Féminin Psycho n°68 mai/jun/jui 2012
Féminin Psycho n°68 mai/jun/jui 2012
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°68 de mai/jun/jui 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 220) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 55,3 Mo

  • Dans ce numéro : les clés pour aimer.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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PSY•QUO•TIDIEN stress. L’endorphine permet de se relâcher, agissant comme un tranquillisant naturel. Un phénomène bien connu, mais il n’est pas le seul. Les ocytocines aussi sont de la partie, des hormones qui ont été identifiées plus récemment et jouent un rôle dans le fait de se sentir en confiance, parfaitement épanouie et qui sont fabriquées de façon très élevée à partir des préliminaires. On les appelle parfois hormones de l’attachement. Elles contribuent au fait que nous oublions tout ce qui nous ennuie. Les soucis et problèmes s’envolent pour quelques instants et l’on se concentre sur le présent. « Faire l'amour est une façon de créer, d'écrire, de composer. » (Tahar Ben Jelloun) Ce côté antistress a été prouvé pendant l’acte, mais il semble qu’il aille au-delà et que les effets perdurent en effet bien plus longtemps. A ce jour, les chercheurs sont incapables de dire si cela est uniquement dû au phénomène des ocytocines, ou à d’autres éléments. On sait cependant que le cocktail endorphine-ocytocine a une action analgésique et participe ainsi à la diminution des douleurs menstruelles par exemple. L’activité sexuelle déclenche également de nombreux neurotransmetteurs comme la dopamine, qui contribue également à la satisfaction et au plaisir. La mélatonine produite également pendant l’acte participe à la longévité. Autre hormone mise en avant : la prostaglandine qui se trouve dans le sperme et aurait une influence sur la régulation des hormones féminines ainsi qu’un effet antidépresseur. La production 38 FÉMININPSYCHO « La sexualité au féminin » d’œstrogènes augmente aussi pendant l’amour, avec un effet positif notamment sur la peau. Bref, on peut dire que l’on assiste à une véritable explosion hormonale pendant l’acte sexuel, qui joue un rôle global très positif sur l’organisme ! Pour les femmes souffrant de bouffées de chaleur en péri-ménopause, sachez qu’une petite étude menée sur des femmes d’une cinquantaine d’années a démontré que les femmes ayant des rapports au moins une fois par semaine souffraient beaucoup plus rarement de ces coups de chaud. Une influence sur l’espérance de vie Des études déjà anciennes sur les hommes ont démontré que leur taux de mortalité baissait lorsqu’ils avaient des relations sexuelles régulières (deux fois par semaine pour une population de 45 à 59 ans). Cette baisse met en avant un bénéfice au niveau cardio-vasculaire. La raison reste assez floue : s’agit-il simplement d’une question d’activité physique ou le phénomène est-il plus complexe ? Le fait est que le rythme cardiaque peut monter jusqu’à 130 battements par minute et la dépense énergétique est bien réelle, contribuant de ce fait à la baisse de la tension artérielle. La seconde piste est également semblable. Il est certain qu’une activité qui allie à la fois dépense énergétique, excitation physique, hormonale et cérébrale a un effet global qui va au-delà d’un simple sport. La circulation sanguine est réactivée et l’ensemble du corps est stimulé. Le système nerveux sympathique et parasympathique est impacté et permet aussi de mieux répondre aux agressions extérieures. Certains chercheurs sont particulièrement positifs en matière de pratique du sexe et parlent globalement d’amélioration globale de la forme, d’une meilleure résistance à la dépression, à la douleur, un meilleur contrôle de la vessie, allant jusqu’à une bonne résistance aux rhumes et grippes… Point trop n’en faut, et les preuves ne sont pas toutes réunies pour prouver que le sexe serait la solution à tout. Au niveau des études pratiquées cependant, il faut noter que les bienfaits constatés ne l’ont été que dans le cas où il y a eu pénétration, pas si l’on s’en tient aux préliminaires. Positif pour le couple Avoir une vie sexuelle épanouie joue un rôle primordial dans le bonheur du couple. Bien entendu, il est aussi essentiel que ces rapports sexuels soient stimulants et agréables pour les deux parties, l’aspect qualitatif est en effet important pour que les effets positifs de la sexualité soient maximisés. La fréquence joue aussi un rôle, pour que les corps se retrouvent, il convient que cela ne soit pas trop épisodique. Car la sexualité est à la fois un besoin qui trouve ses origines dans notre cerveau le plus préhistorique comme dans les replis plus psychologiques de notre personnalité. Lorsque PHOTOS.COM D.R.
