Féminin Psycho n°70 nov-déc 12/jan 2013
Féminin Psycho n°70 nov-déc 12/jan 2013
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°70 de nov-déc 12/jan 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 26,8 Mo

  • Dans ce numéro : être soi-même et arrêter les faux-semblants.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MOI & MOI cardiaque, les sueurs froides, la suffocation, jusqu’à la paralysie en cas de peur panique. Dans une situation de peur, on se trouve totalement vulnérable ; on ne contrôle plus aucune de ses émotions. On ne se reconnaît plus soimême. Souvent, il arrive qu’on fasse subir ses peurs à ses proches. Par la suite, quand la situation de peur disparaît et qu’on redevient « normal », on ne sait plus comment leur parler, car un grand sentiment de honte s’est installé. L’agoraphobie, c’est quoi ? L'agoraphobie (du grec agora, « place publique, assemblée » et phobia, « peur ») est une névrose phobique correspondant à la peur des lieux publics, des espaces ouverts, de la foule. Cette phobie se manifeste par un sentiment d'insécurité dans les lieux publics ou les vastes espaces et par la peur de ne pas pouvoir s'échapper en cas de problème. Elle s'inscrit dans la catégorie des phobies de situation. Elle ne doit pas être confondue avec l'ochlophobie qui correspond à la peur de la foule en tant que masse oppressive. Peur de la foule, de l'isolement, peur en voiture, en avion, en train, peur des espaces clos, peur de la conduite automobile : toutes ces peurs irrationnelles peuvent amener à éviter de nombreuses situations courantes, ce qui peut devenir très invalidant dans la vie quotidienne. En fait, ces types de troubles s'apparentent à un véritable trouble agoraphobique. Nous sommes tous les jours confrontés à des situations qui peuvent provoquer en nous de l'anxiété ou de l'angoisse. La 72 FÉMININPSYCHO plupart du temps, nous parvenons à gérer ces émotions et à éviter les crises. Mais, dans certains cas, nous nous sentons débordés par cette angoisse : c'est l'enchaînement incontrôlable qui mène à des crises d'angoisse (les paniques), à leur hantise (le trouble panique) et à la peur d'affronter certains lieux et certaines situations (l'agoraphobie). Incapables de mener une vie normale, nous sombrons alors dans la dépression. Une prison sans murs L'agoraphobie touche de 2 à 4% de la population. Sous sa forme mineure (agoraphobie simple) elle se développe entre la fin de l'adolescence et la trentième année environ. La forme majeure s'accompagne généralement de troubles paniques et survient entre 30 et 45 ans. Si l'origine de cette névrose diffère selon les sujets, elle survient le plus souvent suite à un traumatisme psychique (accident, deuil, chômage...) récent ou éloigné. Ainsi, cet état - que de nombreux spécialistes différencient d'une Nos peurs sont souvent invalidantes dans la vie quotidienne. Stimulation ou paralysie ? Les manifestations de la peur peuvent être très différentes d’un individu à l’autre : pour certains, elle stimule. C’est le cas par exemple du trac de l’artiste. Pour d’autres, elle paralyse et inhibe toute réaction. « maladie » - peut être développé à tout moment par tout individu. Il peut aussi s'accompagner d'autres syndromes, phobies ou troubles compulsifs (dépression, claustrophobie...). L'angoisse générée par cette manifestation phobique peut être de différente ampleur selon la réceptivité du sujet. Les individus les plus exposés peuvent alors présenter des crises de spasmophilie, appelées aussi « crise d'angoisse » ou « attaque de panique ». À l'exception des personnes présentant des pathologies particulières (déficients cardiaques, asthmathiques...), les crises de spasmophilie ne présentent au demeurant aucun danger pour la santé ou la vie du sujet. Néanmoins, les victimes comparent ces épisodes à une sensation de mort imminente. Ces attaques de panique présentent une ou plusieurs caractéris- PHOTOS.COM
