Féminin Psycho n°68 mai/jun/jui 2012
Féminin Psycho n°68 mai/jun/jui 2012
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°68 de mai/jun/jui 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 220) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 55,3 Mo

  • Dans ce numéro : les clés pour aimer.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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ENTRETIEN PSY Bio express Laury Thilleman est née en 1991. Étudiante à Sup de Co, elle est transportée dans une réalité étonnante lorsqu’elle est élue, le 4 décembre 2010, Miss France 2011. Pendant un an, elle portera la couronne et sera la représentante des Français. Armée de son sourire rayonnant, elle vivra cette année folle avec gourmandise. Aujourd’hui, cette passionnée de sport, de surf notamment, est consultante chez Eurosport. Elle est l’ambassadrice de nombreuses marques, bretonnes pour certaines, qu’elle représente à travers le monde. Parallèlement, elle finalise son cursus en école de commerce. Tout au long de cette aventure, elle s’est astreinte à tenir au quotidien son journal. Événements marquants ou ordinaires ont alimenté sa réflexion et nourri une écriture inattendue, où il est démontré qu’il n’est point nécessaire d’être écervelée pour devenir Miss France. 30 FÉMININPSYCHO STÉPHANE GODARD Pourquoi avoir tenu à écrire et surtout publier votre journal de Miss ? Laury Thilleman : Je n’aurais jamais pu imaginer de publier un livre à l’âge de 20 ans et encore moins le journal que je tenais pendant toute mon année de Miss France ! Un journal, c’est quelque chose de très personnel. C’est dans l’avion Paris- Brest qui me ramenait un jour chez moi que j’ai fait la connaissance du patron des éditions Dialogues. Je lui ai raconté que je tenais un journal et ça l’a intéressé. On s’est revu et il a proposé de m’éditer. Une fois encore, j’ai eu beaucoup de chance. Je pensais que j’étais trop jeune pour écrire… la vie m’a prouvé le contraire ! Vous dites souvent que vous ne regrettez pas que cette année de rêve soit terminée. Pourquoi ? J’ai dû céder mon titre à la fois avec regret et plaisir en effet ! Regret, parce que c’est une expérience inoubliable que j’ai eu une chance folle de pouvoir vivre. Etre Miss France, c’est plutôt agréable : vous voyagez, vous participez à des émissions de télé, vous faites des rencontres extraordinaires, vous êtes l’ambassadrice de grandes marques, vous êtes chouchoutée par une deuxième famille (Sté Miss France, Endémol), on vous couvre de cadeaux et en plus vous être logée et rémunérée pour cela ! Croyez-moi, il y a pire pour une jeune étudiante de 19 ans ! (rires) Néanmoins, j’ai cédé ma couronne avec plaisir aussi, parce qu’une année à être toujours séparée des gens qu’on aime et loin de chez soi, c’est long aussi parfois. Il y a donc des contraintes physiques et psychologiques. On a peur de ne pas être à la hauteur, on pense ne pas pouvoir maîtriser l’éloignement et le manque des siens. C’est une année pendant laquelle j’ai beaucoup grandi, muri. J’ai appris à m’assumer, à vivre seule. Ce qui est important au bout de cette année, c’est de pouvoir transformer l’essai et de m’en servir pour rebondir. Croyez-moi, j’ai adoré cette année et si je pouvais recommencer, je le ferais ! Vous parlez de « rencontres extraordinaires ». Quelle personnalité vous a particulièrement marquée ? Il y en a beaucoup, mais celle qui me vient à l’esprit immédiatement c’est Patrick Poivre d’Arvor. Je l’ai rencontré au tout début de mon année de Miss France, en janvier 2011. Sûrement parce qu’il est Breton comme moi, nous avons immédiatement sympathisé, en nous retrouvant à parler de notre goût pour la mer, pour l’air iodé si vivifiant de notre région. On a échangé nos numéros de téléphone et on s’est revu plusieurs fois depuis pour déjeuner. Mes deux rêves de petite fille, vous savez, c’était premièrement de devenir une nouvelle Claire Chazal, et deuxièmement d’écrire un livre ! Alors, vous imaginez, rencontrer et devenir une amie de son alter ego qui plus est un écrivain célèbre et reconnu, c’était fantastique ! En général, les rencontres dans ce milieu des miss sont rapides et donc superficielles. Avec PPDA, l’échange a été riche et très chaleureux. Patrick est d’une grande simplicité tout en étant extrêmement cultivé et plein d’humour. Je crois pouvoir dire que nous sommes devenus des relations amicales. Quels sont vos projets professionnels et votre actualité, en plus de la sortie en juin de votre livre ? Je suis une passionnée de sport et j’ai eu la chance de rejoindre l’équipe d’Eurosport comme consultante. Peut-être vais-je jouer un rôle pour les Jeux Olympiques de Londres ? Je suis toujours étudiante et je continue
