Fugues n°32-08 novembre 2015
Fugues n°32-08 novembre 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°32-08 de novembre 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Nitram

  • Format : (184 x 262) mm

  • Nombre de pages : 164

  • Taille du fichier PDF : 34,7 Mo

  • Dans ce numéro : image + nation, avant-goût du festival de films.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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'11fflIlia IMAGE+NATI0N_DU 26 NOVEMBRE AU 6 DÉCEMBRE_28 e ÉDITION UN AVANT-GOÛT DU FESTIVAL IN THE GREYSCALE LA DIFFICULTÉ DE CHOISIR Comme le titre l'indique, nous sommes dans différentes teintes de gris, dans les questionnements d'un homme, Bruno, marié, père de famille, architecte, qui vit une crise existentielle, entre autres en raison de son attirance pour les hommes. Il rencontre Fer, un professeur d'histoire et guide touristique pour la ville de Santiago de Chile avec qui il noue une relation amoureuse passionnée. Fer est ouvertement gai et donne l'occasion à Bruno de découvrir l'amour et pas seulement le sexe entre hommes. Mais Bruno est pris entre son désir d'une vie normale avec sa femme et son fils, et le beau risque que lui propose Fer. L'entourage de Bruno lui demande de prendre des décisions claires dans un sens ou dans PORTRAIT OF A SERIAL MONOGAMIST l'autre, alors que Bruno démontre une très grande difficulté à exprimer ce qu'il souhaite, à choisir. La force de En la Gama de los Grises tient dans les personnages autour de Bruno, qui le questionnent, tentent de cerner ses réels désirs, alors que Bruno reste dans une forme de mutisme et tente maladroitement d'essayer de faire comprendre son non choix. Alors que pour son amant, Fer, les choses doivent être noires ou blanches, elles restent grises pour Bruno. Film sur l'incapacité de choisir ou sur la bisexualité ? La question reste en suspens. Les deux comédiens, Francisco Celhay (Bruno) et Emilio Edwards (Fer) sont étonnants de justesse dans ce chassé-croisé amoureux tout en demi-teinte, aux échanges feutrés, avec en toile de fond la ville de Santiago de Chile, et où ressurgit l'histoire d'un pont qui reliait au temps de la colonisation le quartier des conquérants de celui des peuples indigènes. Un pont que Bruno tente de construire entre deux facettes de sa vie, entre son hétérosexualité et son homosexualité. Premier long-métrage du réalisateur chilien Claudio Marcone, le film a été présenté dans plusieurs festival de cinéma LGBT et a reçu les prix du meilleur premier film au Festival international de Miami et au festival Frameline de San Francisco, cette année. 6 DENIS-DANIEL BOULLÉ IN THE GREYSCALE (EN LA GAMA DE LOS GRISES) sera présenté, en version originale espagnole avec sous-titres anglais lors du festival IMAGE+ NATION. Pour connaître le jour, l’heure et le lieu de la représentation, visitez à partir de la mi-novembre le site du festival image-nation.org ou fugues.com PORTRAIT OF A SERIAL MONOGAMIST FÉROCEMENT ORIGINAL À l’image de son titre humoristique, Portrait of a Serial Monogamist, premier longmétrage de fiction écrit et réalisé par le tandem John Mitchell & Christina Zeidler est férocement original. Dès la première scène, digne d’une infopub - de bon goût - Elsie s’adresse à la caméra, dans sa cuisine, exprimant à quel point « il peut être chiant de se faire plaquer par son ex ! » Dès lors, la table est mise pour le ton humoristique du film. Dans la quarantaine, Elsie Neufeld, est productrice télé pour une chaine locale torontoise. Depuis son enfance, elle applique la théorie suivante  : « toujours laisser sa conjointe AVANT de faire plaquer ». Étant en relation depuis 5 ans, avec Robvn, « une gentille juive de Montréal », Elsie y mets un terme en fuyant son couple, afin de séduire ce qu’elle croit être la fille de ses rêves, une jeune DJ nommée Lollie. Devant la désapprobation de ses amies, mais surtout face à ses propres doutes, cette sérieuse monogame qu’est Elsie commence à remettre en question sa fameuse théorie…Et si elle venait de « plaquer » son âme sœur ? Se situant dans la communauté queer du « Queen West » à Toronto, Portrait of a Serial Monogamist est une comédie canadienne rafraichissante, explorant les questionnements – souvent peu abordés – d’une lesbienne dans la quarantaine qui se retrouve, au final, dans sa « crise » de la quarantaine. Le traitement utilisé par les réalisateurs, soit les fréquentes adresses à la caméra effectuées par Elsie, permet au spectateur de connecter avec les sentiments de la principale protagoniste, tout en ajoutant une touche d’humour que l’actrice Diane Flacks rend judicieusement. 6 JULIE VAILLANCOURT PORTRAIT OF A SERIAL MONOGAMIST sera présenté, en version originale anglaise lors du festival IMAGE+NATION. Pour connaître le jour, l’heure et le lieu de la représentation, visitez à partir de la mi-novembre le site du festival www.image-nation.org ou fugues.com 026 FUGUES.COM NOVEMBRE 2014 IN THE GRAYSTYLE
