Féminin Psycho n°65 nov/déc 2011
Féminin Psycho n°65 nov/déc 2011
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°65 de nov/déc 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 220) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 62,8 Mo

  • Dans ce numéro : psychologie féminine, ce que nous avons en plus.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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DOSSIER « Qu'avons-nous en plus ? » « On peut imaginer une humanité composée exclusivement de femmes ; on n'en saurait imaginer une qui ne comptât que des hommes. » (Jean Rostand) n’arrive quelque chose à ce petit enfant qui nous aiguille et nous rend à la fois peureuse et forte. Certains parents vont jusqu’à refuser de prendre l’avion ensemble, par crainte de disparaître et de ne pouvoir assumer l’éducation de leur progéniture. Une précaution qui n’est pas ridicule en soi, mais la peur n’évite pas le danger et prendre la voiture est aussi un risque de tous les jours. Ce besoin de protection dérive aussi parfois en amour fusionnel, un amour qui finit un jour ou l’autre par poser un problème parfois tardif, en particulier lorsque l’enfant quitte le foyer. Rares sont les hommes à ce moment-là à éprouver un coup de « Vénérez la maternité, le père n'est jamais qu'un hasard. » (Friedrich Nietzsche) 20 FÉMININPSYCHO PHOTOS.COM blues, ou à subir une dépression, contrairement aux femmes. Une particularité féminine ? Evidemment, la maternité est exclusivement féminine ! Le sens des responsabilités est quant à lui partagé entre homme et femme, mais ne s’exprime pas de la même façon. Certains expliquent qu’en effet le fait de porter un enfant suffit à entraîner la création d’un lien fort avant même la naissance, ce qui est évidemment différent pour le père. Pourtant, dans le cas des familles adoptives, on retrouve bien les mêmes différences de comportements entre mère et père, preuve en est que les rôles sont bel et bien différents et se sont précisés dans le temps. Le physique et le sociologique se mêlent de façon étroite et ont fini par former des spécificités psychologiques bien particulières. Il n’empêche que la grossesse est généralement un moment où la femme finit par lâcher prise. Elle est aussi l’occasion de renouer avec son passé, avec sa mère, son enfance pour mieux se lancer dans une nouvelle étape de sa vie. Renouer avec ses racines, ne fût-ce que par des souvenirs permet de mieux se positionner pour l’avenir. Dans quelques cas, cela provoque parfois une remise en question et un blocage qu’il convient de résoudre pour mieux appréhender la naissance. Pour que la force vitale puisse s’exprimer et prendre toute son envergure, certains psychologues, comme Bertrand Cramer, insistent sur le fait qu’il convient de passer certains stades au cours de la grossesse.• Etre heureuse d’être enceinte en dépit de débuts de grossesse parfois difficiles ; • Voir la première échographie, sentir bouger l’enfant en soi doit provoquer une prise de conscience de la formation d’un nouvel être, non encore autonome mais bel et bien indépendant ; • Plus la grossesse avance, plus l’embryon devient une personne pour la mère et le père : garçon ou fille, avec un prénom, des caractéristiques qui préparent à l’accueil du bébé. Ces phases provoquent parfois un retour vers des relations conflictuelles avec ses propres parents, situations qui demandent l’intervention d’un psychologue ou psychiatre afin de pouvoir commencer cette nouvelle vie parentale sur de bonnes bases. Toutes ces particularités provoquent un état d’esprit effectivement bien spécifique et très différent de ce que les hommes peuvent éprouver. Une force insoupçonnée Un peu à la façon de ces mères animales que l’on peut découvrir au fil des documentaires, les femmes qui ont un enfant développent un instinct de protection, une volonté de faire le meilleur pour leur petit. Toutes les mères ont fait l’expérience de ces premières nuits où en dépit de la fatigue, le moindre signal inconnu ou différent de la part du nourrisson ou de l’enfant fait que l’on se lève immédiatement, dotée soudainement d’une énergie nouvelle dopée par l’inquiétude. Une montée d’adrénaline immédiate, qui se fait un peu à la façon inopinée de voir le lait apparaître lorsque l’enfant pleure et qu’on l’allaite. Toutes ont connu aussi ces moments de culpabilité lorsque justement un trop grand épuisement, une distraction particulière ont fait que l’on n’a pas réagi à temps. On s’en veut alors en se disant que l’on n’a pas assumé son rôle maternel de façon correcte, même si l’on sait que l’on ne peut toujours être en alerte.
