Fugues n°32-08 novembre 2015
Fugues n°32-08 novembre 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°32-08 de novembre 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Nitram

  • Format : (184 x 262) mm

  • Nombre de pages : 164

  • Taille du fichier PDF : 34,7 Mo

  • Dans ce numéro : image + nation, avant-goût du festival de films.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTS ET CULTURE_LIVRES À lire ASTRES SANS ÉCLAT Un roman sans nul autre pareil qui a recueilli les bravos de la critique et suscité popularité et frénésie chez les lecteurs. L’amorce du récit est en tout point semblable à celle de la plupart des aventures à la Scoubidou  : deux jeunes filles de 12 ans, qui n’ont rien en commun, se lancent sur la piste d’un tueur en série qui s’est évadé. Prémisse en tout point semblable à des milliers d’autre jusqu’au moment où le lecteur réalise qu’il ne s’agit pas tant d’une prémisse, mais bien plutôt d’une prétexte pour relater une histoire beaucoup plus complexe. L’action alterne entre deux époques dans un mécanis-me de narration introspective qui est activé par le retour de Rae Brand, auteure de romans policiers à succès, dans sa ville natale d’Hamilton, Ontario. Anciennment connue sous le nom de Brenda, elle était une adolescente mésadaptée et boulimique vivant sous le joug d’une mère tyrannique (une variation sur le personnage de la Carrie de Stephen King). Contre toute attente, elle se lie d’amitié avec Jori, fille unique d’un couple aisé, expulsée d’un collège privé en raison d’un caractère et d’une langue acérés. Les semaines passent et la relation des deux jeunes filles se complexifie et se développe au fil de leur enquête, les amenant notamment à découvrir leur sexualité. Une relation de pouvoir pernicieuse s’installe cependant entre elles et l’été se termine par la disparition mystérieuse de Jori. C’est 40 ans plus tard que Rae (Brenda) relate les événements de cet automne dramatique dans un journal personnel qui laisse peu à peu entrevoir une réalité beaucoup plus complexe qu’il n’en paraissait. L’action alterne entre le passé et le présent par l’intermédiaire de chapitres, où le récit alterne entre la vision parfois naïve d’une jeune fille, la Brenda du passé, et celle d’une adulte, Rae, qui fait progressivement face à un passé complexe et brutal. Un thriller psychologique surprenant ! 6 B. MIGNEAULT ASTRES SANS ÉCLAT/K.D. Miller. Montréal  : Québec, 2015. 175p./078 FUGUES.COM NOVEMBRE 2015 SATYRIASIS (MES ANNÉES ROMANTIQUES) L’une des plus belles surprises de la rentrée littéraire, Satyriasis relate la fin d’une histoire d’amour entre deux hommes ou, si l’on veut être plus précis, sa mort douloureuse et lancinante pour l’un d’entre eux. En effet, comme c’est souvent le cas, l’expression et la perception d’une relation amoureuse diffèrent de beaucoup dans un couple. En ce sens, c’est avec un talent déconcertant que Guillaume Lambert y illustre l’intensité variable présente tant dans l’amour que dans la chair. Que ce soit la douleur vive et sourde d’avoir été abandonné ou l’expression la plus crue de la sexualité (son « ode à la putasserie » est irrésistible), l’écriture de l’auteur se révèle comme un véritable coup de poing qui prend littéralement aux tripes. On pourrait craindre de s’ennuyer un peu à suivre le cheminement d’un homme en peine, mais il évite les pièges habituels d’un récit qui s’apitoierait sur soi-même ou qui fleurirait par trop la douleur. Au contraire, il marie avec habileté douleur, humour, cynisme et lyrisme dans une écriture qui ne perd jamais de sa beauté malgré l’urgence sous-jacente. Il évoque avec un talent désarmant l’immensité brutale et implacable de l’amour que ce soit dans son amorce ou dans sa conclusion. C’est également avec adresse qu’il nous est permis de vivre, au rythme du narrateur, la compréhension progressive d’un rôle parfois assumé avec une trop grande complaisance dans les drames qui nous habitent, petits ou grands. Il faut également souligner l’intensité qu’il insuffle dans l’anecdote la plus insignifiante pour en faire une métaphore qui transcende le sujet lui-même et marque ainsi d’autant plus le lecteur. Le passage sur les gnocchis, par exemple, se révèle bien plus être une métaphore très efficace sur la douleur de voir l’autre nous survivre dans des bras inconnus qu’une simple anecdote sur les nouilles. Bref, un premier roman qui se révèle un cocktail explosif  : fascinant, brutal, provocant, douloureux et bandant à la fois. Comment dire adieu à l’autre, mais surtout, à une part de soi ? 