Féminin Psycho n°67 mar/avr 2012
Féminin Psycho n°67 mar/avr 2012
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°67 de mar/avr 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 220) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 63,6 Mo

  • Dans ce numéro : s'ouvrir aux autres.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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ENQUÊTE de personnalité souvent en recherche et qui a besoin de cette contradiction pour mieux prendre en compte les différents éléments d’un problème. Evidemment, lorsque cela devient systématique, autant dire que l’entourage peut trouver cela pénible. Mais la personne en question n’en veut pas à ses interlocuteurs, loin de là, puisqu’ils lui permettent de se poser des questions en prenant le contrepied d’un raisonnement. C’est une manière de raisonner et de réfléchir, qui doit s’appuyer sur des opposants de bon niveau, et donc respectés. Prendre la décision Prendre la décision de changer est le premier pas sans lequel rien n’est possible. Mais il faut parfois longtemps avant de se rendre compte que l’on est soi-même sans doute coupable d’en vouloir toujours aux autres et de penser être dans le vrai. Un peu d’humilité serait la bienvenue, mais voilà le pli est pris et il est difficile de changer, surtout quand cela est devenu quasiment un réflexe. Ce qui permet de vraiment prendre la décision est que l’on se sent malheureuse, et un peu isolée du haut de son prétendu savoir. Même si les amis sont trop gentils pour faire des réflexions, et préfèrent vous fréquenter au compte-gouttes, il y a bien quelqu’un dans l’entourage de suffisamment proche pour vous traiter de « Madame je sais tout » ou vous énoncer la fameuse phrase « De toute façon, on ne peut rien te dire ». Le pire est que parfois, l’on a vraiment raison ! Mais enfin, de là à tout savoir, il y a un pas… La prise de décision peut aussi survenir après avoir critiqué une prise de position ou un avis d’autrui pour s’apercevoir ensuite que l’on était dans l’erreur. Trop de convictions 62 FÉMININPSYCHO « En vouloir à tout le monde » peut parfois se révéler dévastateur. Et si finalement, le petit côté omniscient est considéré comme plaisant, alors le meilleur argument est sans aucun doute de se rappeler que la remise en question systématique d’autrui et les certitudes tous azimuts sont le début de la bêtise. Il suffit de penser à ces grands mathématiciens ou médecins, qui acquièrent leurs connaissances peu à peu, pour devenir de vrais pontes dans leur domaine, des sommités reconnues par tous, et qui en voulant encore aller plus loin dans la connaissance, arrivent à des limites qui dépassent leur savoir et même leur entendement. C’est le moment où la philosophie vient prendre le pas sur la science, et le doute devient facteur de progrès, s’installant pour faire naître de nouvelles réflexions. Avoir l’impression que les autres ont toujours tort, c’est donc s’arrêter au milieu du chemin. Peut-être avez-vous eu l’occasion d’entendre quelqu’un traiter oralement, parfois tout bas, une personne d’être « un vieux c… » ? Pas très poli en effet, et pas du tout recommandable. Mais ce qui est assez frappant dans cette expression orale est que cela s’adresse systématiquement non pas forcément à quelqu’un de vieux, car il s’agit tout simplement de quelqu’un de plus âgé que l’autre, mais à un « je sais tout ». Or, il peut s’avérer que cet individu ait en effet tout à fait raison, mais c’est la façon de faire et de dire qui provoque une réaction agressive. D’ailleurs, il peut arriver parfois, surtout face aux plus jeunes, que l’on prenne des attitudes, un ton, qui risque de nous faire glisser dans cette catégorie peu enviable. S’en rendre compte peut être salvateur pour commencer à changer ! Réfléchir aux cas type Première étape : repérer les cas les plus courants où l’on en veut aux autres : - Y-a-t-il des thèmes privilégiés sur lesquels l’on est totalement intolérant ? Après tout, chacun peut avoir un sujet qu’il domine et se sentir le droit de penser que la raison est de son côté. Repérer ces sujets est assez simple et peut donner lieu à une correction rapide. - Ou s’agit-il plutôt d’un comportement général ? En voiture, ce sont les autres qui font n’importe quoi, au travail, ce sont les collègues qui ne sont pas au point, ou le patron qui n’est pas au top, le mari qui est trop tolérant avec l’enfant … Vous en arrivez même à en vouloir à vos amis pour ne pas finalement réagir comme vous. Sauf qu’en amitié comme en amour, c’est la complémentarité qui fait la richesse ! • Les chefs Vous le savez bien entendu, mais cela ne vous empêche pas de vouloir tout régenter pour que le moindre détail PHOTOS.COM D.R.
