Féminin Psycho n°65 nov/déc 2011
Féminin Psycho n°65 nov/déc 2011
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°65 de nov/déc 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 220) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 62,8 Mo

  • Dans ce numéro : psychologie féminine, ce que nous avons en plus.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MOI & MOI PHOTOS.COM Rythme circadien Il s’agit d’un rythme biologique propre aux êtres et organismes vivants. Chez l’homme il dure environ 24 heures. Il est à l’origine de notre fameuse horloge biologique et s’accompagne de modifications particulièrement en matière d’hormones, de température corporelle, de pression sanguine. La mélatonine en particulier commence à être sécrétée vers 21h00 pour s’interrompre vers 7h30. Lorsque ces angoisses prennent des proportions ingérables et deviennent régulières, ce sont les thérapies comportementales qui sont généralement conseillées, ainsi que l’hypnose ou tout simplement des techniques relaxantes. La norme n’est pas pour tous Ces angoisses sont donc fréquentes, et pas vraiment inquiétantes. Nombreuses sont les femmes et hommes qui en sont victimes, pendant des périodes données souvent difficiles à différents niveaux. La norme n’est reste pas moins qu’un adulte a besoin en moyenne de 7 à 8 heures de sommeil. Mais les exceptions sont légion : la durée moyenne concerne une majorité, mais il existe une proportion de personnes qui ont besoin de plus pour être en forme toute la journée, ainsi qu’une proportion plus réduite de personnes qui ont besoin de moins. Trois heures par nuit étant considéré comme le strict minimum pour la survie. 72 FÉMININPSYCHO PHOTOS.COM Il y a ceux qui se couchent tôt et se réveillent à 4 heures du matin dans un état de fraîcheur total. Ils peuvent ainsi commencer leur journée très tôt, alors que les ¾ de la ville sont encore plongés dans un sommeil profond. Ce type de personnalité peut ainsi rester éveillé et dynamique toute la journée, sans avoir besoin de sieste. Leurs personnalités sont assez similaires : des hyperactifs qui ont des emplois du temps extrêmement chargés et ont toujours envie d’en faire plus. De l’importance de la génétique Des chercheurs californiens sont arrivés à mettre en avant une particularité chez certains petits dormeurs : une mutation génétique rare qui intervient sur les rythmes circadiens. Dans le même temps, une certaine déficience en vitamine A a également été mise à jour sans que l’on ne connaisse vraiment son importance ou son rôle. Les scientifiques savaient déjà que le sommeil et la génétique sont intimement liés et que nous naissons avec un capital bien spécifique. Nous partons ensuite de cette base et évoluons dans notre vie en la respectant ou au contraire en la modifiant en fonction des circonstances de notre vie. Il existe pourtant une population d’insomniaques qui répond à des caractéristiques génétiques. On retrouve des typologies de sommeil court dans certaines familles. Mais les recherches sont encore peu avancées dans le domaine. « Revivre la nuit » n’est donc à priori par normal dans le sens où cela ne correspond pas à une majorité, mais peut l’être dans le cas d’une personnalité particulière. Les insomniaques Le sommeil est encore en grande partie mystérieux et les études sur les insomniaques ont donné lieu à pas mal de surprises. Car ils sont légion : il y a ceux pour qui cela est une véritable croix qui ne savent plus quoi inventer pour trouver le sommeil et ceux qui sont ravis de l’arrivée de la nuit, qui signifie pour eux une deuxième vie. Psychologues et chercheurs ont tenté d’élucider la raison profonde de cette différence qui s’exprime par rapport au sommeil sans vraiment se mettre d’accord. Il ne semble pas y avoir vraiment de profil type, même si l’on a pu rassembler un certain nombre de caractéristiques psychologiques : • Pas d’hyperactivité à proprement parler, mais une hyperexcitabilité cérébrale qui se poursuit y compris la nuit ; • Cela concerne souvent des personnes au caractère affirmé, voire plus (personnes au discours tranchant, tendance à toujours avoir raison) ; • L’état physiologique du soir reste actif : température du corps élevée, battements assez rapides du cœur. Il arrive que certains se plaignent d’insomnie, surtout lorsqu’ils se comparent à leur entourage, alors que le fait de ne pas dormir plus de 4 à 6 heures par jour fait partie de leur mode de fonctionnement. Certains préfèrent ne pas le savoir et passent souvent des heures éveillés, à culpabiliser de ne
