Féminin Psycho n°64 sep/oct 2011
Féminin Psycho n°64 sep/oct 2011
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°64 de sep/oct 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 220) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 60,4 Mo

  • Dans ce numéro : changer pour avancer.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MOI & LA VIE Je ne sais pas vivre toute seule ! La solitude effraie. Elle est souvent pour nous synonyme d’abandon, parfois aussi d’âge, car ce sont souvent des femmes dites « seniors » qui se retrouvent à vivre seules. Dans notre société où tout est fait pour nous occuper à tout moment et où notre utilité sociale est sans cesse jaugée, il est parfois difficile de se résoudre à cette situation. Mais encore faut-il faire la différence entre « solitude » et « isolement ». Peut-être avez-vous eu cette expérience : Vous retrouver au milieu de la foule, y compris dans une soirée où vous connaissez certaines personnes, et vous sentir seule ? Voici un moment où la solitude est soudainement pesante alors même que l’on est physiquement entourée d’autres êtres humains… Histoires de solitudes La sensation de solitude provient plus souvent de nous-mêmes que de l’extérieur. Il est ainsi des solitudes tristes et basées sur le chagrin. Etre gravement malade provoque aussi de fait la sensation d’être seule face à cette épreuve qui ne touche qu’un seul individu, quel que soit son entourage. Le décès d’un être proche provoque ce même type de difficulté, en particulier s’il s’agit de son conjoint. Personne ne peut imaginer ce l’on ressent et les moments particuliers où le manque se fait sentir. La famille aide évidemment à minimiser l’impact de ces événements malheureux ou tragiques, mais ne peut pas les faire oublier. La solitude peut aussi être choisie, c’est le cas pour de nombreuses personnes qui se retirent chez elles ou ailleurs au calme, justement parce 88 FÉMININPSYCHO qu’elles ressentent le besoin de souffler, de reprendre la maîtrise d’une vie agitée par ailleurs. Avoir des moments, voire des journées de tranquillité, faire un break… où une pause s’avère nécessaire pour notre santé mentale. Si vous vivez en famille, vous devriez faire l’expérience de 24 heures à vous concentrer sur vous seule, à faire ce que vous voulez, au moment où vous le souhaitez et à occuper toute la place du lit ! Rien de tel que de faire le point au calme pour simplement se reposer ou réfléchir à un problème spécifique. Moments de solitude chéris car rares et choisis ! Le problème survient lorsque la vie en solitaire n’est pas un choix… Vivre seule Aucune adolescente ne vous dira que son objectif est de vivre seule. La plupart des jeunes filles d’hier et d’aujourd’hui veulent une vie privée accomplie avec amour, sexe et enfants. La vie en va parfois autrement et si nous sommes nombreuses à commencer notre vie d’adulte en solitaire, il arrive aussi que cela se prolonge sans que nous ne le souhaitions vraiment. Nous ne rencontrons pas l’homme idéal avec qui nous avions pensé pouvoir vivre, ou les aventures se révèlent sans lendemain. Parfois la vie à deux s’avère décevante, pas d’enfant à l’horizon et le couple finit par se séparer ; la femme vivant seule à nouveau. Plus tard, ce peut être un veuvage qui intervient, les enfants sont installés, parfois au loin et la vie change soudainement du tout au tout. Les circonstances sont donc nombreuses et influencent la façon dont la solitude est supportée. Vivre seule peut provoquer une vraie panique chez toutes sortes de femmes au profil différent, car ce type de vie n’est pas celui que l’on recherche. Le fait est que choisi ou pas, il arrive que PHOTOS.COM
l’on doive le supporter et dans ce cas, il va bien falloir s’y faire. Oui, mais comment ? Les causes du rejet L’homme est un animal grégaire qui a tendance à s’étioler dans l’isolement. Or, la solitude mal supportée peut provoquer cette incapacité à réagir pour vivre mieux. La société peut être juste derrière la porte du logement, mais c’est parfois l’énergie qui manque. L’un des problèmes essentiels pour les femmes qui rejettent cette vie solitaire est en premier lieu qu’elles ne l’on pas choisie, mais aussi qu’elles interprètent cette vie comme un rejet des autres vis-àvis de leur propre personne ainsi qu’un échec personnel. Il y a des circonstances qui viennent aggraver cette sensation : se retrouver à vivre seule après un divorce non voulu par exemple. Au-delà de la sensation d’abandon, de chagrin, de colère, voici la femme obligée de se retrouver avec une vie imposée en solitaire. Normal dans ce cas qu’il y ait un vrai rejet ! Pour celles qui vivent seules depuis longtemps, toutes sont susceptibles d’avoir du mal à supporter une vie en solitaire. Mais il ne s’agit la plupart du temps que d’un moment de « ras-le-bol » temporaire et qui passe rapidement. En réalité la grande majorité des femmes qui se plaignent de vivre seules sont : Celles qui ont vécu à deux 1. ou en famille et se retrouvent plongées de force dans une nouvelle vie, non choisie. Dans ce cas, le fait que cette vie PHOTOS.COM PHOTOS.COM « Quand une femme est seule, elle se voit seule au monde ! » (Sacha Guitry) ne soit pas le résultat d’un choix, mais d’un événement difficile du type divorce ou deuil provoque une révolte. La femme a l’impression de perdre tout contrôle sur sa vie et d’être dépendante de la bonne volonté d’un ex-mari qui, lui, a peut-être déjà quelqu’un d’autre dans sa vie, ou victime du mauvais sort suite à un décès soudain. Difficile dans ces conditions de se faire à un changement drastique d’habitudes et de mode de vie. Parfois des difficultés matérielles viennent s’ajouter à cette situation mal vécue, obligeant à vivre dans un autre lieu, plus petit. Un élément qui ne fait que rajouter au mal-être global. Dans ce cas, on peut accuser l’injustice de la vie, vouer aux gémonies l’exconjoint, mais rien n’y fait pourtant. Celles qui n’ont pas encore 2. vécu à deux et cherchent à tout prix à vivre un véritable amour… comme les copines. Un autre cas, parfois plus douloureux que le précédent, même s’il est a priori moins violent. Il n’y a à vrai dire pas de changement évident dans ce cas où une jeune femme s’est installée de son plein gré seule pour démarrer sa vie. Sauf qu’il n’était pas prévu que cela dure ad vitam aeternam. Si la vie est belle au départ, voir ses amies s’installer peu à peu en couple, les voir s’éloigner évidemment, se retrouver dans la situation de la célibataire de service, assister aux naissances… autant de moments qui peu à peu deviennent douloureux à vivre. Il arrive alors que la vie en solitaire devienne en effet insupportable. FÉMININPSYCHO 89



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