les rapports sont réussis entre un couple, c’est l’être tout entier qui est satisfait dans sa dimension la plus primitive comme dans sa dimension plus psychologique et sentimentale. Il est d’ailleurs clair que lorsque la relation a lieu entre deux partenaires qui ressentent de l’attirance et des sentiments l’un pour l’autre, l’impression de plénitude est de plus rapidement atteinte. C’est l’être tout entier qui est alors satisfait. Le fait de partager ces moments renforce aussi le couple en tant que tel. Lorsque les sentiments commencent à se déliter, l’attirance physique suit un cheminement tout à fait parallèle. Une cure de rajeunissement Certains ont mis en avant le fait que l’amour pratiqué de façon régulière permettait de rester plus jeune, ayant constaté que ces individus faisaient plus jeunes que leur âge. Un point en faveur de la théorie des chercheurs : l’augmentation conjuguée des œstrogènes et de la testostérone favorise effectivement le renforcement des os, et des muscles, donnant de ce fait une apparence plus jeune. Chez la femme, les ébats sexuels font travailler les mêmes muscles que ceux qu’il est conseillé de faire travailler pour éviter l’incontinence. Une façon plutôt ludique de procéder à ces exercices, souvent recommandés après les accouchements ! C’est bon pour le moral Etre amoureux et faire l’amour permet de se sentir mieux. Le simple fait de se voir désirée fait évidemment beaucoup de bien psychologiquement. Les effets physiques s’allient aux effets psychologiques pour se sentir mieux dans sa peau. La sexualité en tant que telle nous fait donc du bien. Même sans les sentiments. Mais avec, évidemment tout se déroule de façon plus profonde et progressive. Que vous soyez donc une adepte du sexe libre ou une romantique effrénée, peu importe, la dimension sexuelle a son importance. Si l’on se sent aimée, le moral est déjà meilleur et si l’on a une tendance à la déprime, celle-ci s’éloigne. Le fait de doubler l’histoire d’amour d’une histoire de sexe donne un nouvel épanouissement et permet de retrouver la pêche. Annie, 45 ans, témoigne : « Je venais d’être quittée par un homme que j’aimais profondément. Je m’enfermais chez moi à pleurer et à me dire que jamais rien de bon ne m’arriverait. Mes amies essayaient de me remonter le « Faire l'amour à une femme triste, c'est lui redonner goût au bonheur. » moral, mais je n’avais pas envie de sortir de l’ornière. Pour finir, je me suis quand même rendue à une soirée, je me suis un peu laisser aller, et pour finir par dépit ou je ne sais quoi, j’ai suivi un monsieur charmant, nous avons passé la nuit ensemble et… cela m’a fait un bien fou sans pour autant m’engager. » Le vieux slogan hippie « Faites l’amour pas la guerre » avait clairement du bon sens, semble-t-il ! (Karine Tuil) Quid de l’abstinence ? En dépit de tous les bienfaits cidessus, l’abstinence ne semble pas être un problème pour la santé. Evidemment, on ne bénéficie pas Que vous soyez une adepte du sexe libre ou une romantique effrénée, peu importe, la dimension sexuelle a son importance. des effets positifs du l’acte sexuel, mais seuls deux risques ont été mis en avant : celui du cancer de la prostate en l’absence d’éjaculations, ainsi que celle des affections urinaires chez les femmes. Un risque un peu plus élevé dans une population abstinente, sans que cela ne soit véritablement inquiétant. L’abstinence est assez rarement un choix assumé, mais les femmes qui disent ne plus avoir de vie sexuelle, y compris lorsqu’elles vivent en couple, affirment que cela ne leur manque pas ou plus. L’habitude est prise et la vie continue. Il est vrai que l’appétit sexuel n’est pas identique pour tous et toutes, et que l’âge, parfois la routine, viennent aussi parfois jouer un rôle important dans ce désintérêt qui n’est pas pour autant lié aux sentiments ressentis. n V.D. A LIRE « Sexe et Santé : Bien dans sa sexualité, bien dans sa tête, bien dans son corps » de David Elia, Editions Jacob Duvernet, 237 pages. FÉMININPSYCHO 39



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