Féminin Psycho n°67 mar/avr 2012
Féminin Psycho n°67 mar/avr 2012
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°67 de mar/avr 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 220) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 63,6 Mo

  • Dans ce numéro : s'ouvrir aux autres.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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PHOTOS.COM MOI & MOI garder toutes les femmes pour lui. > La civilisation, en ce qu'elle réprime les pulsions agressives. > La prématuration et l'état de détresse originaire, très prolongé chez l'enfant. > L'angoisse du Moi devant le Surmoi (l'autorité parentale intérieure). Il y a un double mouvement sado-masochiste : le Moi jouit de subir et le Surmoi jouit de punir. Pour Freud, le sentiment de culpabilité est ambivalent : il peut être morbide et naître du refoulement mais aussi être sain, valable et moral, s'il est l'expression de ce Je qui est en nous un véritable pouvoir d'examen, de jugement. Il n'existe pas, pour Freud, de moyen direct de combattre la culpabilité. On peut seulement en faire progressivement un sentiment conscient.• Jacques Lacan Pour lui, la culpabilité n'est pas forcément liée à l'Oedipe, mais au désir et à la place qu'occupe le sujet dans l'ordre du signifiant de son désir. Lacan désigne la source la plus profonde de la culpabilité lorsqu'il dit que le sujet se sent coupable toutes les fois où il en vient à « céder sur son désir ». Lacan met l'accent sur l'impossible plus que sur l'interdit, qui n'est qu'une défense contre l'impossible, car il est plus facile de se confronter à l'interdit que de reconnaître l'impossible. En fait la culpa- bilité a à voir avec l'impossible et non l'interdit (alors que le péché a à voir avec l'interdit en premier). Pour Lacan la culpabilité est l'expression du manque, le « signifiant » de la finitude. 70 FÉMININPSYCHO• Lewis Engel et Tom Ferguson Pour ces deux psychologues cliniciens réputés, c'est l'altruisme excessif et mal dirigé qui est parfois source de culpabilité. Nous avons tous un besoin inné de venir en aide aux autres, une tendance à être Sauveteurs. Même un bébé est bouleversé quand il en voit un autre pleurer. Mû par une sorte d'empathie rudimentaire, il se met aussi à pleurer. Un enfant peut se rendre malheureux par empathie avec ses parents qu'il voit tristes. Il se sent, il se croit responsable de ce qui leur arrive (maladie, conflit). Il se croit obligé de les aider et n'y arrivant pas, il culpabilise. Il se sent coupable parce qu'il ne se sent pas capable. Cette formule : « pas capable/coupable » se vérifie aussi pour les adultes dans la vie quotidienne comme en relation d'aide, et elle fonctionne aussi en sens inverse : « coupable/pas capable ». A l'âge adulte, nous nous sentons tellement responsables de ceux que nous aimons que nous culpabilisons de leurs malheurs au lieu de les aider efficacement. Mais sommes-nous responsables des souffrances de nos proches ? Il est plus facile de nous reprocher des fautes, les incompétences des autres que de reconnaître qu'ils ont mal agi avec nous, d'admettre la réalité : leurs limites, leurs erreurs. Prendre conscience et analyser ses erreurs Chemin faisant, dans nos vies, les erreurs succèdent aux erreurs. Au départ, l’être qui chemine n’a pas forcément conscience d’être dans l’erreur, puis petit à petit, lorsqu’il se rend compte de la souffrance qu’il a généré pour lui-même et pour les autres, un sentiment de culpabilité très puissant, très profond commence à naître en lui. Ce sentiment de profonde culpabilité s’étoffe chaque jour, et rien ni personne ne peut l’annihiler. Seul celui qui a généré ce comportement, ce sentiment de culpabilité, peut l'annihiler. Pour qu’il puisse se comporter ainsi, il est nécessaire que des prises de conscience successives puissent avoir lieu. Parfois ces prises de conscience naissent avec des difficultés matérielles importantes, des difficultés de santé