Focus Magazine n°40 déc 09/jan 2010
Focus Magazine n°40 déc 09/jan 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de déc 09/jan 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : SARL Focus

  • Format : (200 x 200) mm

  • Nombre de pages : 148

  • Taille du fichier PDF : 17,6 Mo

  • Dans ce numéro : Tabas se livre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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art/graphisme Comment juges-tu ton évolution graphique depuis tes débuts ? Tes influences viennent principalement de la rue et de la vie quotidienne ? Comme tous les étudiants, pour apprendre, j’ai commencé par imiter mes pairs, à l’époque il y avait notamment Brody Carson… J’ai essayé, à force de multiples influences et expériences, de construire une expression et une réflexion plus personnelle. Mes influences actuelles sont plutôt liées à ma vie quotidienne. Je voyage le plus souvent possible pour enrichir tout ça. La recherche et la réflexion prennent de plus en plus de place avec le temps. La journée travail type de Tabas  : s’il y en a une... C’est assez variable. Si je devais en décrire une… Je m’agrippe à mon lit le plus possible, jus de fruit rapide puis dépose en vélo à 50 mètres, à 8h20, de mon petit chéri à l’école. 50 mètres plus loin, arrivée à mon atelier. Une bise à Julie qui partage mon bureau… Emails en tous genres. Et consultation du planning pour savoir ce qu’il y a à faire. A partir de là c’est assez free style, je n’ai pas vraiment de règle. Généralement, il y a pas mal de dessins à la main avec un stylo paper mat noir, des coups de téléphone, des photos des trucs faits à la main, de la musique dans mes oreilles. Pause déjeuner vers 13h00. Le freestyle continue jusqu’à 19h00 environ. Ces journées sont parfois ponctuées de RDV divers et variés. Si je ne suis pas en production, ce qui est pourtant assez récurent, j’essaie de me déplacer dés que c’est possible. Une grosse partie de mon temps est réservée à la réflexion et à la documentation globale sur chaque projet. La production prend de moins en moins d’importance. Je souhaite qu’elle soit la plus rapide possible pour ce qui est fait à l’ordinateur, rester assis est assez lassant et je m’ennuie assez vite. Ton logo est un détournement de celui des tabacs et tu as pas mal travaillé autour de la clope…y a-t-il une raison particulière ? Je dirais que 2 yeux valent mieux que 6 clopes... Non, je déconne. Pas de raison particulière. Je ne fume pas. Le logo losange rouge, des débits de tabac s’appelle en fait une carotte. C’est assez symbolique… Le nom Tabas vient d’une expression qu’on utilise tous les jours « ça tabasse ». Ensuite tout ça s’est construit autour. Les clopes font partie de mon univers quotidien. Beaucoup de graphistes sont addicts du café-clope. Et puis on trouve les mégots partout dans la rue. J’ai commencé à coller des clopes dans la rue suite à la loi Evin. Travailler sur la communication du festival Marsatac c’est une sacrée opportunité non ? Tu t’es éclaté à chaque fois sur ce projet ? Oui, c’est devenu une référence, mon travail est lié depuis longtemps à l’univers urbain, musical, et à Marseille. Devant des difficultés budgétaires, au départ la base de mon travail, a été de demander une certaine « carte blanche ». L’invasion de Marseille par les gros monstres a été remarquée. D’autres éditions sûrement moins mais j’essaye de ne pas appliquer une formule toute faite. Je me remets en question dès que possible. Cela rend l’exercice difficile en essayant de garder une certaine cohérence, pour l’identité du festival, je vaux conserver une échelle humaine. Mais Marsatac, n’a pas toujours été ce qu’il est devenu aujourd’hui. Les contraintes ne sont pas les mêmes que lorsque j’ai commencé la communication pour 5 000 personnes et une ambition de 30 000 personnes aujourd’hui. Pour les organisateurs, les problèmes de lieux pour installer un tel évènement restent récurrents devant une mauvaise foie reconnue de la ville. Les gens sur le terrain avaient été aussi très étonnés par le flyer « emballage de pomme » même si cela reste anecdotique. Malgré la difficulté pour la mise en place, 14 000 pommes emballées ne permettent de toucher que des prescripteurs et pas le nombre.