PHOTOS.COM pas trouver le sommeil, tandis que d’autres sont heureux de ce qui est pour eux une chance. Les « éveillés bienheureux » Ceux qui n’ont pas envie de se coucher avant trois heures du matin sans pour autant souffrir de fatigue le lendemain se réjouissent en effet de pouvoir vivre plus que les autres. Cette typologie d’éveillés bienheureux n’a pas cultivé le manque de sommeil. Il s’agit de personnes qui ont une spécificité, souvent perceptible dès l’enfance, voire dès la naissance. Mais, ils sont rares. En effet, nombreux sont ceux qui aiment à travailler le soir venu ou en pleine nuit pour bénéficier du calme, en particulier les écrivains et artistes. Sans dormir plus pour autant le jour. La nuit est en effet souvent considérée comme positive pour l’imaginaire, et supposée stimuler notre créativité. Mais la plupart des spécialistes s’accorde pour dire que les créateurs provoquent ce rejet du sommeil, afin de pouvoir mener à bien leur œuvre. Quand le manque de sommeil est nocif Le point cardinal à surveiller est l’humeur pendant la journée : difficultés à se concentrer, sautes d’humeur, fragilité aux microbes sont le signe que le rythme imposé n’a rien de naturel, mais est le résultat d’une volonté, d’une discipline ou d’une obligation. Dans ce cas, le manque de sommeil est nocif car il ne répond pas à une spécificité d’ordre physique. Il est important dans ce cas de mettre en place un vrai plan d’action ayant pour but de mettre un terme à ce qui est en réalité un dysfonctionnement. Thérapie brève, et au minimum mise en place d’une sieste permettent d’améliorer l’état général. Chez ceux qui ont un penchant naturel à l’insomnie, il n’en va pas de même. Patrick Poivre d’Arvor avoue ne dormir que quatre à cinq heures par nuit et aimer cette sorte de double vie, qu’il a toujours menée depuis son adolescence. Même s’il n’est pas le seul dans ce cas, les spécialistes du sommeil sont dubitatifs. Selon eux, l’insomniaque souffre parfois sans le savoir. Les artistes n’étant que des individus qui se mettent en situation d’hyperexcitabilité, car leur désir de créer est le plus fort. Conséquences de « l’hyposomnie » Que l’on fasse partie des personnes qui vivent la nuit autant que le jour par goût ou penchant naturel, le résultat est identique sur l’entourage : c’est difficile à vivre. Lorsque l’on est célibataire et jeune, cela permet de bien profiter des multiples opportunités du monde de la nuit, mais lorsque l’on est mariée ou mère de famille, les choses se compliquent. Cela est sans doute pratique pour gérer le sommeil délicat de certains enfants, mais le conjoint n’est pas toujours de cette opinion. Il n’est pas facile de vivre avec des personnes qui ont quasiment deux vies, car le sentiment d’exclusion que ressent l’autre se fait jour rapidement. S’il s’agit d’écrire au calme pendant que tout le monde dort, pas de vrai souci à vrai dire. Le problème est que lors des soirées, les insomniaques du soir n’ont aucune envie d’aller se coucher, les soirées en goguette sont interminables et le conjoint ne parvient généralement pas à suivre. En bref, ces personnalités épuisantes suscitent à la fois envie et rejet. Il faut se résoudre au fait que l’un ne fera pas ce que l’autre fait par simple impossibilité physique. Lorsque ce comportement est assumé et bien géré par le couple, tout est alors possible. Surtout lorsque l’insomniaque fait partie de ces rares personnes qui n’ont jamais beaucoup dormi depuis leur naissance, indiquant par là qu’il s’agit en effet d’une spécificité innée. Pour les autres, qui ont modifié leur rythme de vie, le danger est de ne pas maîtriser leur tempérament et leur réactions de par le manque de sommeil, rendant difficiles l’existence de ceux qui vivent avec eux. n A.F. Des bienfaits de la sieste…• Dali faisait une sieste brève, une clé dans la main, afin de se réveiller dès qu’elle tombait sur le sol.• Napoléon avait semble-t-il des nuits brèves et la capacité à s’endormir n’importe où pendant quelques instants.• En Chine, les travailleurs ont droit à la sieste selon la prescription de Mao, alors qu’en Occident, celle-ci fait partie de la règle des Bénédictins. FÉMININPSYCHO 73



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