Fugues n°32-08 novembre 2015
Fugues n°32-08 novembre 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°32-08 de novembre 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Nitram

  • Format : (184 x 262) mm

  • Nombre de pages : 164

  • Taille du fichier PDF : 34,7 Mo

  • Dans ce numéro : image + nation, avant-goût du festival de films.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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IMAGE+NATI0N_DU 26 NOVEMBRE AU 6 DÉCEMBRE_28 e ÉDITION UN AVANT-GOÛT DU FESTIVAL OUT TO WIN LGBT ET SPORT PROFESSIONNEL La question de l’homosexualité (et de l’ensemble des différences reliées à l’orientation ou à la question de genre) a toujours été taboue dans l’industrie du sport professionnel, probablement pour ne jamais décevoir les hommes hétérosexuels qui suivaient religieusement leurs équipes dans différents sports. Le réalisateur Malcolm Ingram (Continental, Bear Nation, Small Town Gay Bar) s’est intéressé à cette problématique d’une perspective historique en revenant sur les « outing » les plus médiatisés depuis les quarante dernières années. Avec Out To Win qui sera présenté lors du prochain festival Image+nation, le réalisateur profite de l’importante opération médiatique en 2014 entourant le coming out de Michael Sam avant son entrée dans le NFL et en fait sa trame de fond. En 99 minutes, le réalisateur discute de l’expérience des athlètes ayant fait couler le plus d’encre – rarement de manière positive pour les athlètes féminins et masculins concernés. On pense ici à David Kopay, ce joueur de footballaméricain qui devenait, en 1975, le tout premier sportif professionnel à faire un coming out. On y apprend, entre autres, qu’il a entretenu une relation avec un autre joueur de football, décédé du VIH en 1986, ainsi que plusieurs détails sur sa double vie. Cette double vie, justement, est un fil conducteur pour plusieurs des athètles des années 70, dont Billie Jean King, une des premières joueuses de tennis professionnel, qui a fait les frais d’une déclaration de sa secrétaire de l’époque, avec qui elle avait une relation. Elle revient donc sur le départ de ses commanditaires et sur les difficultés qu’elle a traversées. Les plus jeunes pourront se remémorer le coming out de John Amaechi qui, en 2007, a révélé son orientation sur les ondes de ESPN. C’est d’ailleurs avec un extrait radio choquant que le documentaire débute, soit celui où Tim Hardaway, ancien joueur de basketball, se prononce sur la situation et se dépeint lui-même comme un homophobe. De plus, on revient sur d’autres histoires plus récentes, dont celles de Chandler Whitney et Conner Merten, un ancien couple de sportifs au collégial. Il est intéressant de pouvoir comparer les réactions tant d’années après le premier. Extrêmement bien documenté, tant du côté des images d’archives que des informations historiques ou des témoignages des athlètes, ce documentaire permet aux plus âgés de revivre ces annonces avec une perspective plus personnelle. Ce film vise également à fournir un exemple concret pour la plus jeune génération qui demeure, malgré 40 ans d’histoire, prisonnière des préjugés et de l’homophobie systémique dans ces milieux longtemps réservés aux plus durs à cuire – comme si seulement les hétéros pouvaient être des durs à cuire. Mentionnons que le film a reçu un excellent accueil partout où il a été présenté. 6 OLIVIER GAGNON OUT TO WIN sera présenté en version originale dans le cadre du festival IMAGE+NATION. Pour connaître l’heure et le lieu de la représentation, visitez, dès la mi-novembre, le site du festival image-nation.org ou celui de fugues.com SUMMER DE DÉCOUVERTES ET D’UTOPIES « Tout ce qui peut changer en l’espace d’un été lorsqu’on a 16 ans (et une bicyclette…) » Voilà la prémisse du film néerlandais Summer. Connue sous le nom de « Miss Silencieuse », Anne est peu loquace et habite avec sa famille dans un petit village où tout fonctionne autour de la centrale électrique  : employabilité, chauffage, organisation d’activités culturelles, elle est le pain quotidien de cette localité rurale croyante et conservatrice. D’ailleurs Anne, en voix-hors champs, narre le contexte  : « Dans ces petites communautés près de la centrale électrique, on préfère garder les problèmes derrière les portes-closes. » À l’image des protagonistes, on en jase que très peu, que ce soit le viol, les femmes battues, l’alcoolisme… Et ce, jusqu’au jour où arrive en ville Lana, au volant de sa moto, jeune femme noire, vêtue de vêtements de cuir… Au regard de Lana, c’est le coup de foudre, pour Anna. Une idylle débute entre les deux femmes. Sauront-elles défier les mentalités de cette petite conservaterice ? Si Summer évoque certaines œuvres lesbiennes, entre autres My Summer of love (2004, Pawel Pawlikowski), ce film de Colette Bothof a le mérite de proposer des qualités esthétiques rappelant certains films de Sofia Coppola, dont The Virgin Suicides, de par une trame sonore qui évoque le rêve et la jeunesse et un commentaire méditatif et introspectif sur l’action. Si la magnifique photographie « de rêve » met en valeur les paysages estivaux de la campagne hollandaise, la physionomie de Sigrid ten Napel (interprète d’Anne) rappelle celle d’une jeune Kristen Dunst… Summer a cette qualité rare, soit celle de présenter un film réaliste sur l’éveil à l’amour et à la sexuualité, tout en y inculquant un brin de nostalgie et de rêve, rappelant ainsi que l’adolescence, est une période de découvertes et d’utopies, qui passe à la vitesse de l’éclair. 