Féminin Psycho n°67 mar/avr 2012
Féminin Psycho n°67 mar/avr 2012
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°67 de mar/avr 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 220) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 63,6 Mo

  • Dans ce numéro : s'ouvrir aux autres.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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PHOTOS.COM PHOTOS.COM D.R. DOSSIER « Décomplexer ! » ACCEPTATION DE SOI Ces complexes qui nous « bouffent » la vie… 16 FÉMININPSYCHO Pas facile de s’aimer quand on est une femme. Encore moins quand on n’a pas le retour de l’autre… Les études le prouvent : les femmes mariées ou accompagnées dans la vie se sentent mieux dans leur peau que les célibataires. Et pour cause, elles entendent plus souvent qu’elles sont jolies et suscitent le désir de leur compagnon. A chaque âge, ses difficultés. Les complexes d’une jeune fille sont très différents de ceux de l’âge mûr. Alors quelle est la recette pour s’aimer à tout âge de la vie ? Un complexe selonC.G. Jung, « C'est l'image émotionnelle et vivace d'une situation psychique arrêtée, image incompatible, en outre, avec l'attitude et l'atmosphère consciente habituelles ; elle est douée d'une forte cohésion intérieure, d'une sorte de totalité propre, et, à un degré relativement élevé, d'autonomie : sa soumission aux dispositions de la conscience est fugace, et elle se comporte par suite dans l'espace conscient comme un corpus alienum, animé d'une vie propre. Au prix d'un effort de volonté, on peut à l'ordinaire réprimer un complexe, le tenir en échec ; mais aucun effort de volonté ne parvient à l'annihiler, et il réapparaît, à la première occasion favorable, avec sa force originelle. »
Comment se manifestent les complexes ? Toujours selon Jung, «... les complexes, en effet, se comportent comme des malins génies cartésiens ; ils paraissent se complaire à des espiègleries [...] ; ils vous mettent sur les lèvres juste le mot qu'il ne fallait pas dire ; ils vous subtilisent le nom de la personne que vous allez présenter ; ils causent un besoin incoercible de toussoter au beau milieu du pianissimo le plus émouvant du concert ; ils font trébucher sur sa chaise avec fracas le retardataire qui veut passer inaperçu... » Complexe ou maladie du narcissisme ? Selon Marc Ferrero, psychologue et enseignant de psychologie à l’université Lyon 2 : « Il existe une définition des complexes en psychanalyse. Il s’agit de "l’ensemble des représentations et des souvenirs à forte valeur affective partiellement ou totalement inconscients". Ils se constituent à partir des relations infantiles interpersonnelles. En fait, on distingue deux types de complexes : le complexe d’œdipe et le complexe de castration. Le complexe d’œdipe, ce sont ces moments de désirs contradictoires et alternatifs où l’enfant aime et déteste tour à tour son père et sa mère (ou ceux qui en font office). Le complexe de castration se constitue au moment de la découverte de la différence des sexes par l’enfant. Il est générateur d’angoisse narcissique. Ces deux complexes ne sont pas des éléments négatifs : ils permettent de structurer la personnalité de chacun et de spécifier l’identité sexuelle. Tout le reste (je suis trop petit, trop gros…) n’est pas des complexes mais des maladies du narcissisme. Il s’agit de problèmes d’acceptation de soi. Notez que cela ne concerne pas uniquement le physique mais également un prénom, un nom de famille, un groupe social… que certains vont rejeter. » Pourquoi surgissent-ils au moment de l'adolescence ? L'adolescence est la période où l'on entretient les rapports les plus difficiles avec son corps. On quitte sa coquille d'enfant et on n'est pas encore à même d'endosser une carapace d'adulte. C'est cette situation, dans laquelle l'adolescent est mis à nu face à ses émotions et aux regards des autres, que la célèbre psychanalyste Françoise Dolto a appelée « le complexe du homard ». « On guette dans le miroir le surgissement de soi-même confronté à une image idéale », écrit-elle. « Ses nouvelles réalités anatomiques alliées aux sensations de la puberté peuvent le perturber et l'amener à rejeter son corps en bloc ou focaliser sur certaines parties plus que d'autres. Mis en danger dans son univers affectif, ses désirs, sa sexualité, il a besoin, pour exister, d'être reconnu par d'autres. Alors l'adolescent se construit sur un modèle fondé sur les critères de la bande, de la mode, des valeurs du groupe. Mais cette tyrannie du « look » et de l'apparence physique avec cette obsession des chiffres : poids, taille, proportions, se référant toujours à un modèle idéal, est toujours douloureuse, car parvenir à se rapprocher de son idéal est fortement dépersonnalisant, tandis que ne pas y parvenir est une souffrance sans cesse renouvelée. » C’est donc à l’adolescence que commence à se faire le décalage entre une image idéale et celle de notre corps réel. Mais cette période est dépassée facilement si l’on a bénéficié d’un environnement propice à bien vivre l’image de son corps. L’enfant construit son estime de soi avec ce qu’il perçoit dans le regard de ses parents. Ils seront d’une aide précieuse s’ils sont eux-même à l’aise avec leur image, et valorisent à la fois leur enfant et son corps. C’est ainsi que les critiques parentales, ou de l’entourage, du type : « tu es grosse », entament l’estime de soi de l’enfant. Ajoutons à cela la liaison intime entre l’image de soi et la sexualité, le corps étant l’expression et l’outil de la sensualité. Un climat familial détendu par rapport à la sexualité, permet de mieux accepter le potentiel de séduction de son corps à l’adolescence. Les complexes sont combattus en apprenant à se détacher peu à peu du regard des autres, et de l’image de soi acquise durant l’enfance et l’adolescence. Ce travail d'acceptation de soi est parfois long. Pour dépasser ses complexes, une thérapie peut aider à retrouver l’estime et l’amour de soi pour enfin être content(e) et satisfait(e) de son corps et de son image. Mais parfois, une rencontre amoureuse positive et valorisante, ou même un relooking suffisent pour remettre les pendules à l’heure ! Les adolescents n’ont pas le monopole ! Bien sûr, les adolescents n'ont pas le monopole des complexes physiques. Nombre d'adultes gardent en eux la trace, parfois la blessure, d'une disgrâce ou d'une singularité physique qui leur déplaît ou que le regard des autres leur renvoie. Mais à l'âge où la puberté vient révolutionner le corps de l'enfant pour en faire un corps FÉMININPSYCHO 17



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