PHOTOS.COM D.R. soit fait à votre façon. En tant qu’officier en chef, vous souhaitez que les autres se comportent en gentils soldats, sauf que vous ne supporteriez pas que l’on fasse de même avec vous. Normal, après tout, vous êtes le ou la chef ! Vous l’aurez compris, c’est sur ce point-là que la remise en question doit se concentrer. Il va falloir faire le tri entre le bon grain et l’ivraie. Affirmer son autorité, voire parfois sa « supériorité », peut être légitime dans le cadre professionnel lorsque l’on exerce certaines responsabilités. Choisir une méthode de travail spécifique et la faire appliquer à des subordonnés parce qu’elle est la plus efficace est normal. Faire adopter les changements nécessaires également. Avoir une personnalité de type à penser que les autres ont toujours tort, ne doit pas remettre en question de vraies compétences. De même, imposer ses règles en matière d’éducation à ses enfants est normal. De là à penser que tout le monde doit faire de même, évidemment il y a un pas… L’un des soucis rencontrés par les managers qui estiment avoir raison est qu’à la rencontre d’une résistance, voire d’une opposition, ils en viennent à modifier leur jugement de façon quasi systématique. Etant donné que l’autre a tort, s’il résiste, il est donc rebelle, peu intelligent, peu importe, mais le fait est que « je lui en veux de ne pas comprendre qu’en fait, je fais cela pour le bien commun, voire pour le sien ».• Les incompris C’est le syndrome « Calimero » ! Certains profils ne sont pas vraiment des chefs, mais en veulent pourtant globalement à tous ces « autres » dès qu’un commentaire désobligeant, un reproche est émis, y compris sur des faits concrets, dans le cadre du travail. Cela peut être ressenti immédiatement comme un rejet, non pas d’une opinion ou d’un avis, mais un rejet global de sa personne, qui entraîne immédiatement un sentiment de rancune et de tristesse. L’incompréhension s’installe alors : l’un en veut à l’autre, celui-ci ne comprenant pas cette réaction. Le niveau de sensibilité et de susceptibilité de certains est parfois plus élevé, et il leur faut un vrai travail sur eux pour parvenir à faire la part des choses sans se sentir profondément et personnellement remis en question. Dans ce type de cas, la remise en question se situe au niveau de l’analyse : en vouloir à l’autre trouve son origine dans un niveau de susceptibilité élevé qui brouille la vision et est ressenti comme une dévalorisation de soi. Parvenir à écouter l’autre et savoir faire la part des choses entre un reproche concernant une action bien précise, et un reproche portant sur vous en tant qu’être à part entière est nécessaire En vouloir ainsi aux autres peut mener à une certaine solitude, un véritable isolement qui peut devenir une vraie détresse, souvent cachée. S’en sortir seule Une fois la prise de conscience faite, la volonté de modifier quelque peu son attitude peut mener à différentes voies. Nombreuses sont celles qui préfèrent réfléchir à la question en solitaire, voire avec des personnes proches, pour analyser ce qui ne va pas dans leur façon d’être et faire un point. Une façon de faire difficile et pour le moins délicate puisqu’il s’agit d’être à la fois juge et partie. Mais après tout lorsque l’on est une « je sais tout » et que les autres n’y comprennent rien, quoi de plus normal que de se lancer dans cette exploration toute seule ? Il est bien entendu assez facile d’agir si lors de l’étape précédente, on a pu identifier un ou plusieurs sujets qui provoquaient de notre part ce rejet quasi systématique de l’opinion de l’autre. Il faut alors prendre ce ou ces thèmes un à un afin de comprendre la raison de cette intolérance. Il peut s’agir d’une véritable connaissance qui a largement été approfondie - raison pour laquelle on ne supporte pas de remise en question -, ou d’un sujet plus personnel où la réaction est plus affective que raisonnée. Lorsque l’on s’est au contraire aperçue qu’il s’agissait plutôt d’un comportement habituel, quel que soit le sujet, il est clair que l’on entre alors dans le dédale de sa propre personnalité et de son histoire. D’où vient FÉMININPSYCHO 63



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