6 B.MIGNEAULT SATYRIASIS (MES ANNÉES ROMANTIQUES)/Guillaume Lambert. Montréal  : Leméac, 2015. 117p. OMR Vue r TASSE r 3OHN UME MA VIE AUTOUR D’UNE TASSE JOHN DEERE Titre pour le moins mystérieux qui évoque le passage à l’âge adulte d’Étienne. Nous sommes à la fin du secondaire et ça roule plutôt bien pour notre héros  : gai assumé auprès de ses amis, il navigue avec aisance dans ce que la vie lui présente avec un regard où l’humour le dispute au simple bonheur de vivre. Entouré de ses inséparables Renaud et Flavie, il fait face à de petits drames inconséquents comme son nouveau directeur d’école qui flaire en lui une future victime d’intimidation surtout lorsque celuici apprend que l’indécrottable Renaud lui a lancé un grande fifure » alors que, étrangement, il s’agissait plutôt d’une marque d’affection. C’est au détour de la maison de retraite où loge sa grand-mère, mémé Poulette, que se présente l’inattendue suite à une sortie du placard qu’il y fait, publiquement, auprès de sa mémé, qui se révèle outragée qu’il ait attendue si longtemps avant de lui en parler. Tout est bien qui finit bien ? Oui, mais d’autres oreilles étaient à l’écoute et cette petite confession conduira Étienne à découvrir le passé troublant de l’un des condisciples de son aïeule. Mais, chut, il ne faut pas vendre la mèche et plutôt découvrir ce qui cache dans ce roman plein de naïveté et d’un plaisir bon-enfant où « grandir » s’amorce parfois au détour d’une simple conversation de corridor ! 6 B. MIGNEAULT MA VIE AUTOUR D’UNE TASSE JOHN DEERE/Émilie Rivard. Montréal  : Bayard, 2015. 179p. LES GARÇONS COURENT PLUS VITE Malicieusement dédicacée « à ceux qui courent derrière », cette nouvelle plaquette (47 pages) de Simon Boulerice nous fait pénétrer dans l’univers d’un jeune garçon et sa confrontation avec l’incarnation du mal suprême  : les cours d’éducation physique. Le tout, contre toute attente, par l’entremise d’un texte poétique. Le narrateur y cherche son souffle, mais également le regard des autres, ceux dont il ne peut s’empêcher d’admirer la charpente masculine et qu’il aimerait bien émuler. Pourtant, son cœur balance entre Olivia Newton John et Sylvester Stallone alors qu’il tente de performer au cœur d’un test de course navette de 20 mètres. Un texte à la fois romantique et ironique dans lequel plusieurs se retrouveront sans doute. « Vos mollets rebondissent/Avec un port de reine irréprochable/Baromètres hystériques de tout ce que j’éprouve/Je suis lent et lourd et traversé de désirs derrière vous ».6 B. MIGNEAULT LES GARÇONS COURENT PLUS VITE/Simon Boulerice. Montréal  : La Courte échelle, 2015. 47p.
HINE TE ANA, OU, LE RIVAGE SACRÉ Traduction française et troisième volume d’une série dont l’action se déroule dans les Îles Cook, un État indépendant associé à la Nouvelle-Zélande. Celles qui souhaitent perdre certains de leurs points de repère vont certainement y voir leur souhait être exaucé.Le roman nous fait suivre les aventures des propriétaires d’une station balnéaire réservée à la gente féminine - Annabel, une albinos d’origine américaine, et Cody, sa conjointe d’origine néo-zélandaise – et le destin de leurs clientes. Merris qui a récemment quitté une partenaire infidèle et Olivia qui a fait serment de ne plus jamais s’exposer à quelques relations que ce soient, le chagrin et la douleur en étant trop souvent la résultante. Saura-t-elle résister aux charmes de la pétillante Merris ? De son côté, Melanie souffre d’une forme de sclérose en plaques avancée et sait qu’elle arrive au bout du chemin. Elle est cependant mère d’une fillette, conçue via une banque de sperme, pour laquelle elle va devoir, trop rapidement, trouver une famille d’adoption. Chris est attirée par la troublante Melanie bien que celle-ci soit hétéro, mais l’amour a ses raisons que la raison ignore. Une auteure fort populaire qui marie efficacement exotisme, spiritualité et romance dans un récit enlevant qui a reçu les vivats des lectrices un peu partout à travers le monde. À noter que les différents titres peuvent être lus dans le désordre.6 B. MIGNEAULT HITE TE ANA, OU, LE RIVAGE SACRÉ/Jennifer Fulton. Paris  : KTM, 2015. 