PHOTOS.COM « Que représente la paternité face à ce poids, cette certitude, qu'est la maternité ? » (Shashi Deshpande] Exception faite des femmes qui ne sont pas à même de maîtriser leurs inquiétudes de par leur propre histoire, la maternité entraîne un sentiment de responsabilité qui se traduit par une nouvelle énergie. Il ne s’agit pas d’un choix, mais d’une force qui apparaît de façon totalement naturelle. Cette force permet de trouver les ressources nécessaires à des actions dont on aurait pu se croire incapable. Le simple fait d’être enceinte est déjà en soi à la fois normal et extraordinaire. S’occuper ensuite d’un bébé semble un phénomène naturel pour tout l’entourage et qui ne va pourtant pas toujours de soi. Si certaines ont un sens quasi inné de la maternité, pour d’autres, les gestes, les soins ne sont pas d’emblée si évidents. Et pourtant toutes y arrivent. Dans le cas des séparations et divorces, les femmes continuent à assumer les responsabilités parentales, au départ à deux, puis souvent seules sans que pour autant elles ne souhaitent le moins du monde y renoncer. Accumuler la fatigue et se plaindre de temps à autre à ses copines ou à son ex n’ont rien à voir avec le fait que l’on souhaite ne plus assumer. On parle aujourd’hui de maternité monoparentale, dans le cas des foyers monoparentaux dirigés par une femme. Pourtant les hommes n’étaient pas toujours si disponibles dans les années trente ou cinquante alors qu’ils travaillaient et que les mères restaient au foyer. Si l’on excepte le fait qu’ils dormaient à la maison, pour de nombreux enfants, la différence de temps passé entre père et enfant n’est pas évidente, c’est le rythme qui change tout. Un moteur de développement La maternologie Voici un nouveau mot pour une nouvelle discipline ! Il s’agit de prendre en compte de façon spécifique les aspects psychiques de la maternité, de la naissance et de la parentalité. Ce concept s’applique essentiellement dans les cas où le lien mère-enfant ou plus globalement parents-enfants ne se crée pas ou entraîne des difficultés. Non seulement la maternité rend les femmes fières de ce qu’elles accomplissent au jour le jour avec leurs enfants, mais en se découvrant des forces et un ressort d’énergie insoupçonnés, elles finissent par bâtir une meilleure image d’elle-même. Le fait de parvenir à mener de front plusieurs vies, à mener un enfant vers son avenir et son épanouissement donne aux femmes une dimension qu’elles n’avaient pas forcément auparavant. En développant cet amour, cette empathie vis-à-vis de l’enfant, elles enrichissent leur propre personnalité, deviennent plus compréhensives, prouvent qu’elles savent faire preuve d’autorité. Elles ajoutent nombre de cordes à leur arc qui leur sont utiles à la fois dans la vie privée, amoureuse et professionnelle. D’autant qu’élever un enfant, c’est aussi parvenir à surmonter ses déceptions. Toutes les mères fantasment sur leur enfant. Il convient donc d’apprendre là encore à gérer ses émotions, à prendre en compte la personnalité de l’autre, aussi petit qu’il soit. Cette merveilleuse force vitale qui permet aux femmes de transmettre la vie puis d’aller au-delà d’ellesmêmes pour leur enfant ne signifie pas que cela se fasse sans mal, sans heurts, sans difficultés, mais elle nous pousse vers plus d’ambition, parfois pour nous mais aussi et surtout pour eux. L’enfant nous oblige aussi à aller vers une nouvelle ouverture sur le monde, à intégrer notre propre finitude, puis à nous détacher pour qu’il puisse à son tour s’envoler et transmettre la vie… n A.F. FÉMININPSYCHO 21



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