Fragonard Magazine n°4 2016
Fragonard Magazine n°4 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de 2016

  • Périodicité : annuel

  • Editeur : Les Parfumeries Fragonard

  • Format : (190 x 230) mm

  • Nombre de pages : 136

  • Taille du fichier PDF : 14,0 Mo

  • Dans ce numéro : Fragonard fête ses 90 ans.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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1 2 3 événement 30 Fragonard magazine FM  : Quels sont les critères qui priment lorsque vous décidez d’acquérir une nouvelle pièce ? FC  : Avec ma sœur Agnès, nous fonctionnons par coup de cœur, un objet doit nous parler, nous inspirer. Nous ne sommes pas historiennes de l’art, et ne prétendons pas l’être, notre collection est le reflet de notre passion pour notre métier de parfumeur, passion que nous partageons depuis notre plus tendre enfance. Néanmoins, nous sommes très attentives à la qualité et l’état de conservation de l’objet. Notre collection s’est construite selon nos envies, notre goût, et c’est ce qui en fait sa force, car c’est notre regard que nous proposons aux visiteurs. FM  : Trois mille ans d’histoire du parfum se dévoilent au sein de ce nouveau musée. Quelle est la pièce la plus ancienne dont vous êtes la plus fière ? FC  : Je suis particulièrement charmée par le magnifique vase à khôl, de la dynastie sumérienne de Mésopotamie, en forme de bovidé. Il date de 3000 ans avant J.-C. Il est étonnant de pouvoir tenir entre les mains des objets séculaires. Je reste toujours très impressionnée par ces civilisations anciennes dont le talent et les prouesses artistiques n’ont rien à envier à nos artisans contemporains. FM  : Pouvez-vous nous présenter 4 ou 5 objets sur lesquels il est particulièrement intéressant de s’attarder lors d’une visite au nouveau Musée du Parfum ? FC  : Parmi les objets de l’Antiquité, je citerais l’askos-guttus en forme de pied (4). Outre son esthétique, cet objet nous rappelle à quel point, les soins parfumés du corps étaient une pratique quotidienne. Nous avons une magnifique collection de pomanders, il est difficile d’en choisir un en particulier, néanmoins, si je devais en nommer un seul, ce serait le pomander à six quartiers en vermeil de la fin du XVI e siècle (2 et 3). Chaque compartiment comportait une matière odorante différente et à travers la ciselure de l’objet s’exhalaient les odeurs de jasmin, d’ambre gris et de benjoin. À la Renaissance, les moines étaient de fins connaisseurs de la science des herbes aromatiques aux vertus thérapeutiques. Autre aspect de la parfumerie, le parfum à l’état vaporeux. Résines et gommes se consumaient dans de magnifiques brûle-parfums, notre musée en possède un particulièrement exceptionnel en bronze et ébène (1) d’époque Louis XIV. Véritable trésor de savoir-faire, notre musée présente également de magnifiques coffrets miniatures (6) qui sont des prouesses d’orfèvrerie, porcelainier et cristallier, dans lesquels se glissait au moment du cadeau un message galant comme celui-ci sur lequel est écrit « J’aime la main qui me tient ». Au XIX e siècle, le goût romantique se porte vers des odeurs plus florales, les inspirations sont multiples, telle cette cassolette à parfum d’inspiration renaissance, en or jaspe sanguin et pierre dure (5). 4 Page de gauche  : 1. Brûle-parfum en bronze doré et ébène. France, seconde moitié du XVII e siècle. 2 et 3. Pomander à six quartiers en vermeil. Fin du XVI e siècle. Ci-contre  : 4. Askos-Guttus. Nécropole d’Arg-el-Ghazouani (Kerkouane). Fin IV e – début III e siècle avant J.-C., en terre cuite vernissée. 5. Cassolette à parfum en or, jaspe sanguin et pierre dure. France, vers 1840. 6. Nécessaire en or, agate, émail et ivoire. Angleterre, seconde moitié du XVIII e siècle. 5 6
rencontre David Moreno Moya, de l’ombre à la lumière par RADIA AMAR Responsable de la coordination des travaux et des chantiers de Fragonard, David Morena Moya accompagne avec enthousiasme l’évolution de l’entreprise depuis 12 ans. Trouver l’équilibre, respecter les délais et un cahier des charges parfois complexe, faire en sorte que chaque intervenant se sente écouté et travaille dans des conditions optimales n’est pas toujours chose aisée. C’est là qu’intervient David Morena Moya, chef de projet multitâches chez Fragonard. Chaque rénovation, chaque ouverture de boutique sans oublier l’ambitieux chantier du nouveau Musée du Parfum ont été coordonnés par ses soins. Parisien d’origine, devenu Grassois, ce dynamique quadra aborde chaque mission qui lui est confiée avec enthousiasme et un seul objectif en tête  : le résultat ! David coordonne chaque étape d’un projet sous la houlette de la direction qui lui accorde sa confiance pour choisir les bons intervenants, valider les prix, élaborer et tenir un cahier des charges précis, animer des réunions de chantiers… Ces dernières années, deux projets d’envergure ont été sous sa responsabilité  : la rénovation intégrale de l’Usine Historique à Grasse en 2014, et en 2015 la création du nouveau Musée du Parfum à Paris. « Ce fut un chantier aussi complexe que passionnant » confie cet homme orchestre multipliant les cordes à son arc, pouvant dans la même semaine passer deux jours à Paris, un à Milan et le reste de la semaine entre Avignon, Cannes et Grasse pour superviser le bon avancement des travaux des adresses Fragonard. Grâce au talent de l’architecte François Muracciole et au savoir-faire d’artisans triés sur le volet, le Musée du Parfum, un fabuleux édifice parisien doté d’une âme véritable et d’une façade classée, s’est vu métamorphosé en l’espace de quelques mois. « Ce fut un véritable défi, d’autant que ‘‘ Chez Fragonard, tout le monde est non seulement écouté mais entendu » événement simultanément nous préparions les ouvertures des boutiques de Cannes Forville, de Milan et d’Avignon. J’avoue que lorsque je l’ai visité avec mes enfants, l’émotion était palpable » confie ce médiateur né. « Chez Fragonard, tout le monde est non seulement écouté mais entendu. C’est pour cela que les choses fonctionnent et que nous sommes nombreux à mettre du cœur à l’ouvrage. Mon objectif, avec mon équipe, est que chacun mette son talent au service d’un projet ». Son plus beau souvenir ? La rénovation complète de l’Usine Historique de Grasse en 2014. Un projet composé de deux tranches de six mois d’intenses travaux. Lorsque l’usine fut achevée, David s’arrêta un soir pour contempler la façade, ému devant le flamboyant vaisseau amiral de la Maison Fragonard. « J’apprends à chaque fois. Une nouvelle aventure me garde en éveil et m’enrichit » confie David, actuellement en charge de la modernisation de l’Usine des Fleurs à Grasse, de la rénovation de la boutique du Carrousel du Louvre et de l’installation d’un nouveau système informatique interne. L’aventure continue… Fragonard magazine 31



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