Extrait de « Le métier de paraître » « 9 décembre 2010 : Invitée chez Ruquier pour enregistrer On n’est pas couché. Nauleau et Zemour m’attendent de pied ferme. On m’a prévenue : ça ne sera pas une émission facile. Je flippe un peu. Je me rassure en croisant Irène Frachon au maquillage. Brestoise, elle aussi. Formidable combattante pour l’interdiction du Mediator, ce médicament qui a fait tant de morts. C’est l'un de mes premiers plateaux télé. Je n’y suis pas encore « rodée ». Je ne sais pas encore que les invités sont souvent les faire-valoir des animateurs, qui entendent se donner le beau rôle. Ruquier m’interroge sur le surf. Que je pratique, notamment, au « Petit Minou ». Il insiste, « finement ». Qu’est-ce qu’elle a de si particulier cette plage du « Petit Minou » ? demande-t-il, égrillard. Je comprends. Je suis un peu désarçonnée, d’autant que ma grand-mère m’a quittée deux jours plus tôt. Je n’ai pas encore l’habitude de la télé. En deux secondes, Irène, rigolarde, se saisit de la parole : « Elle est étroite et dangereuse. » Mouché, Ruquier, proprement. T’as l’air malin ! Et pourtant : de tous, c’est ton plateau que j’ai préféré. » mon cursus de Sup de Co Brest par correspondance avec mes partielles ce mois-ci. Je fais actuellement la promotion de mon livre, je garde toujours des liens étroits avec la Société Miss France, je suis ambassadrice de différentes marques et j’ai créé ma propre société pour pouvoir gérer moi-même mes différentes activités. C’est impressionnant tout ce qui m’arrive de positif alors que je viens à peine de rendre mon titre et de finir mon livre ! Dans quel environnement familial et avec quelles valeurs avez-vous été élevée ? J’ai été élevée à Brest, mais nous passions toutes nos vacances dans les Alpes de Haute Provence à Digneles-Bains. Mon père marin a été muté à Brest en 1989 et je suis née en 1991. J’ai été fille unique pendant 10 ans jusqu’à ce que je demande à mes parents de me faire un petit frère ou une petite sœur. J’ai été exaucée, puisque ma sœur Julie est arrivée en 2001 et mon frère Hugo, trois ans après. Nous avons beaucoup bougé et voyagé en campingcar. Nous avons été entourés de beaucoup d’amour et d’une belle ouverture sur le monde et sur les autres. J’ai une famille modeste avec des parents aujourd’hui fonctionnaires qui m’ont appris à toujours garder les pieds sur terre. Aujourd’hui, je vis entre Paris et la Bretagne et j’ai besoin régulièrement de les rejoindre pour m’oxygéner le corps et l’esprit ! (rires) Vu que je suis sollicitée tous les jours et que je dois tout gérer toute seule, ce retour régulier aux sources est essentiel ! Quel regard portent vos parents sur vous ? Ils m’ont toujours soutenue et je crois qu’ils sont plutôt admiratifs. Mais au-delà de ça, chez moi, à la maison, avec mes parents et ma fratrie, je suis toujours « Lolo ». On a su rester la même famille qu’avant. Il y a plein d’amour ! Les liens sont forts, très présents, très soudés. A 20 ans, avez-vous une philosophie de vie ? Je crois qu’il y a ce que la vie nous donne et ce qu’on arrive à en faire. Il ne faut jamais rien regretter et toujours aller de l’avant pour apprendre, expérimenter. Je sais qu’à 20 ans j’ai la chance de réaliser des choses que de nombreuses personnes ne réaliseront jamais en une vie entière ! Et je mesure vraiment ma chance. Ma vie est rythmée par des opportunités. Donc j’apprécie chaque moment, je croque la vie à pleines dents. D’ailleurs, je souris tout le temps, c’est comme ça, c’est dans ma nature ! Je profite de l’instant présent et je suis très heureuse de vivre ! Encore des rêves à réaliser ? Heureusement, oui ! Sur un plan personnel, et vu que je suis une passionnée de surf, j’aimerais vraiment partir en voyage en Australie. Sur un plan familial, je vous avoue que c’est bien trop tôt pour parler de mariage et d’enfants ! (rires) Sur le plan professionnel, j’essaye de saisir toutes les opportunités qui se présentent, sachant que l’audiovisuel me tente vraiment et que j’ai toujours mon rêve de petite fille de présenter le JT de 20 heures ! n Propos recueillis par Valérie Loctin. A LIRE « Le métier de paraître » Dans son premier livre autobiographique, Laury Thilleman revient sur son année de Miss France. Une année pendant laquelle cette jeune brestoise insouciante s’est transformée en une jeune femme représentant avec élégance toutes les jeunes femmes de France. À travers le carnet de bord qu’elle a tenu jour après jour lors de son mandat, elle revient sur des épisodes singuliers, mais aussi sur ce qui faisait son quotidien, l’ordinaire des jours. Elle en profite pour s’interroger sur maints sujets : la beauté, les relations familiales, le sens des responsabilités, le partage d’une bonne table, la gentillesse, etc. Dans un style simple, où les références ne manquent pas, elle prouve avec espièglerie qu’il n’est pas impossible de combiner la beauté physique et la beauté intérieure. « Le métier de paraître. Journal d’une Miss : Octobre 2010 - Mars 2012 » de Laury Thilleman, Editions Dialogues, 124 pages (parution le 14 juin 2012). FÉMININPSYCHO 31 STÉPHANE GODARD



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