PHOTOS.COM tiques psychologiques et manifestations physiques : • Palpitations, tachycardie (accélération du rythme cardiaque),• Tremblements ou secousses musculaires (d'où vient le nom de spasmophilie),• Douleur, gênes thoraciques,• Sensation d'étranglement, souffle court,• Parfois, déréalisation ou dépersonnalisation. Les patients subissent une forte peur de plein fouet, les sensations de vertige, d'étouffement, de perte de contrôle, accompagnées des manifestations physiques d'une angoisse intense, ce qui les amène à redouter les situations dans lesquelles ils craignent d'avoir peur (peur d'avoir peur = Phobophobie). Ils peuvent alors élaborer par opposition un processus dit d'« évitement », consistant à éviter toute situation représentant l'objet de leur phobie. Dans ce dernier cas, l'agoraphobe risque ainsi d'entrer progressivement dans un processus de dé-sociabilisation et présenter à terme un syndrome dépressif majeur. Sortir de ce handicap Ne nous leurrons pas : la phobie n’est simplement qu’une peur de la mort, une peur ancestrale, encore plus forte chez les non-croyants. Mais l’objet phobique est nécessaire. Il assure ainsi une vie normale, organisée et maintenue dans la cohérence autour de ce « cristal signifiant » comme dit Lacan. N’ayez plus peur de vos phobies et apprenez à les apprivoiser. Si vous n’y arrivez pas seul, n’hésitez pas à consulter un médecin spécialisé ou à suivre des méthodes qui ont fait leurs preuves comme l’hypnose, la sophrologie ou la PNL (programmation neurolinguistique). Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) sont aujourd'hui parmi les plus indiquées dans le traitement de ce type d'état. La relaxation et l'apprentissage du contrôle de soi (émotions et manifestations corporelles conséquentes) vont permettre au patient d'atténuer l'anxiété persistante, et de se confronter plus sereinement aux situations redoutées. Pour cela, une technique de désensibilisation systématique met le patient en situation phobogène, en imagination, dans un premier temps, puis progressivement, en situation réelle « in vivo ». Dans le cas de la phobie sociale et de l’agoraphobie, sachez qu’il existe plusieurs types de médicaments délivrés sur ordonnance qui peuvent aider à sortir de cette peur des situations et des autres (les bêtabloquants, les tranquillisants, les antidépresseurs…). Retenez surtout qu’il n’y a pas de médicament miracle. Il ne peut s’agir que d’un appui temporaire et non d’un traitement au long cours. Ecoutez votre médecin, lui seul saura vous aider et vous mettre sur la voie de la guérison. n V.L. A LIRE Un livre pour comprendre Catherine Hamelle a souffert d'agoraphobie avec trouble panique pendant trente ans, sans que quiconque dans son entourage ne devine son handicap. Les attaques de panique, qui survenaient chaque fois qu'elle devait accomplir des gestes simples du quotidien, comme prendre le métro, emprunter un ascenseur, faire ses courses, rester dans une file d'attente, ou même simplement sortir de chez elle, l'ont coupée du monde extérieur. Se sentant protégée par le contexte familial dans lequel elle a travaillé de longues années, Catherine a pu au moins se réaliser professionnellement. Mais personnellement, elle s'est repliée sur elle-même, et si elle est parvenue à affronter sa vie, elle n'a guère pu y participer. Véritable enfermement à l'intérieur de soi, l'agoraphobie constitue bien « une prison sans murs ». Son itinéraire a été long et douloureux avant de pouvoir connaître et utiliser des approches thérapeutiques qui l'ont aidée à sortir de son enfermement. Ce livre témoigne sans complaisance du courage et de la détermination dont elle a fait preuve pour se libérer. Il s'adresse à tous ceux dont la vie est perturbée, voire détruite par l'agoraphobie et qui ont perdu l'espoir d'en sortir un jour. « Une prison sans murs - Comment j'ai vaincu mon agoraphobie » de Catherine Hamelle, Editions Michalon, 192 pages. FÉMININPSYCHO 73



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