Fugues n°32-08 novembre 2015
Fugues n°32-08 novembre 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°32-08 de novembre 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Nitram

  • Format : (184 x 262) mm

  • Nombre de pages : 164

  • Taille du fichier PDF : 34,7 Mo

  • Dans ce numéro : image + nation, avant-goût du festival de films.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PORTE-VOIX NOS LECTEURS RÉAGISSENT À L’ACTUALITÉ QUOI, 9elit, MON imen GAYDAR mou « EST ut UN ri urrnig MYTHE ? Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai l’impression de pouvoir repérer les autres hommes gais, juste comme ça, d’un coup d’œil. Disons que je suis équipé d’un « gaydar » efficace… Mais voilà, une récente étude scientifique tendrait à prouver qu’une telle faculté n’existe pas et, pire encore, que croire en son existence inviterait à étiqueter à tout-va. Jusquelà, j’avais bonne conscience. 120 FUGUES.COM NOVEMBRE 2015 De nombreux travaux scientifiques ont été écrits sur le sujet, certains défendant la réalité de cette faculté, d’autres dénonçant un mythe. Celui qui nous intéresse ici, réalisé par le département de psychologie de l’Université de Wisconsin- Madison, vient contrecarrer une étude selon laquelle il serait possible de déterminer l’orientation sexuelle d’une personne simplement en voyant sa photo… Les travaux de l’équipe de William Cox ont prouvé le contraire et ils ont même mis à jour le biais de l’étude de 2008  : la qualité des images ! Il semble que les homos aient des exigences plus hautes que les hétéros quant au choix de leur photo de profil sur les sites de rencontre. Ébauche d’explication donnée par la nouvelle étude  : Le marché étant plus restreint, l’offre doit être plus alléchante. Dans un second temps, le panel s’était vu présenter des photos de profil associées à une courte description, du genre « aime le magasinage » ou « aime le hockey ». Or plus que les faciès, c’est bien ces phrases stéréotypées qui ont déterminé le choix des cobayes. Les Sherlock à la petite semaine ont fait des liens du type « T’es coiffeur ? T’es donc gai ! », « T’aimes les voitures ? T’es donc hétéro ! » Enfin, dans un troisième temps, les chercheurs ont remarqué que les participants à l’étude ont été plus enclins à laisser s’emballer leur étiqueteuse après avoir lu dans le préambule, que le gaydar existait bel et bien. Raisonner par catégories, ce n’est pas bien, on le sait. Or, faire passer le gaydar pour un sixième sens ou une intuition, c’est justement rendre acceptable un jugement de cette nature. Encore, si les stéréotypes étaient utiles, mais leur pouvoir prédictif est nul, surtout pour ce qui est des affinités de lit… Pourquoi ? À cause du nombre. Pour que d’un trait distinctif l’on puisse inférer une orientation sexuelle, il faudrait que ce trait soit vingt fois plus fréquent chez les homos que chez les hétéros, parole de statisticien. Je résume  : Si 100% des homosexuels et 10% des hétéros portaient des t-shirts roses en permanence, y aurait toujours deux fois plus d’hétéros vêtus de rose que d’homosexuels dans la même tenue. Ce qu’il est également intéressant de noter est que seuls les éléments couramment associés à l’image de l’homosexuel sont utilisés par le soi-disant gaydar  : « aimant la mode » ou « est bien coiffé », et non pas, par exemple, « est alcoolique » ou « est fumeur » – alors que selon d’autres études américaines, un homosexuel aurait trois fois plus de chance d’être alcoolique qu’un hétéro et deux fois plus de chance d’être fumeur. Enfin, un autre danger du raisonnement par stéréotype est qu’il implique souvent une erreur logique connue sous le nom d’affirmation du conséquent. Un exemple  : De « Si t’es gai, t’aimes le magasinage », nombreux vont déduire à tort que « si t’aimes le magasinage, t’es gai ». Malgré les attaques contre mon sixième sens, je m’en sens toujours pourvu. Suis-je un vilain « stéréotypeur » ? Selon moi, cette étude s’attaque à des moulins à vent. Car mon radar ne fonctionne ni à « aime le magasinage » ni à « est coiffeur » et il est absolument inefficace sur les photos de profil, comme sur la taille des orteils d’ailleurs. Il se déclenche à la façon de se tenir ou de marcher, au regard et à plein de petits riens que je ne saurais énumérer… Mais il ne fonctionne que sur les hommes, je suis incapable de débusquer une lesbienne, pas même dans une quincaillerie ! Il doit y avoir un biais dans mon analyse, mais lequel ? Vivement qu’une nouvelle étude scientifique vienne m’éclairer. 6 KRIS MALLET « Inferences About Sexual Orientation  : The Roles of Stereotypes, Faces, and The Gaydar Myth », William T.L. Cox*, Patricia G. Devine, Alyssa A. Bischmann& Janet S. Hyde, 2015