6 JULIE VAILLANCOURT SUMMER sera présenté, en version originale avec sous-titre anglais lors du festival IMAGE+NATION. Pour connaître le jour, l’heure et le lieu de la représentation, visitez à partir de la mi-novembre le site du festival www.image-nation.org ou fugues.com/024 FUGUES.COM NOVEMBRE 2015 SUMMER
LITTLE CATTLE TOWARDS GLOW FASCINÉS PAR L’EXTRÊME À travers cinq récits en apparence déconnectés, les pensées, désirs et fantasmes de 13 jeunes s’entrechoquent dans cette œuvre intense qui est une expérience en soi. Ils n’ont pas de nom, et on en sait très peu sur eux, sauf qu’ils ont un important point commun  : ils explorent, dans le moment présent et chacun à leur façon, un fantasme que le reste de la société qualifie d’extrême. Like Cattle Towards Glow pointe directement les contours plus sombres du désir sexuel, que l’on voit rarement au grand écran. Qu’ils soient héroïnomanes, suicidaires ou animés par une violence souterraine, les personnages imaginés par l’écrivain controversé Dennis Cooper et l’artiste visuel Zac Farley avancent vers quelque chose d’intense, de dangereux et d’insoutenable. Ce long métrage très explicite va toutefois bien au-delà de la provocation pour s’intéresser également à la fragilité d’une douzaine de jeunes dans la vingtaine en quête d’un refuge difficile à trouver. Un film aussi fascinant que dérangeant qui bénéficie de superbes images signées Michael Salerno, directeur photo et portraitiste qui n’hésite pas à suivre de près les corps dans leurs instants de grande vulnérabilité. 6 YANNICK LECLERC LITTLE CATTLE TOWARDS GLOW sera présenté en version originale dans le cadre du festival IMAGE+NATION. Pour connaître l’heure et le lieu de la représentation, visitez, dès la mi-novembre, le site du festival image-nation.org ou celui de fugues.com LIZ IN SEPTEMBER LIZ IN SEPTEMBER L’AMOUR SOURCE D’ESPOIR Pour son cinquième long-métrage en carrière, la réalisatrice vénézuélienne Fina Torres, adapte Last Summer at Bluefish Cove de Jane Chambers, pièce culte du répertoire lesbien, présentée pour la première fois en 1980, sur les planches du Actors Playhouse à New York. Avec cette adaptation cinématographique, Torres prouve qu’elle sait mettre en scène des histoires touchantes, tout en campant à merveille de belles femmes de caractère. Si elle dirigeait, en 2000, Penelope Cruz dans la comédie pimentée Woman on Top, voilà qu’elle tourne sa caméra vers la top-modèle Patricia Velasquez. La mannequin d’origine vénézuélienne, aussi actrice (elle interprétait notamment Karina dans The L Word) Velasquez a récemment fait son coming-out médiatique en publiant un libre, intitulé Straight Walk, devenant ainsi une des premières top-modèles latines, ouvertement lesbienne. Ainsi, dans Liz in September, Valasquez tiens le rôle titre de Liz (qu’on croirait pratiquement écrit pour elle), où elle incarne une trentenaire lesbienne et mannequin, atteinte d’un cancer en phase terminale. Ayant horreur d’être prise en pitié, Liz cache sa maladie à son cercle d’amies lesbiennes, afin de poursuivre cette tradition annuelle  : se retrouver ensemble sur les plages des Caraïbes. Mais cette année sera différente ; la maladie, comme l’arrivée d’une nouvelle venue (« hétéro ») , viendra brouiller le jeu de ces dames de cœur. Malgré un propos dramatique en toile de fond, où la maladie pèse sur le personnage principal comme une inévitable épée de Damoclès, le film ne verse pas dans la tragédie larmoyante. Au contraire, le propos est empreint d’espoir. Un sentiment qui est, d’une part, dû à direction photo signée Celiana Cardenas qui s’harmonise brillamment au propos, conjuguant à la fois nostalgie du mourant et séquences de rêves, particulièrement dans les scènes sous-marines. Gagnant de plu-sieurs prix, dont le prix du public pour le meilleur film au Festival gai et lesbien de Miami, Liz in September a tous les atouts pour séduire autant les cinéphiles avertis que le grand public. 6 JULIE VAILLANCOURT LIZ IN SEPTEMBER sera présenté, en version originale anglaise lors du festival IMAGE+NATION. Pour connaître le jour, l’heure et le lieu de la représentation, visitez à partir de la mi-novembre le site du festival www.image-nation.org ou fugues.com



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