Féminin Psycho n°66 jan/fév 2012
Féminin Psycho n°66 jan/fév 2012
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°66 de jan/fév 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 220) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 61 Mo

  • Dans ce numéro : arrêter l'hypocrisie.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MOI & MOI quement et moralement, est devenu le critère de l’irrespect, car en touchant le corps, on porterait atteinte à la personne. « Mine de rien, quand on se sent respecté, les vrais câlins ça fait partie des bonheurs de la vie. » (Catherine Dolto) Manquer de respect est un symptôme de la crise identitaire : faute d’une estime de soi suffisante, susceptible de résister au jugement d’autrui, le moi contemporain perdrait ses composants identitaires par la mainmise sur son corps. Conserver son corps entier définit un intégrisme fonctionnel, si bien que toute dégradation de l’unité physique et mentale est ressentie comme une perte. La phase cruciale de l’adolescence Les adolescent(e)s ont parfois du mal à comprendre leur corps, à l’accepter. Leur schéma corporel évolue et cela perturbe la perception qu’ils ont de leur propre silhouette. Complexés, se trouvant trop gros, trop maigres, voutés (qui n’a pas eu envie un jour de dire « Tiens-toi droit ! » à un(e) ado), ne sachant comment se tenir ni comment dissimuler une poitrine naissante jugée gênante, ils maltraitent leur squelette et leurs muscles et perdent le contrôle d’un corps qui leur paraît ennemi. 66 FÉMININPSYCHO Pourtant, c’est à l’adolescence que se joue la plus importante partie des relations plus ou moins amicales que nous entretiendrons toute notre vie avec notre corps. Ce qui est acquis à cet âge là - respecter son corps, l’accepter, le comprendre - servira pour le reste de la vie. Les adolescents doivent s’approprier ce nouveau schéma corporel. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que le massage est utilisé en milieu hospitalier dans les traitements de troubles profonds de l’adolescence, comme l’anorexie par exemple, car il a la faculté de permettre au patient de « faire connaissance avec son propre corps ». Il est également un excellent moyen de lutter contre la nervosité et le stress que subissent nos jeunes étudiants ou de redessiner la silhouette rapidement et durablement sans régime toxique ou médicaments « miraculeux » mais dangereux. Les questions à se poser Quel que soit notre âge, nous ne pouvons pas traiter notre corps en « objet », car il est véritablement « sujet ». Respecter son corps, c’est donc comprendre qu’il est partie intégrante de nous, qu’il parle et mérite tout autant notre attention que notre cerveau. Si ce n’est pas clair dans notre tête, il convient alors d’apprendre à se poser les bonnes questions avant de lui faire subir tout et n’importe quoi. 1Puis-je faire ce que je veux de mon corps ? On peut faire avec son corps et avec son âme beaucoup de choses, mais toutes ne seront pas opportunes. Nous pouvons choisir, mais ces choix ne sont pas indifférents : chaque décision nous améliore ou nous dégrade. Une personne peut se suicider ou se droguer, mais elle ne doit pas le faire. Quelqu’un peut se Les adolescent(e)s ont parfois du mal à comprendre leur corps, à l’accepter. PHOTOS.COM
mutiler ou s’enivrer mais il ne doit pas le faire… 2Mais mon corps est à moi pourtant ? À cet égard surgit une autre question : Voulez-vous réellement nuire à vous-même ? Le corps fait partie de nous, il n’est pas quelque chose d’extérieur à soi : nous sommes en même temps corps et âme. C’est ainsi que causer du tort à son corps, c’est causer du tort à soi-même. Le préjudice envers le corps est un préjudice de la personne. Le respect et la dignité du corps est respect et dignité pour la personne. 3Est-il convenable de concéder au corps tout ce qu’il désire ? Non, car cela serait un sérieux dommage pour la personne : Souvent, nous désirons des choses erronées. Nous devons distinguer si ce qui plaît est réellement bon ou non. Celui qui s’octroie tous les plaisirs devient faible et capricieux. Pour que la volonté ne s’affaiblisse pas et ne soit pas esclave des appétits, il convient de s’entraîner à maîtriser son propre corps. Ainsi, une femme qui sous prétexte de « libération sexuelle » fait subir à son corps des choses qu’elle ne désire pas, ne respecte pas son corps. C’est une forme malheureusement classique et perverse du manque d’estime de soi. Confiance et sexualité La relation amoureuse inclut également la relation sexuelle. Difficile d’avoir une relation sexuelle épanouie et heureuse lorsque l’on ne dispose d’aucune confiance en soi, ou que l’on ne s’aime pas, ni soi ni son corps. En aimant son corps, y compris à travers ses imperfections, on éprouve une tendance naturelle à le soigner, à le trouver beau (ou finalement pas si moche !) quand bien même il ne correspond pas aux canons de beauté actuels. Lorsque l’on ne s’aime pas, il est difficile de se sentir à l’aise face à un homme que l’on souhaite pour le moins influencer favorablement. Apprendre à être bien dans sa peau y compris dans ce type de relation est essentiel pour parvenir à mener une vie amoureuse pleine et entière. Il y a en effet une marge entre le fait de vouloir éprouver des orgasmes à chaque relation, et le fait de ne pouvoir éprouver de plaisir tant on se sent mal ou effrayé de faire mauvaise impression. Le corps fait donc lui aussi partie intégrante de l’estime de soi. Apprendre à s’aimer S’aimer est indispensable pour survivre. Se vouloir du bien est une attitude naturelle qui nous pousse à aller plus loin, à nous dorloter, à nous rendre plus séduisants, sympathiques et à nouer ainsi des relations profondes. Lorsque l’on s’aime de cette façon quasi irréfléchie, il est en effet possible de nouer de belles relations d’ami- tié ou d’amour au fil du temps, r e l a - tions qui viennent elles aussi nourrir à leur tour cette confiance en nous-mêmes. Avec cette assurance acquise, nous sommes à même de résister aux difficultés qui surgissent. Un divorce ou une séparation peuvent toujours arriver. Si le choc est bel et bien là, la tristesse, le chagrin ou la colère, il sera plus facile de se reconstruire en sachant que les raisons de ce changement de situation ne remettent pas en question nos qualités fondamentales. En s’aimant nous-mêmes, nous pouvons donc reprendre plus facilement confiance en nous et repartir vers de nouvelles aventures. Ce capital est une sorte d’assurance contre le désespoir, les difficultés et même la dépression. Certains spécialistes ont avancé l’hypothèse que ce capital de confiance et d’amour pour soi est aussi une prédisposition naturelle, génétique. Aujourd’hui, rien n’est prouvé dans ce sens, même si des recherches sur les gènes ont permis d’émettre des pistes sur des émotions. n J.B. À LIRE « 50 exercices pour être bien dans son corps » de Bernadette Lamboy, Editions Eyrolles, 120 pages. FÉMININPSYCHO 67 PHOTOS.COM



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