23 e MARCHE DE LA FONDATION FARHA ÇA MARCHE ENCORE ET TOUJOURS Dansez, bouger, marchez ! Cette triple invitation de la Fondation Farha a rassemblé près de deux mille personnes dans les rues de Montréal pour marcher contre le VIH/Sida avec en tête Evelyn Farha, 90 ans ! Alors qu’elle vient de célébrer il y a peu son 90e anniversaire, Evelyn Farha a mené les nombreux marcheurs sur le trajet de Ça Marche 2015, du parterre gazonné de la Place des Arts au coin de Saint-Urbain, via Maisonneuve, Stanley, Sainte-Catherine, Panet et Maisonneuve. Evelyn y participe tous les ans depuis la première marche en 1993, un an après la création de la Fondation Farha par son fils Ron, victime du sida cette année-là. Dès 10h ce dimanche matin-là, les bénévoles, marcheurs et donateurs sont venus s’inscrire et remettre des dons. Une vingtaine de tentes abritaient les organismes concernés par la lutte contre le VIHsida dont, entre autres, la COCQ-sida (Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida), IRIS Estrie (Intervention régionale et information sur le sida), le BRAS (Bureau régional d’action sida), ACCM (Aids community care Montreal), le BLITS (Bureau local d’intervention traitant du sida), GAP-VIES (Groupe d’action pour la prévention du VIH et l’éradication du sida), le GEIPSI (Groupe d'entraide à l'intention des personnes séropositives et itinérantes), MAINS (Mouvement d’aide et d’information sida), les Maisons d’Hérelle et du Parc, la Fondation d’aide directe Sida Montréal, le Centre Sida Amitié, les associations Dopamine et À Deux Mains, ainsi qu’un studio de massage pour détendre les courbatures des marcheurs moins aguerris. Pour ajouter au confort, deux trucks à bouffe a permis aux 300 bénévoles et à tous les marcheurs et leurs amis de se sustenter. Un nouveau point de départ Une période d’échauffement aura précédé la cérémonie d'ouverture, empreinte de messages d’espoir, de solidarité et d’appel à l’unité el% Clinique podiatrique Berri SERVICES » examen biomécanique » orthèses plantaires TRAIT » verrues plantaires » ongles incarnés, ongles épais » callosités, cors, durillons » pied d'athlète/transpiration excès e » fascine plantaire/épine de Lenoir » douleur au bas du dos, aux genbux, aux chevilles et aux pieds nese Ume Nguyeeeminfdecinepudioytqlu » soins diabétiques 1050, rue Berri, Montréal ige 514.844.8868 wwwpodiatremontrealicom 201092 dans le but de trouver un remède et aussi de mettre fin à la stigmatisation. Une longue minute de silence à la mémoire des victimes du VIH-sida suivit. Puis le cortège s’ébranla vers 11h selon son trajet habituel avec une nouveauté cette année, le point de départ  : de la Place des Arts, et non plus d’Émilie-Gamelin ! Tambours, chants, musiques et, ponctuant le parcours, quelques prestations chorales ou dansantes ont animé cette 23 e parade. Ainsi, tout au long du parcours les marcheurs ont pu, le temps d’une pause, apprécier les performances de Bust a Move, le Club Bolo, l'École de danse contemporaine de Montréal et l'École supérieure de ballet du Québec. Revenue vers 13h à son point de départ, la parade s’est poursuivie en musique grâce à Piknic Electronik lors d’une célébration communautaire où Linda Fahra a pris la parole pour annoncer les chiffres de la journée. « Cet argent viendra en aide à 20 000 femmes, hommes et enfants du Québec, affectés par le VIH/SIDA », a déclaré la présidente et porte-parole de la Fondation Farha. Près de 10 millions$ en 23 ans ! L’objectif de cette campagne 2015 est de 400 000$, dont 64% ont déjà été collectés par les nombreux militants et les 1322 commanditaires de la Fondation Farha, soit un montant de 257 100$ accumulés au début d’octobre. Ne lâchons pas ce bel effort puisque les dons se poursuivront jusqu’au 1er décembre lors de la Journée mondiale de lutte contre le sida, pour rassembler les 36% restants. Depuis 1992, la Fondation Farha a ainsi distribué près de 9.5 millions$ à 76 organismes partout au Québec, qui offrent des services aux victimes du VIH/SIDA (maisons d’accueil, médicaments, nourriture, soins palliatifs, soins à la maison) ou qui se consacrent à la sensibilisation et l’éducation sur le VIH/SIDA. 6 ÉTIENNE DUTI. farha.qc.ca/fr/donner canadahelps.org/fr/organismesdebienfaisance/farha-foundation Clinique de lem esthétique I Dermapïderme axer Aesthetics Dei c Centre médico-esthétique traitement de rajeunissement Ressèrement de la peau Épilation Rosacée 1651 rue Amherst, Montréal O 514 527 0015 I derrnapiderme.co 511029 BEAUDRY



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