réelles. Ce sont en fait des signaux d’alarme qui préviennent la personnalité qu’elle doit changer de comportement et surtout retrouver sa véritable valeur. Personne ne perd sa véritable valeur, elle est tout simplement oubliée. Aimer pour ne plus culpabiliser En fait, il faut pratiquer tout le contraire, c’est-à-dire envoyer beaucoup d’amour sur ces erreurs et dire : « J’ai agi de cette façon, mais je l’ai fait avec le niveau de conscience que j’avais à ce moment-là. Maintenant j’ai changé de niveau de conscience, je change de comportement et j’éclaire tous les coins d’ombre qui sont encore en moi. Je me pardonne totalement pour tout ce que j’ai pu faire pendant cette existence, parce qu’une grande partie de ce que j’ai pu faire était programmée. Bien sûr, j’aurais pu dépasser la programmation, mais je n’en ai pas eu la capacité sur le moment. Maintenant que je comprends pourquoi j’ai agi de la sorte, que je comprends qu’il était difficile de m’y soustraire parce que cela faisait partie de ma programmation de vie, je me pardonne totalement pour mes égarements, je me pardonne pour mes erreurs, je me pardonne pour tout l’amour que je n’ai pas pu me donner et donner à ceux que j’aime. » Il est beaucoup plus facile que vous ne le pensez de vous pardonner pour la souffrance que vous avez pu occasionner à d’autres et de pardonner aux autres pour toute la souffrance qu’ils ont pu vous occasionner. n V.L.
Ces mensonges qu’on fait au quotidien… « Ce n’est pas beau de mentir ! » : on nous l'apprend, on nous le répète depuis l'enfance et pourtant des mensonges, on en dit à longueur de journée, sans forcément s'en rendre compte. Pourquoi le mensonge fait-il partie de notre quotidien ? Est-ce un travers plutôt féminin ? Des explications s’imposent. Un sondage réalisé en Grande- Bretagne a révélé que les hommes mentent en moyenne six fois par jour, soit deux fois plus que les femmes, qui elles mentiraient 3 fois par jour, tout de même. Nous mentons tous - gros mensonges, petits mensonges, omissions, maquillage de la vérité... - pour nous mettre en valeur, éviter les conflits, pour manipuler. Chacun a sa manière et ses codes. Dans la vie de tous les jours, les incidences de nos mensonges sont parfois positives, parfois peu conséquentes, parfois gravissimes. En quoi les mensonges féminins sont-ils différents des masculins ? Et en fait, sommesnous toutes des menteuses ? Il y a quatre grandes raisons pour lesquelles on ment. Trois d’entre elles sont égoïstes. Soit, c’est pour donner une bonne image de soi ou protéger son image, soit pour éviter une punition ou bien encore pour obtenir un avantage. La dernière raison est altruiste, c’est la recherche de la sollicitude, cela concerne 25% de nos mensonges. Et les femmes, pour quelle raison mentent-elles ? En fait, elles ont principalement recours au mensonge altruiste, pour ne pas blesser les gens. Les femmes se démarquent aussi par la flatterie lorsqu’elles saluent quelqu’un, pour conserver de bons rapports. Les hommes mentent plus de manière égoïste. Mentir, c’est quotidien ! Selon une étude américaine, les mensonges sont extrêmement fréquents en société. Nous mentons ainsi en moyenne deux fois par jour. Sur une semaine, un tiers des personnes que nous rencontrons auraient eu droit à une vérité de notre cru… Plus inquiétant, les ados mentiraient une fois sur deux à leurs parents ! Mais il s'agirait la plupart du temps de « gentils mensonges », pour ne pas vexer l'interlocuteur ou éviter le conflit… Les femmes, des menteuses ? N'en déplaise à ces dames, une autre étude anglaise réalisée auprès de 5 000 femmes montre qu'elles seraient de véritables « arnaqueuses » professionnelles. Selon l'enquête, 19 femmes sur 20 reconnaissent mentir à leur conjoint. Et il MOI & MOI s'agirait souvent de gros mensonges. Parmi les plus proférés, le fameux « mais non, tu n'es pas gros », qui soit PHOTOS.COM FÉMININPSYCHO 71



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