231p. FÉ M FÉ Irrésistible ! C’est sans doute le premier mot qui m’est venu à l’esprit en amorçant la lecture de ce premier roman d’Amélie Dumoulin. En effet, cette dernière fait preuve d’une écriture extrêmement maîtrisée qui marie élégamment personnages riches et complexes, descriptions quotidiennes, découverte de soi, et une naïveté désarmante mâtinée d’une bonne dose d’humour et de lyrisme. Le roman met en scène deux « Fé ». La première Fé se sent différente des autres et fait face à un univers complexe et déroutant dans lequel elle cherche sa place. Elle n’aime pas particulièrement son prénom qui se veut un hommage aux êtres légendaires et gracieux avec lesquels elle ne se sent pas d’attaches particulières puisqu’elle ne se perçoit que comme un être pataud et sans grâce. La deuxième est le diminutif de Félixe, une jeune coiffeuse dont notre Fé no 1 découvre l’échoppe au hasard de ses pérégrinations. Assurance, joie de vivre et beauté  : les mots manquent à la première pour décrire et expliquer la fascination qu’elle ressent devant la coiffeuse. Jusqu’au jour où Félixe lui présente un bébé pigeon, Clint, qu’elle entend soigner et chérir. Notre héroïne se fait alors cette réflexion qui, telle une clé de voûte, enchâsse le récit  : « En temps normal, je crois pas que je pourrais tomber en amour avec une fille. Mais une fille qui sauve un pigeon et qui l’appelle Clint, je pense que je vais faire une exception ». Un roman tout en douceur dans lequel on plonge avec un bonheur inextinguible tant on se meurt de connaître le destin de ces deux jeunes filles. L’ouvrage semble destiné à un public adolescent, mais il est déjà difficile de résister à une fée alors vous pouvez imaginer que le combat soit perdu d’avance lorsque deux d’entre elles nous sont ainsi présentées. Une très belle découverte et une auteure à surveiller ! 6 B. MIGNEAULT FÉ M FÉ/Amélie Dumoulin. Montréal  : Québec Amérique, 2015. 225p. ROMANS NUMÉRIQUES EN VRAC CHEZ TEXTES GAIS Quatre romans numériques disponibles chez textesgais, amazon et diverses autres plateformes. LE 21e SEX Érik Rémès Roman porno philosophique qui met en scène les travers propres aux rapports de pouvoir de notre société. Le roman se veut à la fois un récit passionnel et poétique sur fond de drogues et d'orgies, ainsi qu’un pamphlet sur l'homosexualité et la place qu'elle tient dans la société.Un de ces livres faits pour se lire d’une seule main, mais tout en conservant précieusement ses lunettes pour en apprécier la verve. L’auteur a également publié Je bande donc je suis, Serial fucker, Journal d'un barebackeur et le Guide du sexe gay. BI LIVE IN ME Tan HagmannL’un de ces paris que l’on se lance à soimême juste pour le simple plaisir du défi. Remarquant le regard énamouré de Kristian, mannequin de profession, Andréa, un saxophoniste confortablement installé dans une hétérosexualité tranquille, décide de le faire tomber sous son charme. Le loup réalise cependant qu’il est en fait plus brebis qu’il ne pensait et qu’il s’est fait prendre à son propre piège. J'ÉTAIS VIVANT ET JE NE LE SAVAIS PAS Sébastien Monod Clément se remet progressivement d’un divorce avec la douce Laurence. Il se contente maintenant de muscler son corps et profiter d’une petite vie peinarde. C’est au détour d’une rue qu’il croise, sans d’abord y accorder la moindre importance, le regard d’un sans-abri. Pourtant cette simple œillade le hante et nourrit sa culpabilité  : pourquoi ne lui n’a-t-il pas donné un peu d’argent ou acheté un sandwich ? La recherche de Clément l’amènera à apprivoiser un univers dont il ne soupçonne rien et découvrir une part de lui jusqu'alors inavouée ! LÉO LE JOUR, LÉO LA NUIT Jean-Louis Rech Léo est partagé entre deux univers bien distinct  : de jour, il est un enseignant bien tranquille qui réside dans un HLM ; de nuit, il chasse inlassablement pour se prélasser contre le corps d’inconnus de passage. Deux univers qui ne se croisent jamais jusqu’à ce que surgisse un nouveau voisin qui n’a que deux défauts  : une femme et un enfant.C’est dans le local des poubelles de l’immeuble que ces deux planètes se percuteront avec fracas. 6 B.MIGNEAULT 201131



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