Je suis assez fier que le festival ait pu déplacer 25 000 personnes, avec pour la communication, un visuel « affiche blanche ». Réaliser une affiche sans visuel dans un projet de commande est assez culoté, et je sais aussi que monter un tel évènement n’est pas chose facile… Pour ma part, j’essaye de défendre ma place d’artiste visuel au même titre qu’un artiste sonore de l’évènement. Je trouve qu’il y a des différences évidentes. Bowie a dit qu’a un moment où il a du choisir de continuer musique ou peinture dans sa carrière, la musique l’avait emporté car elle rapportait davantage. Tu es très attachée à Marseille n’estce pas ? Tu as choisi d’y rester et de ne pas t’installer dans la capitale par exemple…c’est aussi une source d’inspiration la cité phocéenne ? Marseille, on aime ou on déteste. C’est ce qui me plait. L’identité Marseillaise est très forte, « fiers d’être marseillais ! » et en même temps les gens ne respectent pas leur propre ville. C’est assez paradoxal. Je me suis demandé pendant longtemps si je restais, ou si je partais. Aujourd’hui je sais que l’herbe n’est pas plus verte chez le voisin. Marseille est devenue mon QG, je préfère habiter sous le soleil plutôt qu’ailleurs. La ville est en mutation lente, et il reste toujours plus de « liberté » et de qualité de vie qu’à Paris. Je n’aurais certainement pas pu faire la même chose dans la capitale, (car je suis minuscule ahaha ! !) Ici, tout le monde connaît la sardine qui a bouché le port. On en fait des tonnes. Je me sers de ce bouche à oreille. Cela permet de rester créatif avec deux bouts de ficelles, le reste ce sont les gens qui le font. Les marseillais sont moins stressés qu’à Paris, c’est agréable. Un été, il y avait un buzz autour d’une panthère noire dans les calanques, la battue de 150 hommes qui s’organisait a été annulée car on s’est rendu compte que ce n’était qu’un gros chat.  : -) C’est donc important de bosser sur des projets locaux et en même temps de voir autre chose avec le national et l’international je suppose… ? Je suis curieux. Je veux voir plus loin. Je me sens en décalage avec le milieu local. Pour le moment, j’essaye de trouver un équilibre. Les deux sont intéressants pour des raisons très différentes. J’essaie surtout de trouver des projets rémunérateurs pour me permettre d’avoir du temps et continuer à produire ce qui me tient à cœur, local ou non. J’ai cru pendant longtemps pouvoir trouver la liberté nécessaire dans la commande, mais c’est beaucoup d’énergie pour un résultat souvent décevant. Je refuse de plus en plus d’être consensuel, car le résultat n’est bon, ni pour le commanditaire, ni pour le projet, ni pour moi même. Depuis peu tout se mélange, perso, commande, local, international, privé, professionnel, je n’ai pas encore eu le recul nécessaire pour me faire un avis. Cela devient compliqué, je m’y perds quelques fois. J’essaye d’être moi même. Liberté et financier sont souvent inconciliables mais je tends pourtant vers cela. L’idéal, ce sera le jour où je deviendrai mon propre client. Tu arrives à trouver le temps pour les projets persos ? Justement c’est le problème. J’ai fait pas mal de commandes et j’ai besoin de prendre un peu de temps pour digérer. Pour le moment tout se mélange, on me propose des cartes blanches en tant qu’artiste dans des directions différentes. Pour ce qui est des projets persos, la priorité est d’avoir quelque chose à raconter. Je ne veux pas me répéter, ou construire des images sans contenu qui ne font qu’alimenter le flot continu qu’on voit passer. Il faut du temps pour construire cela, pour que ça ait du goût. Donc je prends mon temps…



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