la dance, la vidéo, la musique. Enfin, pour clore la saison, Danse-Cité accueille Ginette Laurin et Jes Van Dael pour Tierra. On ne présente plus Ginette Laurin. La rencontre de la chorégraphe canadienne avec le chorégraphe belge auxquels se sont joints des interprêtes, des musiciens et des vidéastes provenant de différents pays se veut une épopée humaine, jouant sur la théâtralité de Jes Van Dael et l'ascétisme formel de Ginette Laurin. 6 DENIS-DANIEL BOULLÉ DANSE-CITÉ www.danse-cite.org NORMAND BOUCHER PRÉSENTE «CAS DE FIGURES» Comme parfois pour les vins de grands crus, l’année 2016 est une année faste pour le peintre Normand Boucher. Permanent à la Galerie L’Espace Contemporain depuis 2013, l’artiste y a déjà présenté ses travaux dans deux collectifs en juillet dernier (« L’Art d’été 2016 » et « La grandeur des petites choses ») et on le retrouvera au même endroit, en solo cette fois-ci, dans une exposition intitulée « Cas de figures ». Réunissant plus d’une quinzaine de tableaux de tous formats, essentiellement à l’acrylique, l’exposition proposée par Normand Boucher exploite le thème du corps humain et des portraits. « Les habitués de mon travail savent que je ne suis pas fixé à un seul thème, j’aime explorer toutes les avenues possibles qu’offrent mes inspirations et mes envies du moment, allant du figuratif contemporain à l’abstraction, mais au fil des ans, mon corpus d’œuvres ayant pour sujet le corps humain est récurent et il me semblait de mise d’en faire une exposition », de dire l’artiste qui, de plus, exposera en collectif à la Galerie Sora d’Osaka au Japon (en octobre prochain) ! « Le corps est un sujet universel, c’est par lui que se véhiculent toutes les émotions, poursuit l’artiste. Il est le repère-fondateur de la psyché humaine, celui auquel tout le monde s’identifie, se prolonge dans le temps et l’espace. » Normand Boucher ne se contente pas que de peindre la plastique des humains, mais aussi de les mettre souvent dans un contexte historique ou mythologique, source très riche en sujets estime-t-il. Selon lui, ces grandes icônes de l’histoire véhiculent tous les paradigmes comportementaux et émotionnels de façon intemporelle.6 ANDRÉ C. PASSIOUR Venez admirez et découvrir son monde parfois réaliste, parfois éclaté. Le vernissage de l’exposition se déroulera le vendredi 9 septembre à compter de 18 h. à la Galerie L’Espace Contemporain située au 5175, ave. Papineau. www.lespacecontemporain.com Facebook.com : Normand Boucher peintre *Crédit photo : « Le deuil d’Achille » Acrylique et collage sur toile. 34’’x 24’’. 2016.



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