ALL ABOUT E LES ROUTES DU CŒUR ALL ABOUT E Sous l’emprise de Johnny Rock, le patron de la boite de nuit où elle travaille, Elmira, surnommée E, est une DJ connue de la scène nocturne gaie de Sydney. Attirant le regard des filles, elle est la spécialiste des relations d’une nuit. Mais lorsque vient le temps d’avouer à ses parents, sa relation (sérieuse) avec Trish, la peur l’envahit. Elmira fait même croire à ses paternels, des Libanais conservateurs, qu’elle est en relation avec Matt, son meilleur ami gai. Étant tout sauf elle-même auprès de ses parents, et aussi face à elle-même, les remords commencent à l’envahir, sous forme de retours en arrière explorant sa relation avec Trish. Si E aimerait ne plus vivre dans le mensonge, quitter sa carrière de DJ, afin de poursuivre ses prometteuses études de clarinette, elle désire avant tout retrouver sa vie avec Trish. E prend conscience que cette vie superficielle qu’elle vivait à un rythme effréné ne lui apporte que solitude et ennuis. Qui plus est, E et Matt se retrouvent - par hasard - avec des milliers de dollars qui ne leur appartiennent pas et doivent fuir… Mais combien de temps encore sera-t-il possible pour E de fuir ses problèmes et sa véritable identité ? Résolument moderne, All About E propose un questionnement intéressant et rafraichissant sur la notion du coming-out et du lesbianisme, avec une jeune femme qui s’assume, mais qui n’ose avouer son orientation sexuelle à ses parents d’origine libanaise. « Nombreuses sont les routes qui ne mènent pas au coeur » annonce le générique de début, avec ce proverbe arabe, où la culture y est aussi illustrée par la trame sonore aux sonorités arabiques. Avec des prises de vues de l’Australie, faisant à la fois référence au road movie et au western, et une utilisation appropriée des flashbacks pour narrer les histoires de cœur, Louise Wadley signe avec Allabout E, un premier long-métrage de fiction maitrisé, proposant des questionnements contemporains. 6 JULIE VAILLANCOURT ALL ABOUT E sera présenté, en version originale anglaise lors du festival IMAGE+NATION. Pour connaître le jour, l’heure et le lieu de la représentation, visitez à partir de la mi-novembre le site du festival www.image-nation.org ou fugues.com WHILE YOU WEREN’T LOOKING CINÉMA VÉRITÉ Présenté notamment aux festivals LGBT de Toronto, de Miami et de San Francisco, While you weren’t Looking fut produit par « Out in Africa », qui finance plusieurs initiatives LGBT dont des festivals de films en Afrique. Ce premier long-métrage de fiction réalisé par Catherine Stewart, relate l’histoire de couples LGBT de divers milieux socio-économiques et raciaux évoluant en Afrique du Sud. C’est dans un contexte résolument moderne, post-apartheid, que gravite le couple lesbien central, formé de Dez et Terri. Marié depuis 20 ans, vivant dans un milieu bourgeois, avec une magnifique maison surplombant Cape Town, tout semble aller pour le mieux chez ce couple aisé… mais c’est en apparence, puisque le nuage de l’adultère semble vouloir se loger au dessus de la maisonnée des deux femmes…Avec elles, vivent leur fille adoptive de 18 ans. Jeune femme libérée étudiant la photographie queer, Asanda se définit elle-même comme une « expérience qui se construit à mesure », une expérience de l’homoparentalité ? De l’Afrique du Sud post-apartheid ? De l’évolution des droits des LGBT ? Ou même, de son propre vécu, puisque la jeune femme se sent très rapidement attirée par Shado, énigmatique jeune femme à l’allure trans (qui se définit plutôt comme « Tommy Boy »). C’est l’occasion pour Asanda de visiter Khayalitsha, un bidonville de Cape Town, qui se trouve être la ville natale de Shado. Émerge alors une toute autre expérience pour Asanda, doublée d’une toute autre vision de l’Afrique du Sud  : une confrontation des valeurs et des idéaux socio-économiques. While you weren’t looking explore, avec une très belle photographie, les réalités multiples de queers (lesbiennes, gais, adoption, différentes générations, différents milieux), à travers une histoire à la vision très actuelle. 6 JULIE VAILLANCOURT WHILE YOU WEREN’T LOOKING sera présenté, en version originale anglaise lors du festival IMAGE+NATION. Pour connaître le jour, l’heure et le lieu de la représentation, visitez à partir de la mi-novembre le site du festival www.image-nation.org ou fugues.com



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