Ferrovissime n°62 jui/aoû 2013
Ferrovissime n°62 jui/aoû 2013
  • Prix facial : 8,90 €

  • Parution : n°62 de jui/aoû 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (210 x 300) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 65,7 Mo

  • Dans ce numéro : CC 72000, reines de la ligne 4.

  • Prix de vente (PDF) : 3 €

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4 Juin 1966 : un Verney du BA s’arrête en gare de Gièvres. Sur la ligne à voie unique du BA. Il croise un train de marchandises remorqué par l’un des locotracteurs du réseau. (PHOTO : JACQUES-H. RENAUD/COLLECTION ROGER THÉVENIN) plaires, en 1950/51 : deux de 180 ch pour le POC immatriculés X 211 et 212, quatre de 140 ch pour le BA immatriculés X 221 à 224. Au moins jusqu’en 1955, tous les articles qui les concernent, citent ces deux réseaux à égalité et ne mettent jamais le BA en avant. De même, la désignation « type CBA », courante aujourd’hui, semble être une création récente, forgée a posteriori. Les documents du service Matériel et Traction de la SNCF qui les concernent, les désignent par leurs séries X 210 et X 220. Faisons le tour du propriétaire Le Verney alias « autorail unifié SNCF pour lignes à voie métrique » fait appel aux solutions appliquées aux autorails unifiés à voie normale. Ainsi, le bogie Y 107 de l’Unifié 70 Samedi 27 avril 2013, 10 h 14 : l’X 212 refoule en gare de Noyelles avant d’être aussitôt pris d’assaut par des voyageurs passionnés faisant partie des 20000 visiteurs de la Fête de la vapeur organisée par le CFBS. Départ – à l’heure - vers le Crotoy, à distance d’un train vapeur. En face de moi, deux ferroviphiles. L’un est aux aguets, observant les bruits et les mouvements de l’appareil. « C’est la première fois que je voyage dans un autorail ! », confie-t-il à son voisin qui lui répond : « Mais pourtant, tu prends le train tous les jours ? ». « Oui, mais c’est le RER. Là, on dirait un peu un autocar ». Il est vrai que les modernes automotrices du RER n’offrent pas du tout les mêmes sensations qu’un autorail Verney. L’X 212 du CFBS est en parfait état et c’est un engin qui, sous son aspect « rouge et crème » à l’ancienne, a été modernisé avec un moteur actuel et des aménagements revus. Conduit avec douceur, il est silencieux ferrovissime n°62 300 ch « Picasso » est adapté à la voie métrique et la caisse, ultra-légère (1,8 t seulement), est conçue autour d’une charpente constituant une poutre de Vierendeel formée de tubes d’acier de section carrée ou rectangulaire soudés à l’arc. À l’honneur à la DEA, cette recherche d’allègement pour la caisse est aussi un souci permanent du bureau d’étude de la SCF Verney au Mans. Les ingénieurs de chez Verney, habitués à concevoir des cars de lignes rurales à arrêts (très !) fréquents, cherchent toujours à surbaisser leur véhicule afin de réduire l’emmarchement (ils mettront au point une suspension pneumatique qui s’abaisse aux stations). Car un emmarchement haut est une cause d’allongement des temps d’arrêts pour la montée et la descente des voyageurs. Situé à 60 centimètres au-dessus du rail, le plancher Il faut r edécouvrir l’autorail du nouvel autorail est extrêmement bas, permettant de supprimer l’emmarchement habituel et de se passer d’un quai. Aux essais, l’X 221, équipé du 6 cylindres de 140 ch, atteint, sur le BA, la vitesse 102 km/h, remarquable pour une voie métrique française. Les X 221 à 4 du BA sont autorisés à rouler à 80 km/h en service commercial et peuvent tracter l’une des deux remorques à bogies dédiées, les