Ferrovissime n°34 janvier 2011
Ferrovissime n°34 janvier 2011
  • Prix facial : 8,90 €

  • Parution : n°34 de janvier 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (210 x 300) mm

  • Nombre de pages : 92

  • Taille du fichier PDF : 62,7 Mo

  • Dans ce numéro : les 040 D roulent en banlieu Nord dans les années 1960.

  • Prix de vente (PDF) : 3 €

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48 Wagons Des citernes à lait en forme de gros bidons Les wagons à lait équipés de citernes amovibles sont les héritiers des wagons plats qui acheminaient, autrefois vers la capitale, les bidons de lait collectés dans les fer mes. Regard sur un parc tôt disparu. Le chemin de fer a transporté du lait en wagons citerne durant une période relativement courte d’à peine cinquante ans. Au xix e siècle, transporter du lait n’est pas chose facile, s’agissant d’un produit alimentaire susceptible de devenir vecteur de microbes et d’épidémie, s’il est mal conservé. D’ailleurs, le premier produit laitier pris en charge par le rail n’est pas le lait, mais le beurre des Charentes et du Poitou, remis au Réseau de l’État en 1899. Ce beurre est chargé dans des wagons couverts isolés et munis de bacs à glace – ancêtre du wagon réfrigérant. Ce n’est que deux décennies plus tard, que le lait emprunte le rail pour être transporté dans de grands bidons chargés dans des wagons couverts à claire-voie ou sur des wagons plats. L’apparition de la citerne laitière, dans les années 1930, qui annonce le développement futur de la bouteille de lait, ne fait pas totalement disparaître les bidons chargés sur les wagons plats. Mais, pour massifier les flux en rentabilisant les transports, les bidons grandissent sensiblement pour devenir des citernes amovibles. Une citerne amovible, c’est le contraire d’un conteneur Observons ces wagons à partir de 1938. Le wagon laitier à citernes amovibles tente de faire la synthèse entre les avantages du wagon plat chargé de bidons faciles à manutentionner pour être nettoyés et remplis ou vidés dans une laiterie, et le wagon citerne offrant sa grande contenance pour des transports massifs. Le principe est simple : on prend un wagon plat dont on FERROVISSIME n°34 retire les bords et les ranchers éventuels, on équipe son châssis de berceaux ou d’attaches permettant de fixer de trois à huit citernes isothermes en position transversale. Mais si ces citernes sont amovibles, le temps d’un chargement ou d’un déchargement ou d’un nettoyage ou d’une désinfection, elles restent toutefois affectées administrativement à un wagon désigné, dont elles portent d’ailleurs le numéro – ce qui les différencie fondamentalement du principe de banalisation des conteneurs chargés sur des wagons différents – voire des camions ou des bateaux – au gré des expéditions. De trois à huit citernes transversales Le lait étant une marchandise qui doit être transportée sous contrôle de sa température, les citernes isothermes sont revêtues de parois isolantes mais aucun dispositif réfrigérant (bacs à glace) ou frigorifique (refroidissement mécanique) n’est prévu. De même, les wagons à lait à citernes amovibles ne possèdent pas les fameux coffres latéraux et en bouts, destinés au transport du beurre ou des pots de crème, qui rendent les citernes laitières si reconnaissables. Les citernes amovibles sont fixées et verrouillées au châssis du wagon avant l’expédition. Un wagon peut partir sans prendre en charge toutes ses citernes. Toutefois, un règlement fixe leur répartition sur le châssis, conforme au principe des charges concentrées. Ainsi, sur un wagon transportant cinq citernes amovibles, leur emplacement sur le châssis est repéré, dans l’ordre, par les numéros 1-4-2-5-3. Sur un tel châssis, il est possible de transporter cinq citernes amovibles ou seulement trois
(À suivre le mois prochain : les wagons à lait à citernes amovibles de Marcel Millet et les classiques wagons citernes à lait des Messageries Laitières) 1 Un long wagon à cinq citernes amovibles vu à Neussargues en mai 1964 derrière une 4-141 TA dans un train de messageries ou dans un lot RA de quatre wagons placés en tête d’un train de marchandises RO. (PHOTO : MARC DAHLSTRÖM/PHOTOTHÈQUE YVES BRONCARD) En juin 1964, ce HA 588 857 stationne voie 104 au Plateau de Vouillé de la gare de Paris-Vaugirard. Il vient d’être restitué par l’EP des Messageries Laitières et il attend d’être réétiqueté vide pour retour dans une gare de la ligne Paris/Argentan/Granville où il a ses habitudes. C’est un « PV étoilé », autorisé au régime accéléré en France seulement. En Basse-Normandie, il circule dans des trains de messageries tractés par des 141 P.Notez la mention « châssis loué » mise en évidence et la livrée noire du châssis alors que les wagons, garés derrière, portent l’ancienne livrée « brun foncé unifié ». Observez aussi la citerne dedroite qui n’a pas reçu la peinture « beurre frais ». (PHOTO : YVES BRONCARD) 3 installées aux emplacements 1, 2 et 3 en laissant libres les places 4 et 5 pour assurer le bon équilibre du wagon. La SNCF loue des châssis aux laiteries Le parc de la SNCF ne possède pas de wagons à lait. Par contre, des châssis d’origine variée sont mis à la disposition des entreprises laitières. À charge des laiteries exploitantes d’équiper ces châssis pour le transport du lait – ce qui est évidemment simple lorsqu’il s’agit d’acheminer des citernes amovibles. En consultant l’état numérique TW7 de 1961, on dénombre 170 châssis SNCF de 37 types différents ex-OCEM ou DR ou régionaux loués à des entreprises laitières pour recevoir des citernes amovibles. Dans la numérotation SNCF en vigueur entre 1947 et 1968, ils portent le marquage littéral HA attribué aux « wagons plats GV type châssis pour citernes amovibles ». La STEF détient 55 wagons HA immatriculés entre 512 660 et 512 789 dont 21 chargent 90 hl, 17 chargent 60 hl et 17 chargent 120 hl. Les 115 autres wagons sont loués aux Messageries Laitières et immatriculés HA entre 581 747 et 588 889. La numérotation UIC est mise en vigueur à partir de 1964, mais dans les registres de renumérotation, les wagons à lait à citernes amovibles portent la mention « tranches de numéros non déterminées ». L’UIC a fixé l’échéance d’application de son nouveau marquage au 31 décembre 1968, mais à cette date, les châssis non réformés – tous de type OCEM 31 – portent encore l’ancien marquage... Très mauvais signe ! La réforme définitive n’est pas loin... Rapide inventaire : • la STEF utilise 31 wagons HA 512 000 ; • les Messageries Laitières possèdent 9 wagons HA 588 700 ; • 4 wagons, numérotés HA 587 350 à 353, ont été mutés à la Coop Laitière de Wissembourg ; • d’autres semblent déjà garés sans emploi, comme les HA 584 469 à 476 de la Société Montana ou les seize derniers HA 588 811 et entre 588 840 et 859 type Etat II de 1910 de la Coopérative laitière. Dans l’état de 1971, on remarque la présence de wagons Lklp qui pourraient bien être nos citernes amovibles. Roulent-elles encore effectivement et régulièrement ? Nous le verrons le mois prochain. ■ Texte : Jehan-Hubert Lavie FERROVISSIME n°34 49



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