XR 702 et 3 construites par Verney en 1951, également admises à circuler à 80 km/h. Mal adaptés au POC, on les regroupe sur le BA Si les X 221 à 4 du BA donnent satisfaction, il n’en va pas de même pour les X 211 et 12 du POC qui subissent les travers du projet et étonnamment confortable pour un appareil à voie métrique. Pas d’odeur de gazole, pas de tremblote à l’arrêt, le passage de la 1 re à la 2 e vitesse ne m’a pas fait glisser sur mon siège, le moteur ne ponctue pas chacune de ses reprises par des crescendi assourdissants agrémentés de fumerolles bleutées venant de l’échappement. Bref, dans cet X 212 qui offre les conditions d’une promenade agréable, je suis bien loin des rudes sensations que j’avais ressenties, il y a 40 ans, entre Belgodère et Ile-Rousse dans un petit Billard des Chemins de Fer Corses. Il n’empêche que voyager en autorail Verney est une expérience qu’il faut absolument découvrir ou redécouvrir. C’est possible en Baie de Somme avec l’X 212 (http://www.cfbs.eu/fr/) et avec l’X 224 du train touristique du Bas-Berry (http://traintouristiquedubasberry.com). JEHAN-HUBERT LAVIE
Affluence en gare de Romorantin : dans les années 1980, quatre Verney sont modernisés et peints en marron et crème. (PHOTO : JEHAN-HUBERT LAVIE) En mai 1985, l’X 224 stationne au terminus de Luçay-le-Mâle. (PHOTO : JEHAN-HUBERT LAVIE) Verney : du dépar temental au « P’tit bleu » 1 En 1966, les Verney assurent, en Sologne, l’essentiel des dessertes du BA. Ils seront rejoints, l’année suivante, par les De Dion OC 2 libérés par la fermeture des voies métriques du Réseau Breton. (PHOTO : JACQUES-H. RENAUD/COLLEC- TION ROGER THÉVENIN) 4 En gare de Salbris, les Verney du BA donnent la correspondance avec les trains de l’artère Paris/Toulouse. Ici, en novembre 1972. (PHOTO : JACQUES-H. RENAUD/COLLECTION ROGER THÉVENIN) C’est dans l’exploitation des lignes d’intérêt local à voie métrique que Charles-François Baert et Louis Verney ont débuté. Avec 3000 salariés et 2000 km de lignes exploitées, leur affaire - la Société Centrale des Chemins de fer (SCF) - prend une grande ampleur en se développant dans les Ardennes et surtout dans l’Ouest de la France. Dès 1923, comprenant que le train à vapeur serait toujours déficitaire sur des lignes à faible trafic, la SCF innove en adaptant d’anciennes ambulances GMC de l’Armée américaine pour circuler sur voie ferrée : l’auto-rail à voie métrique naît dans l’usine de l’entreprise établie à Prix-lès-Mézières dans les Ardennes. En 1934, SCF-Verney transfère progressivement ses productions dans sa nouvelle usine créée au Mans, 66 avenue Olivier Heuzé. Ce nouveau site est plus proche de la Bretagne, de la Normandie et des Pays de la Loire où l’entreprise a établi ses intérêts. Mais surtout, l’usine Verney du Mans va développer, parallèlement à ses constructions d’autorails, une production de cars et de bus conçus essentiellement pour équiper les lignes exploitées dans l’Ouest par l’entreprise. Mais quelques unités sont vendues à d’autres transporteurs comme la RATP à qui Verney fournit des petits bus (Verney type RU) conçus pour desservir la Zone bleue de Paris. La production d’autorails est abandonnée en 1956 après la sortie d’une série pour le réseau turc ; ensuite, pour les cars et bus, une tentative de rapprochement avec Heuliez échoue. Finalement, l’activité « construction » de Verney prend le nom de CBM (Cars et Bus Le Mans) avant de s’arrêter en 1986. JEHAN-HUBERT LAVIE ferrovissime n°62 71



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